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  2. // 10ème journée

Rennes sur sa lancée

Une journée normale avec un seul choc au menu (Lille-OM). Pendant ce temps, Rennes reçoit Montpellier et veut garder son maillot jaune et confirmer son état de forme du moment.

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Rennes/Montpellier


Seule équipe encore invaincue, Rennes peut encore espérer le rester une semaine de plus. La réception de Montpellier n'a rien d'insurmontable. Même privés de leur seul attaquant axial (Montano), les Bretons compteront sur la mobylette Kembo-Ekoko pour percer le mur adverse. Surtout que Rennes contrôle parfaitement ses rencontres. Et pour cause, les hommes de Frédéric Antonetti n'ont jamais été menés au score cette saison. Psychologiquement, les Héraultais auront à cœur de tester cette solidité rennaise en ouvrant la marque. A ce propos, Olivier Giroud s'est enfin réveillé (3 buts sur les 3 derniers matches) et veut continuer son apprentissage. Néanmoins, il en faudra plus pour trouer la meilleure défense du pays (4 buts encaissés). Quant à Antonetti, il nous la joue écureuil en conférence de presse : « Les noisettes, c'est les points. Là, on en a un peu de côté, donc il faut continuer car il y aura des jours un peu moins bons » .

Paris-SG/Auxerre


Paris, c'est solide. Voilà la tendance depuis plus d'un mois du côté de la capitale. Invaincus depuis la fin août, les Parisiens se sont refait une santé en même temps que leur défense prenait de la consistance. Mieux, les seconds couteaux se sont aiguisés en l'absence des cadres. Giuly, Chantôme et Edel ont pris de l'épaisseur au point de placer Antoine Kombouaré devant une vraie concurrence. Paname, c'est un couteau suisse sportif : capable de s'adapter à tout. La réception d'Auxerre doit permettre aux Franciliens de se rassurer à domicile (2 matches gagnés sur 5). D'autant que les Bourguignons ont livré une grosse prestation à Amsterdam sans récolter le moindre point. Fatigue + défaite = danger.

Saint-Étienne/Caen


Une vrai match de Coupe entre deux équipes peu habituées à fermer le jeu. Sauf que Saint-Étienne reste sur une défaite rageante à Nice (1-2) et veut très vite se remettre dans la course. Les Verts sont à l'aise à la maison (3 victoires et un nul) et sont toujours portés par le génie de Dimitri Payet, injouable depuis l'ouverture de la chasse : 8 cartouches dans la cible. Mais attention aux Caennais très solides en déplacement (7 points) et capables de perforer l'arrière garde stéphanoise par le simple talent d'El-Arabi. Franck Dumas peut sourire, pour la première fois il peut quasiment jouir d'un groupe complet. Surtout que Sainté doit composer avec son statut de favori, un rôle que Christophe Galtier peine à assumer.

Bordeaux/Brest


Steve Elana n'a plus été défloré depuis la troisième journée (611 minutes, série en cours). Un exploit qui place le gardien breton dans un fauteuil. Elana aura pourtant du boulot à Chaban-Delmas. Même privés de Diarra (suspendu jusqu'au 10 novembre), les Bordelais doivent impérativement s'imposer à la maison contre un promu s'ils veulent poursuivre leur remontée au classement. Chaban pourrait être le témoin du retour à la compétition de Marc Planus. Un miracle. De son côté, Brest emploiera la tactique habituelle : bien défendre et flinguer son adversaire en contre. Une spécialité maison. Le genre de combinaison qui ne réussit pas aux Girondins. Et puis Bordeaux a une revanche à prendre. Lors de leur dernière visite, en 1991, Brest s'était amusé : 4-1.

Lens/Nice


Lens va mieux, mais galère toujours à une dix-neuvième place ô combien stressante. Contre Nice à la maison, la victoire est impérative et ce, peu importe la manière. Jean-Guy veut les trois points. Condition impérative à une remontée au classement. Seulement Lens galère à Bollaert où il ne s'est encore jamais imposé. C'est triste. De son côté, Nice reste sur une belle victoire contre un Saint-Étienne euphorique et espère mettre fin à vingt-deux ans de disette dans le Nord. Il faut savoir que les Aiglons aiment être en danger. Les hommes d'Eric Roy se sont déjà imposés deux fois en concédant l'ouverture du score. Personne n'a fait mieux.

Nancy/Lorient


Un match de quartier entre deux teams habituées à jouer sur synthétique. Pour une fois, les visiteurs de Picot ne déblatèreront pas sur la pelouse. C'est plutôt Nancy qui stresse d'ailleurs. Toujours à la recherche de leur premier point à domicile, les hommes de Pablo Correa n'ont plus le droit de se manquer. Histoire de motiver ses troupes, le coach de l'ASNL a introduit la mise au vert pour la première fois de la saison avant une rencontre à domicile. Pas de panique, Lorient a du mal hors de la Bretagne (2 points glanés en déplacement). L'an dernier, Hadji s'était fait plaisir en crucifiant les Lorientais à Picot en claquant le seul but du match.

Monaco/Valenciennes


En début de saison, on se paluchait sur l'ASM. On sentait la grosse écurie, la touche Guy Lacombe et l'explosion des jeunes. Pour le moment, on attend toujours. Expert ès match nul (six dont quatre 0-0), Monaco ne fait pas rêver. Au contraire. L'avantage pour les Monégasques, c'est que Valenciennes est loin d'être une terreur en déplacement (aucune victoire). Une aubaine pour Monaco ? Pas forcément. D'une, l'ASM ne claque pas un pion à la casa (deux en 4 matches). De deux, l'infirmerie princière est éloquente : Niculae, Malonga, Costa, Mangani, Traoré et Haruna. Ça sent le sapin finalement.

Sochaux/Toulouse


Les Lionceaux reviennent à la maison. Leur terrain de jeu privilégié. Parce que Sochaux à Bonal, c'est des buts (12), des victoires (4) et un jeu direct et léché. Tout l'inverse de Toulouse depuis un mois en somme. Après un gros début de championnat, les Toulousains restent sur six matches sans victoire. Moralement, c'est une période délicate. Le TFC a clairement perdu la formule gagnante de l'été. Pas idéal pour préparer un déplacement chez les djeuns doubistes habitués à se défier au futsal. Alain Casanova peut néanmoins trouver des raisons d'y croire, surtout avec les retours de Didot, Santander, Cetto et Congré. Quatre titulaires mine de rien.

Arles-Avignon/Lyon


Il serait dommage pour Claude Puel de trébucher sur le tapis provençal. Convaincants contre Lille et Benfica, les Rhodaniens abordent leur match le plus facile depuis dix jours. Surtout que l'ACA n'a plus le stress du zéro pointé avec le premier point récolté à Brest la semaine dernière. Quoi qu'il en soit, Lyon doit impérativement retrouver une défense en déplacement (11 buts pris sur les cinq derniers matches away). Mais Claude Puel semble avoir trouvé la bonne formule avec le retour de Lisandro et l'explosion de Bastos. Histoire de coller avec la semaine bleue (semaine nationale des retraités et des personnes âgées), Angelos Basinas à mis fin à sa collaboration avec Arles-Avignon. RIP.

Lille/Marseille


Un match entre Européens. Un vrai choc qui fait saliver. Hazard contre Lucho. Landreau contre Mandanda. Rami contre Diawara. Battus logiquement à Lyon dimanche dernier, les Dogues doivent réagir. Surtout, ils veulent démontrer qu'ils sont capables de rivaliser avec les champions en titre. Ils devront toutefois faire sans Frau (adducteurs), qui rejoint l'homme de verre De Melo à l'infirmerie. Marseille, justement, revient en forme au meilleur moment. Invaincus depuis l'été et enfin libérés en C1, les Olympiens commencent à se trouver. L'OM, c'est l'assurance de voir des buts. Marseille est la seule équipe à avoir marqué lors de tous ses matches depuis le début de saison. Caucase quand on regarde la maladresse chronique de Brandao et la méforme de Gignac. Comme quoi en football...

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Caucase quand on regarde la maladresse chronique de Brandao et la méforme de Gignac. Comme quoi en football...
euuh.., Caucase... C'est fait exprès j'espère ?
Si c'est le cas, j'ai pas compris!
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