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Revoilà l’Arabie saoudite !

La meilleure nation asiatique des années 90, présente lors de quatre Mondiaux consécutifs, avait fini par disparaître de la scène internationale par faute de stabilité, manque d’ouverture au monde et problèmes de discipline. Elle renaît pourtant à l’occasion de cette campagne de qualification pour la Coupe du monde 2018, sous la houlette de son intransigeant sélectionneur Bert van Marwijk.

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L’Arabie saoudite, ça ne parle pas forcément trop aux fans de foot de moins de trente ans. Qu’ils sachent que leurs aînés ont tous au moins un ou deux souvenirs en lien avec la sélection des Faucons verts. Le premier est le plus spectaculaire. À Washington, le 29 juin 1994, le dénommé Saeed Al-Owairan marque contre la Belgique le plus beau but du tournoi et parmi les plus incroyables toutes coupes du monde confondues. Une chevauchée folle du milieu de terrain, débutée dans son camp, qui le voit traverser plus d’un demi-terrain, effacer cinq joueurs adverses avec ce mélange de facilité et de réussite, avant de tromper l’un des meilleurs gardiens au monde à l’époque, Michel Preud’homme. Du Maradona exécuté par un inconnu. Le temps de ce Mondial américain et de ce but complètement fou, l’équipe nationale saoudienne devient tendance, limite sexy, en tout cas sacrément exotique et fascinante. Tant pis si son parcours s’achève finalement en 8es de finale, avec une élimination honorable face à la Suède de Dahlin, Brolin et Kennet Andersson, cette sélection qui dispute là sa première grande compétition internationale s’ouvre au monde de manière éclatante. Quatre ans plus tard, en France, l’Arabie saoudite fait encore parler d’elle face au pays d’hôte. Elle s’incline certes lourdement 0-4 lors de la phase de poules, mais personne dans les rangs des supporters des Bleus n’a oublié que c’est face à ces Faucons du Golfe que le dark side de Zidane s’est pour la première fois exprimé, avec un essuyage de crampons bien sale sanctionné d’un carton rouge logique.

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Quarante-trois changements de sélectionneur en trente ans


Entre 1994 et 2006, l’Arabie saoudite est un acteur incontournable du football mondial, une nation qui honore toujours de sa présence dans les grands rendez-vous, avec quatre Coupes du monde disputées consécutivement. À part aux États-Unis où elle parvient à sortir de la phase de poules, elle n’y fait ensuite que de la figuration, mais c’est un figurant plutôt sympathique et valeureux à qui on a affaire, avec quelques joueurs assez mythiques dont on aimait reprendre des nouvelles une fois tous les quatre ans, comme le gardien Mohamed Al-Deayea et l’attaquant Sami Al-Jaber, qui finiront leur longue carrière internationale avec respectivement 178 et 156 sélections. Puis au fil du temps, la magie ne prend plus. La Coupe du monde 2006 est le chant du cygne de cette génération Al-Deayea/Al-Jaber qui s’était révélée douze ans plus tôt. Même sur la scène asiatique, l’Arabie saoudite ne règne plus en maître. Les cinq finales consécutives de Coupe d’Asie jusqu’en 2000 – pour trois titres continentaux – font place à des sorties dès les phases de poules en 2004, 2011 et 2015 (2007 faisant illusion avec une finale perdue). La glorieuse décennie 90’s laisse place à une décennie 2000’s de disette, de crise et d’instabilité. Une constante chez les Saoudiens, cette instabilité : sur les trente dernières années, il y a eu quarante-trois changements de sélectionneur ! Le seul Nasser Al Johar a été nommé cinq fois à cinq époques différentes, pour se faire virer cinq fois entre 2000 et 2011. Aucun entraîneur ne parvient à composer avec l’impatience de la fédé saoudienne ni avec le particularisme de cette équipe nationale composée à 100 % de joueurs évoluant en vase clos dans le faible championnat national, où les salaires sont trop bons pour inciter les meilleurs éléments à risquer l’aventure à l’étranger.

Le sélectionneur des Pays-Bas finalistes du Mondial 2010 aux manettes


Le fond est touché en décembre 2012, sous l’ère Frank Rijkaard. Celui-ci prônait à l’époque la patience et la construction sur le long terme, expliquant dans une interview au site de la FIFA : « La formation des joueurs dès l'âge de douze ans avance bien. (...) Évidemment, il ne faut pas s'attendre à obtenir des résultats du jour au lendemain. Ces joueurs ont seulement dix ou douze ans. Cela veut donc dire qu'il faudra encore une dizaine d'années avant d'avoir des résultats concrets. » Malgré sa bonne volonté, Rijkaard finit par se faire lui aussi virer. Finalement, en août 2015, alors que l’un des postes les plus instables de la planète foot est encore vacant, c’est le Néerlandais Bert van Marwijk qui en hérite. La rumeur annonçait à l’époque l’arrivée de Bielsa, c’est finalement l’ancien sélectionneur des Pays-Bas génération finale du Mondial 2010 qui prend le poste. Le point commun entre les deux ? Beaucoup d’exigence en matière de discipline.


Pas un hasard : la fédé du Royaume a fini par comprendre qu’il s’agit là de l’un des problèmes de la sélection, en plus de la motivation. « Représenter leur pays n’est plus une priorité pour les joueurs saoudiens » , déplorait l’ancien international Khalid Al-Shenaif. Van Marwijk, qui a réussi en 2010 à transformer la joueuse équipe oranje en une machine de guerre pragmatique, prend les choses en main. Il écarte du groupe deux cadres, Al-Dawsari et Bakshween, à cause de leurs retards réguliers. Il met aussi en garde la star Naif Hazizi, qui avait quitté un camp d’entraînement sans prévenir. Pour un gars qui a réussi à dompter les ego de Robben, Van Persie, Sneijder ou Van Bommel, c’est une formalité… Les changements de mentalité commencent à porter leurs fruits : l’Arabie saoudite est revenue tout proche du top 50 au classement FIFA et enchaîne les bons résultats lors des qualifications pour le Mondial 2018 en Russie. Une victoire ce jeudi soir lors du choc face à l’Australie pourrait permettre aux Faucons verts de prendre une belle option dans un groupe relevé où figurent également le Japon, les Émirats arabes unis, l’Irak et la Thaïlande. Deux tickets pour la Coupe du monde sont en jeu. L’Arabie saoudite est de retour pour tenter de décrocher l’un d’eux, comme au bon vieux temps.

Par Régis Delanoë
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