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« Révolution » tactique dans le Calcio?

Un temps, les équipes italiennes jouaient de façon systématique avec quatre défenseurs. Aujourd’hui, neuf entraîneurs de serie A adoptent un système avec trois défenseurs. De l’autre côté des Alpes, le mot « révolution » est lâché. Explications.

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Ils sont neuf. Neuf à adopter, actuellement en Italie et de façon récurrente, un modèle à trois défenseurs. Pioli avec Bologne ; Rossi avec la Fiorentina ; Mazzarri avec le Napoli ; Cosmi avec Lecce ; Montella avec Catane ; Guidolin avec l’Udinese ; Marino avec le Genoa ; Donadoni avec Parme ; Tesser avec le Novara. À cette liste, on pourrait rajouter, dans une moindre mesure, Conte et sa Juventus. Mis à part Mazzarri et Guidolin, partisans du système depuis plusieurs saisons, toutes les autres équipes ont changé de module tactique lors des dernières journées de championnat. La chose ferait presque figure d’hérésie dans un pays où Arrigo Sacchi a érigé la défense à quatre comme le modèle absolu. Une révolte ? Non Sire, une Révolution, a répondu le Corriere dello Sport la semaine dernière.

Un milieu de terrain supplémentaire

La chose peut faire sourire, forcément. Tu parles d’une innovation, le Barça de Pep Guardiola, ses succès à la pelle, tout ça tout ça, et son 3-4-3 quasi-systématique dans les phases offensives. Il n’empêche : on n’avait jamais vu ça en Italie. Question : pourquoi choisir d’aligner trois défenseurs, si ce n'est pour copier la meilleure équipe du monde ? Dans le passé, principalement deux hommes avaient déjà eu l’audace d’un tel choix en Transalpinie. Marcello Lippi, avec sa Juventus : « Je disposais de trois excellents défenseurs centraux, et je ne voulais pas faire de choix, c’est pour cela que j’ai disputé de très nombreux matchs avec trois défenseurs » , raconte aujourd’hui le sélectionneur champion du monde 2006. Alberto Zaccheroni imposa son 3-4-3 à l’Udinese, avant de devenir champion de la botte en utilisant le même module avec le Milan AC, en 98-99. Dans les colonnes du quotidien sportif romain, l’actuel sélectionneur du Japon a catéchisé : « La défense à trois ne sert pas à ajouter un attaquant en plus, mais un milieu de terrain en plus » . Les autres adeptes d’une défense à trois en Italie sont Walter Mazzari et Francesco Guidolin. Le premier fait jouer ses équipes ainsi après avoir été l’assistant de Renzo Ulivieri à Bologne et à Naples. Plus tard, lorsque Mazzari s’est assis seul sur un banc de touche, à Acireale, il a continué à appliquer les préceptes de son maître. Le second a expliqué le pourquoi du comment au Corriere dello Sport : « Quand je suis arrivé à l’Udinese pour la première fois, on m’a dit : « Ou tu joues comme ça, ou on ne te prends pas. Nous voulons continuer le travail de Zaccheroni » . J’ai accepté » . Aujourd’hui, l’Udinese est la deuxième meilleure défense du pays, avec 14 buts encaissés. Cosmi faisait déjà jouer ses équipes de la sorte à Pérouse, quant à Montella, il est passé de 4 à 3 défenseurs à cause de problème d’effectifs... Bref, les raisons qui poussent les entraîneurs à aligner trois défenseurs sur le terrain peuvent aussi bien être philosophiques que dictées par les aléas du football.

« Plus difficile pour l'adversaire de presser »


Evidemment, le module évolue lors des différentes phases de jeu. Mazzarri, par exemple, fait descendre un milieu de terrain lorsqu’il affronte une équipe qui présente deux attaquants et une pointe centrale. En revanche, dans les phases offensives, le Mister maintient sa défense à trois. Renzo Ulivieri, ancien entraîneur (entre tant d’autres équipes) du Bologna et aujourd’hui président de l’association des entraîneurs italiens a théorisé la chose. En précisant d’abord qu’il convenait plutôt de parler de défense « avec deux ou trois défenseurs centraux » . Pour le tacticien, aligner trois défenseurs centraux sur le terrain présente notamment un avantage lors des phases défensives : « Lorsqu’un défenseur central a la balle, si c’est une défense à deux centraux, il a un appui horizontal, et un vertical, vers le milieu de terrain. Dans une défense avec trois centraux, le défenseur qui a la balle a deux appuis horizontaux, et le milieu de terrain. Beaucoup ajoutent aussi le gardien de but, il devient plus difficile pour l’adversaire de presser » . Et lors des phases offensives, aligner trois défenseurs permet de densifier le milieu de terrain. Marcello Lippi : « Il ne faut pas être trop rigide sur le schéma. Contre la Roma, en coupe, la Juventus a joué avec trois défenseurs, mais dimanche, elle en alignera sans doute quatre. Les bons entraîneurs sont flexibles, s’adaptent aux équipes qu’ils affrontent, et aux situations de jeu sur le terrain » . En début de saison, Gasperini avait été licencié de l’Inter Milan après une défaite de trop. Motif : Moratti ne goûtait que moyennement aux exubérances tactiques d’un coach partisan du 3-4-3. Le Gasp’ doit bien rigoler.

Lucas Duvernet-Coppola, à Rome
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