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  2. // 32e de finale
  3. // Rennes/Valenciennes (1-1; 8 tab 7)

Rennes s'en sort sur le fil

Au bout du bout. Après 120 minutes, 9 tireurs, une kyrielle d’occasions manquées par Rennes et une organisation défensive impressionnante de Valenciennes, c’est finalement l’équipe qui en voulait le plus qui accède aux seizièmes de finale. Non sans être passé par une séance de tirs au but à rebondissements.

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Pas aidé par une tactique des plus frileuses, Valenciennes a proposé un bien maigre spectacle. Offensivement inexistant, mais défensivement bien en place pendant 120 minutes, VA atteignait donc son objectif qui consistait à ne pas se découvrir avant l’ultime séance des tirs au but. Le problème, c’est qu’une fois arrivé à ce stade, tout était encore à faire. Et à ce petit jeu-là, c’est les Rennais qui se sont montrés les plus adroits. La tactique mise en place par Ariel Jacobs n’aura donc pas trouvé le succès souhaité. La faute à Ducourtioux en ouverture de séance et à la transversale trouvée par Da Silva ensuite. Entre les deux, Nelson Oliveira terminait sa soirée comme il l’avait entamé, par un énième raté donc.

Torpeur et tremblements

Imprécisions et maladresses, le début de match ne trompe pas. Ce Rennes-Valenciennes est avant tout une opposition entre deux équipes complètement malades. Privé de ses deux récents transfuges que sont Carl Medjani (prêté par l’ASM en provenance de l’Olympiakos) et Majeed Waris (prêté par le Spartak Moscou), vidé de toute envie de bien faire, mais surtout cerné par des Rennais bien plus volontaires, Valenciennes était clairement l’équipe la plus frileuse. Pétris de bonnes intentions, les Bretons avaient, eux, la ferme intention de ne pas se laisser endormir par le faux rythme mis en place par des Nordistes qui, à l’image de leur coach, Ariel Jacobs, au micro d’Eurosport avant le match, ne cachait pas s’être déplacé en Bretagne avec la seule volonté de défendre et de pourquoi pas s’en tirer aux tirs au but. Un état d’esprit qui, fatalement, n’allait pas pousser ses joueurs à emballer la rencontre. Étonnement, c’est pourtant ces mêmes Nordistes repliés, mais méthodiques, qui vont les premiers créer un vrai danger devant le but défendu par Benoît Costil via une frappe de Da Silva (15e). Ça n’était malheureusement pas suffisant pour faire naître une quelconque envie de spectacle chez VA. Cette équipe-là s’est déplacée pour faire le job, pas autre chose. Du coup, le Stade rennais pouvait tranquillement poursuivre son exercice de possession. Alternant le bon et le moins bon à l’image des bonnes accélérations de Pitroipa et d’Alessandrini, mais aussi des innombrables centres et contrôles manqués par ces mêmes éléments, les hommes de Philippe Montanier finissaient tout de même par se créer de franches occasions. Par Nelson Oliveira d’abord (29e), par Foued Kadir ensuite tout proche d’ouvrir le score (34e et 45e) sur l’une des rares hésitations de la défense valenciennoise.

Oliveira gaspille, Da Silva maladroit


Conscient que pour contrecarrer les intentions du tacticien belge, les Rennais se doivent d’accélérer, le retour des vestiaires est marqué par un sensible accroissement du tempo. Plus précis, mais toujours incapables de mettre à mal la tactique défensive de Valenciennois toujours aussi appliqués, les Bretons s’en remettent à une erreur coupable de Da Silva. Sur un coup franc botté par Alessandrini, le Compiégnois lève le coude avant l’heure et dévie la trajectoire du ballon de la main. La conséquence est directe, et Benoît Bastien s’en va montrer le point de pénalty. Sans trembler, Julien Ferret s’occupe de la transformation, Rennes est enfin aux commandes (61e). Logiquement, il aurait alors fallu assister à un changement complet de physionomie. Sans doute trop engourdi dans ce faux rythme installé depuis plus d’une heure, Valenciennes n’y arrive pas, mais profite de l’une de ses premières incursions dans le camp breton pour faire trembler les filets de Costil. Le bel effort de Mater profitant à Mathieu Dossevi (74e). Et si Kana Biyik fera encore trembler la transversale de Novaes (79e), c’est bien la rigueur de VA et l’intransigeance d’un Gary Kagelmacher au-dessus du lot qui auront gagné le droit de disputer trente minutes supplémentaires. Trente minutes au cours desquelles Valenciennes montrera enfin autre chose. Plus entreprenant sans pour autant déroger aux principes défensifs mis en place par Jacobs depuis l’entame du match, les Nordistes font maintenant jeu égal avec les Rennais. Et si Novaes aura encore l’occasion de se chauffer les gants dans la perspective des tirs au but tant attendus, c’est bien VA qui est en train de réussir son coup. D’ailleurs, plus les minutes passent, plus on se dit que les hommes d’Ariel Jacobs sont susceptibles de poignarder les Bretons. Il n’en sera rien, et même si au moment d’aborder la séance des tirs au but, Rennes a tout de la victime consentante, dominant sans être intransigeant, c’est bien les Bretons qui continuent l'aventure.

Par Martin Grimberghs
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