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  2. // 30e journée
  3. // Rennes/Lyon (1-1)

Rennes comme d'habitude

Dominateur pendant près d'une heure, Rennes n'a pas réussi a s'imposer sur sa pelouse (1-1) contre un OL moyen-plus. Décidément, les hommes de Frédéric Antonetti ont du mal avec ce deuxième but. Celui du KO.

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Rennes/Lyon : 1-1

Buts : Erding pour Rennes, Lisandro pour Lyon

Postulat de départ : Rennes n'aime décidément pas les fins de saison. Avant de connaître un trou d'air depuis le début du mois de mars (un point en trois matches), les Bretons se voyaient boucler l'exercice dans le top 5. Ca, c'était avant. Lyon, c'est l'inverse. Les Gones s'imaginaient trainer leur spleen sur tous les prés du Royaume après la gifle de Nicosie; actuellement, les ouailles de Rémi Garde pointent à la cinquième place, à sept points du podium au coup d'envoi. Comme quoi, les ambitions sont variables. Pourtant, ce sont les Rennais qui ont assuré le spectacle. Mais dominer n'est pas gagner. La preuve, avec ce partage des points (1-1) qui valide la sale série rennaise. Pour mettre fin à leur spirale, les Bretons avaient joué la carte de l'offensive : le trio Féret-Kembo-Pitroipa en soutien du buffle Erding. Garde s'en tamponne et continue sur sa lancée avec les titularisations d'Umtiti de Dabo et Fofana (Gourcuff et Cris sont blessés, Koné et Lacazette suspendus, Grenier, Cissokho et Briand sur le banc). Devant, c'est Gomis et Lisandro qui sont chargés de valider une quatrième victoire consécutive en championnat.

Il ne faut pas cinq minutes à Rennes pour déflorer Hugo Lloris. Sur un bel enchaînement Pitroipa-Féret, l'ancien Nancéien trouve le Turc sur le côté droit de la défense. Sur une feinte de frappe, l'avant-centre endort Dabo et bat le gardien des Bleus. Boum. Ca part fort. Sur le coup d'envoi, Pitroipa taille en contre-attaque et touche le poteau rhodanien. Lyon est sonné. Chahuté. Vexé. Dès lors, Michel Bastos prend les choses en main sur son côté droit et fait de Théophile-Catherine sa chose en moins de cinq minutes. Le latéral a mal aux reins. Après un gros début de match, notamment dans l'intensité, les Rennais rentrent dans le rang. Le jeu est plus posé. Moins direct. Toutefois, les locaux jouent haut et ça gêne constamment la relance lyonnaise. D'autant que la doublette Gonalons-Fofana est à l'ouest. Rennes livre une grosse première période, mais les protégés de Salma Hayek ont toujours autant de mal quand il s'agit de claquer le deuxième but. Celui du K-O. C'est con, car il y a de la place. L'OL est en (toute) petite forme. Lyon frôle même la correctionnelle avant la pause. Bien lancé par Tettey, Kembo se présente seul face à Lloris mais manque le cadre.

Un penalty oublié pour Lyon

Remi Garde l'a bien compris, son équipe ne tient pas la route. Ses milieux sont beaucoup trop loin de son duo d'attaquants. Ca ne marche pas. Sans surprise, Fofana reste à la douche à la mi-temps, Briand prend sa place et Garde bouscule son schéma tactique en replaçant Källström dans l'axe et Briand sur une aile. Ca n'a aucun effet immédiat. Au contraire. Sur un amour d'appel de Féret, ce dernier régale Erding au point de pénalty qui, du gauche, oblige Lloris a un arrêt "Thierry Omeyer". Seul face au but, et sans gardien donc, Tettey trouve le moyen de foutre la gonfle à côté. Incroyable raté pour le Stade rennais, qui, une nouvelle fois, manque cette saloperie de KO. Et sans prévenir, Briand part défier Costil en one-one. Le portier déboite l'attaquant. C'est flagrant. Tout le monde l'a compris. Sauf l'arbitre qui ne siffle rien. Moment gênant. Lyon va un peu mieux depuis la rentrée de Briand. Le jeu a gagné en profondeur. Mais il faut attendre le dernier quart d'heure pour que Rennes s'écroule.

Frais et dispo, Grenier dépose un coup franc sur le plat du pied de Lisandro, seul dans la surface. L'Argentin se complique la vie et réalise un une-deux avec le poteau avant d'égaliser. Rennes a eu des occases pour faire le break. Comme souvent. Sans en concrétiser une seule. Comme toujours. Lyon, bien meilleur en seconde période, revient donc logiquement au score. Postulat final : Rennes ne change jamais. Une grosse entame, une ouverture du score, des occasions franches et un match nul. Les semaines se suivent et se ressemblent pour les Bretons. Le Top 5 final sera compliqué, en tout cas. Les Lyonnais, eux, ont eu le mérite de réagir après une faible première période. Sans être géniaux, les Gones auraient pu s'imposer. A l'expérience. On est vraiment à la fin de quelque chose à Lyon. Ou au début d'une autre. Au choix.

Par Mathieu Faure
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Pourquoi ce match signifierait-il la fin de qqchose à Lyon ? Je vois pas.
Un match moyen à l'extérieur, un point de pris (qui aurait PEUT-ÊTRE put en être trois avec ce pénalty flagrant), une bonne deuxième mi-temps. Bref, un match banal.

Pourquoi toujours vouloir placer des grandes phrases quand ça n'a pas d'intérêt ? Après Nicosie, ok, après la double victoire Lille puis St-Etienne, ok. Mais là....
Mais quelle purge, quelle purge...
Pauvre Ligue 1, pauvre Lyon... J'ai vu 100 fois plus de jeu en 10 mn de Tottenham-Swansea (oui, Swansea) qu'en 1h30 de Rennes-Lyon, pourtant l'affiche du dimanche soir. Apres Liverpool-Newcastle, j'avais l'impression d'assister à une rencontre de PH. Triste. Et JMA qui se félicitait du spectacle au micro de canal+, j'ai halluciné...
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