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Répétition générale pour les Bleus

Ce soir (21h), l’équipe de France s’offre un dernier test face à l’Estonie avant de débuter l’Euro lundi prochain, face à l’Angleterre. Et ne surtout pas parler de galop d’essai, car l’heure est désormais à la réussite. Dès ce soir, tant qu’à faire.

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Le saviez-vous : le foot diffère pas mal de l’opéra. Pas simplement parce que les beuglards des tribunes remplacent l’ambiance feutrée des fauteuils d’orchestre. Non, au-delà de ça, à l’opéra, une répétition générale est une sorte de fil de la représentation à venir que l’on déroule dans les conditions exactes du spectacle, à une réserve près : on ne pousse pas les organes à fond. Ce mardi, au Mans, l’équipe de France a, elle aussi, une sorte de répétition générale, une dernière sortie face à l’Estonie, avant le début de l’Euro. Et là, en revanche, il faudra pousser les organismes au maximum. Car l’Histoire le prouve : des matches de préparation mi-figue mi-raisin juste avant une phase finale annoncent rarement un tournoi pétaradant. L’équipe de France l’a expérimenté en 2010, en se prenant les pieds dans le tapis face à la Chine.

Même le Brésil en 2006, champion du monde en titre, avait payé en Allemagne son choix de jouer des rencontres amicales à sa main face à des tocards. « Comme on n’avait pas poussé avant le Mondial, on n’a pas réussi à hausser le rythme ensuite » , nous confiait d’ailleurs Juninho juste après le fiasco de la Seleção. Pour les Bleus, aujourd’hui, cette dimension est essentielle pour confirmer l’idée d’une montée en puissance qui commence à faire son chemin. Entre sa fin de match enlevée face à l’Islande (3-2 après avoir été menée 0-2) et la première période franchement maîtrisée face à la Serbie (2-0), l’équipe de France progresse de sortie en sortie, dans l’élan déniché quelque part du côté de Brême, un soir de février dernier. Il lui faut donc désormais sortir un match plein. À la fois sur la distance (deux mi-temps abouties) et dans toutes les zones du terrain.

Enfin un milieu digne de ce nom

Pour l’heure, on a comme l’impression que les Bleus choisissent autant leurs moments que leurs zones, mais qu’ils peinent à tout compiler en même temps. Sans doute la raison pour laquelle les choses ne semblent pas tout à fait figées et on ne sait pas vraiment si c’est une bonne nouvelle, si près de l’échéance. On ne devrait pas se poser la question en fait : non, une équipe qui n’est pas verrouillée à un match de l’Euro n'augure rien de très bon. Mais dans le cas présent, l’espoir de voir un Clichy chourer la place d’Évra et peut-être un Ben Arfa se faufiler dans le onze à la place de Nasri n’est pas pour déplaire à ceux qui sont las des performances toujours aussi décevantes des deux titulaires présumés. Au vrai, ce soir, plus qu’un score (qui peut toujours être trompeur), c’est un style que les Bleus doivent mettre en avant. Durant ces dernières sorties, il y a eu une esquisse de maîtrise collective, de possession de balle utile qui ont commencé à naître. Oh, bien entendu, ce n’est pas l’Espagne, mais soyons sérieux, aujourd’hui, qui l’est ?


Il n’empêche, dans la perspective d’un groupe avec l’Angleterre, la Suède et l’Ukraine, soit autant d’équipes plutôt enclines à laisser la gonfle à l’adversaire, la France doit se prouver à elle-même qu’elle sait en faire bon usage. En ce sens, le milieu à trois, avec Malouda et Cabaye au relais, a donné quelques garanties intéressantes, malgré l’absence de Yann M’Vila (même si Alou Diarra a agréablement surpris, pourquoi ne pas le dire, face aux Serbes avec un vrai impact et une certaine sécurité dans ses transmissions). Un dispositif qui doit trouver son prolongement avec une animation offensive digne de ce nom car, pour l’heure, si Ribéry évolue enfin selon ses standards bavarois, on ne peut pas dire que Benzema et Nasri soient époustouflants. Si le premier reste incontestable, le second aurait quand même vraiment intérêt à se sortir les doigts et enfin jouer une bonne partition. Ce n’est pas parce que ce n’est pas de l’opéra que l’on n’est pas en droit d’espérer, enfin, un beau spectacle. Après tout le show, le vrai, est là, si près...

Dave Appadoo
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