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Ribéry agressé, le fan s’explique

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Mercredi 13 février, fin de matinée, comme chaque jour, Franck Ribéry rejoint les vestiaires après la séance d’entraînement du Bayern Munich dans son centre de Säbanerstrasse. Sauf qu’à sa place est assis un inconnu. Et c’est là que les versions divergent. Un coup, l’homme, un marginal, aurait agressé la star du Bayern. Un autre, ils auraient simplement eu un vif échange. Enfin, il aurait demandé à Ribéry de s’occuper de son chien, quelques semaines plus tôt. Pour couronner le tout, il aurait soi-disant pris la fuite en entendant les sirènes de police se rapprocher.

Des versions en partie contestées par l’incriminé. So Foot l’a en effet retrouvé et raconte son histoire dans son dernier numéro sorti aujourd’hui mercredi dans les kiosques. En fait, l’inconnu est français, s’appelle Olivier, il a une trentaine d’années et est propriétaire d’une chienne nommée Oito. Le joueur de foot, Olivier, fan de lui, l’a déjà rencontré à l’OM. Et il espérait que le natif de Boulogne-sur-Mer le reconnaîtrait et accepterait de prendre son croisé terrier, dont il n’avait plus les moyens financiers de s’occuper, lui qui réside actuellement dans un foyer de sans-abris de Bavière. D’où ses venues répétées au centre d’entraînement du Bayern, lui qui est venu quelques mois plus tôt en Allemagne pour essayer de trouver du travail.

La première fois, il est recalé à l’entrée. La deuxième fois, il a prévu son coup en accrochant une lettre explicative au collier de son chien et la chance lui sourit même : « Au moment où j’arrive devant le portail du stade, le gardien sort pour fumer une clope [...] Le portail est resté ouvert, j’ai lâché mon chien et la première chose qu’il a faite, c’est courir vers le ballon. De mon côté, je suis parti, je me suis dit qu’ils allaient s’occuper du chien. » Erreur. Schweinsteiger l’interceptera sans souci, mais considéré comme chien de combat, il est envoyé dans un chenil.

Olivier insiste donc et le 13 février, miracle : « Quand les agents de sécurité disent que je me suis fait passer pour quelqu’un de sa famille, c’est faux. Il n’y avait personne, j’ai marché, marché, marché, et je suis arrivé aux vestiaires. Là, j’ai croisé un joueur - celui qui a beaucoup de cheveux, là - je lui ai dit que j’attendais Franck et je lui ai demandé où était sa place. Il me l’a indiquée. J’ai respecté, j’ai pas touché ses affaires, ni avec les mains, ni avec les pieds, rien. Je lui ai dit : "Salam alikoum." Il a répondu : "Alikoum salam." Je lui ai demandé si je pouvais parler avec lui deux minutes, il m’a dit : "Oui. Mais qu’est ce que tu fais ici ?" Je lui ai dit que j’étais venu pour lui parler, que ça faisait trois, quatre fois que je venais à l’entraînement. Il me dit : "Bon d’accord, viens on va dehors." » Il lui parle de l’histoire de son chien. Ribéry lui dit alors de l’attendre. Les agents de sécurité débarquent et le Français rétorque que c’est Ribéry lui-même qui lui a dit de l’attendre. Sauf que...


« Les agents sont entrés dans les vestiaires pour demander à Ribéry ce qu’il en était. Là, il est sorti et il a dit texto : "Mais c’est qui ce pélo, je ne le connais pas, c’est qui ce pélo ?" Je lui ai dit : "Ah c’est comme ça, je suis un pélo, moi ?" » Selon ses dires, il repart en marchant tranquillement vers sa voiture et quitte les lieux normalement. Le lendemain, il est interpellé alors qu’il se rend à l’entraînement de son équipe de foot locale, le Phönix München. Auditionné, il sera relâché, mais a interdiction de s’approcher de Ribéry et du centre d’entraînement du Bayern, qui a, lui, décidé de ne pas porter plainte.

L’anecdote a eu en tout cas le mérite de faire retomber Ribéry du piédestal sur lequel Olivier le plaçait : « Franchement, si Ribéry m’avait dit qu’il ne pouvait rien faire pour moi, j’aurais passé mon chemin. Mais jamais je n’aurais imaginé qu’il me remballe comme un clodo. » AF
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