1. // Coupe de France – Demi-Finale – Quevilly/Rennes

Rennes pour un remake

Avant le générique d’une saison contrastée, le Stade Rennais a l’occasion de s’offrir une belle scène de fin au Stade de France. En cas de qualification ce soir, il y retrouverait le 28 avril l’Olympique Lyonnais, qu’il avait battu en finale à Colombes lors de cette même Coupe de France, édition 70-71, pour son dernier moment de gloire.

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Plus de quatre décennies sans garnir l’armoire à trophées, c’est long, très long, bien trop long pour un club qui «  a besoin d’un peu de lumière » , aux dires d’Antonetti. L’entraîneur corse le sait, lui qui est arrivé à Rennes en 2009, au lendemain d’une traumatisante défaite en finale au Stade de France face au voisin guingampais, pensionnaire de Ligue 2 : il y a grosse urgence à offrir un peu de joie à la capitale bretonne. Il y va presque de la santé mentale de supporters en overdose de places d’honneur et de matchs de gala pour du beurre.

Club parmi les plus réguliers et performants de ces dix dernières années en France, loué à raison pour la qualité de sa formation et sa gestion financière saine, le Stade Rennais est un gentil garçon pétri de qualités, un premier de la classe au bulletin sans fausses notes et au carnet de liaison vierge du moindre avertissement. Cela en fait-il pour autant un incontournable de la classe ? Non, trop sage justement, en manque de coups d’éclat, le bon élève breton affiche un déficit flagrant de notoriété. Souvent raillé par ses congénères, il peut s’offrir en cette fin de saison l’occasion de se hisser encore en finale de Coupe pour, ce coup-ci, essayer de la gagner.

Si, si, l’attaque est belle

Demi-finaliste de l’épreuve pour la quatrième fois en moins de dix ans (après 2003, 2006 et 2009), Rennes dispute jusqu’à présent une saison 2011-2012 très contrastée. Discrète, l’équipe n’a pourtant quasiment jamais quitté les places européennes en championnat. Moribonde à domicile, elle s’épanouit loin de ses terres, avec déjà huit victoires en L1. C’est aussi en déplacement, à Valenciennes, qu’elle a obtenu sa qualification pour ces demi-finales de Coupe (3-1). Autre paradoxe : les Bretons, au jeu traditionnellement réputé physique et défensif, affichent finalement cette saison bien plus de lacunes et bien moins de certitudes au niveau de ses bases arrières, avec notamment l’indisponibilité de Kader Mangane.

A l’inverse, Frédéric Antonetti dispose d’une impressionnante armada pour composer ses lignes offensives, tant quantitativement, avec des postes plus que doublés, que qualitativement, avec des régaleurs de chique du calibre de Pitroipa, Féret ou Brahimi, ou encore un buteur international nommé Mevlut Erding. Débarqué cet hiver en provenance du PSG, le Turc est la tête de gondole de l’attaque rennaise, qui peut aussi compter sur l’apport en phase offensive de latéraux en forme, Kévin Théophile-Catherine à gauche et Romain Danzé à droite, tous deux performants samedi lors de la victoire rennaise à Annecy face à ETG (3-1).

Les Pinault mettent la pression

Romain Danzé, dit « La Danze » , Breton formé au Stade, est avec Jirès Kembo l’un des deux seuls rescapés de la finale de 2009 et certainement le plus motivé de l’effectif à l’idée de ramener un trophée en Ille-et-Vilaine. « On parle assez souvent aux autres joueurs de ce qu’on a vécu (en 2009, NDR), et cela leur fait envie » , a-t-il déclaré dans les colonnes du quotidien Ouest-France, avant d’affirmer que pour lui, « cette année, c’est à nous, et pas demain ou après-demain » . Pour ne pas rater la dernière marche avant le Stade de France, il va falloir garder bien en mémoire le précédent match de Coupe entre Quevilly et Rennes, disputé en février 2010, avec une victoire 1-0 des Normands en huitième de finale de la compétition.

De son côté, Frédéric Antonetti dit vouloir « assumer le rôle de favori  » de son équipe, satisfait de la « concurrence saine » qui règne au sein de l’effectif. Un effectif qui a reçu lundi à l’entraînement la visite inhabituelle des Pinault, père et fils, grands argentiers du club. Manière de bien mettre la pression avant le match de ce soir, le plus important depuis trois ans. Incapable de s’offrir un podium en championnat, le Stade Rennais a fait clairement de la Coupe de France son objectif de la saison. En cas de qualification en Normandie, le club breton retrouverait Lyon, qu’il avait battu à Colombes en 1971 pour le dernier trophée en date. Face à une formation de Quevilly évoluant deux divisions en dessous et en petite forme (défaite 0-3 vendredi à Nîmes), ça devrait logiquement pouvoir passer. Mais gare aux certitudes dans le football, surtout quand on parle de Rennes. L’adage de l’ancien du club Abdeslam Ouaddou est plus que jamais à méditer : « Il ne faut pas brûler la peau de l’ours avant de l’avoir vendue » .


Par Régis Delanoë, à Rennes
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la défaite de quevilly face à Nîmes ne présage en rien du résultat de ce soir. S'ils ont perdu c'est sans doute parce qu'ils avaient la tête à leur demi-finale...

J'espère que Rennes passera parce que Quevilly en ligue europa, bonjour la purge...
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