1. // Coupe de France – ¼ – VAFC/Rennes (1-3)

Rennes peut rêver de finale

Profitant d’une supériorité numérique pendant plus d’une période et de deux erreurs valenciennoises, le Stade Rennais se qualifie pour les demi-finales de la Coupe de France en terre nordiste. Trois ans après leur précédente venue, les Bretons ne sont désormais plus qu’à une marche de retrouver le Stade de France.

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Valenciennes - Rennes : 1-3

Buts : Samassa (31eme) pour Valenciennes - Pitroipa (12eme), Boye (52eme) et Hadji (87eme) pour Rennes

Décevantes toutes les deux dimanche chez le voisin lillois et face à Toulouse, les équipes avaient à cœur de se racheter et de se rassurer dès les premières minutes, avant de se retrouver dans trois jours, dans ce même stade du Hainaut, pour le compte de la L1. C’est Rennes qui entame la rencontre avec le plus de mordant, Féret s’offrant un premier face à face avec Penneteau (2e). Dominée dans l’envie et le rythme il y a quatre jours par les Toulousains, la formation d’Antonetti fait cette fois preuve d’un bel état d’esprit. Dynamisme, justesse, mordant, tout y est côté visiteurs, face à des Valenciennois empruntés.

L’erreur de Ducourtioux…

Les Bretons sont logiquement récompensés de ce bon début, grâce au coup de pouce de David Ducourtioux. Le capitaine de Valenciennes, positionné latéral gauche ce soir, hérite d’un ballon aérien, qu’il a la mauvaise inspiration de vouloir transmettre en retrait à son gardien de la tête. C’est sans compter sur l’opportunisme de Jonathan Pitroipa, le Burkinabé de Rennes, qui est idéalement placé et démarqué pour devancer la sortie du portier et ouvrir le score d’un coup de crâne tranquille (0-1, 12e).
Dans la continuité, toute cette première demi-heure reste à l’avantage des Rennais, qui posent leur jeu sans pour autant se créer d’autres occasions franches.

Les locaux profitent de ce manque d’efficacité pour égaliser sur leur première incursion dans le camp adverse : Samassa prend le meilleur sur Apam et reprend d’un joli coup de tête un centre de Danic venu de la droite (1-1, 31e). Valenciennes insiste côté droit, Kadir est bousculé à l’entrée de la surface et réclame un pénalty, qu’il n’obtient pas (35e). Ce même Kadir prend un rouge direct cinq minutes plus tard, suite à un violent tacle crampons en avant sur M’Vila. On craint à un moment le pire pour l’international français, qui finit finalement par reprendre sa place sur le terrain, sous la bronca du public. La fin de première période est les siens, qui s’offrent deux opportunités de reprendre l’avantage, mais ni Théophile-Catherine (39e), ni Hadji (45e) n’y parviennent.

…et celle de Penneteau

A la reprise, Rennes, en supériorité numérique (et avec M’Vila toujours présent), démarre comme il avait entamé la rencontre : avec envie. Dès la 49e, Hadji se retrouve une nouvelle fois en bonne position, mais son centre en retrait ne trouve personne. Quatre minutes plus tard, Danzé côté droit centre magnifiquement pour Féret, seul au marquage, qui oblige Penneteau à une claquette. Le corner qui suit est bien négocié, Pitroipa trouvant d’un centre au niveau du point de pénalty John Boye, qui coupe la trajectoire de la balle pour redonner l’avantage aux siens (1-2, 54e).
Le défenseur ghanéen a en revanche plus de mal à tenir son poste, faisant preuve d’une fébrilité habituelle à l’arrière… Les Nordistes tentent d’en profiter, mais Costil est vigilant (sauvetage sur sa ligne sur un corner repris par l’entrant Aboubakar à la 69e ; puissante frappe de Gomis bien claquée au-dessus de la barre à la 75e).

Pas forcément sereine bien que menant au score à 11 contre 10, l’équipe visiteuse décide de jouer la montre dans le dernier quart d’heure. En face, le VAFC ne parvient pas à revenir au score et encaisse même un troisième but par Hadji, qui profite d’une sortie manquée de Penneteau dans les pieds de Kembo (1-3, 87e).
Après Nancy, Nice et ETG, le Stade Rennais élimine donc sa quatrième formation de L1 en autant de tour de Coupe pour se hisser jusqu’en demi-finale. Il ne leur reste plus qu’un match avant de retrouver le Stade de France, trois ans après la finale perdue face au voisin guingampais.

Par Régis Delanoë
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