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  3. // Rennes-Bordeaux (1-1)

Rennes aurait mérité mieux face à un triste Bordeaux

Au terme d'un match loin d'être sexy, Rennais et Bordelais se séparent sur un match nul un but partout. Plus entreprenants que leurs adversaires du jour, les Rennais ont manqué de chance cet après-midi et les Girondins de Bordeaux peuvent s'estimer heureux de rentrer au bercail avec un point dans la poche.

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Stade rennais FC 1-1 Girondins de Bordeaux

Buts : Contento (CSC, 44e) pour Rennes // Pallois (66e) pour Bordeaux

Avoir sur le banc de touche deux entraîneurs réputés pour aimer le beau jeu n'est pas une condition suffisante pour avoir un show de qualité. C'est un peu la leçon qu'il faut tirer au terme de ce match du dimanche entre le Stade rennais et les Girondins de Bordeaux. La Ligue 1 manque de spectacle et de peps pour remplir les enceintes françaises ? Eh bien ce n'est pas après cette rencontre que les choses risqueront de changer. Pourtant, l'enjeu était là : en gagnant aujourd'hui, l'une ou l'autre des équipes avait l'occasion de remonter dans le haut du classement et, sur le papier, les spectateurs avaient des raisons de croire qu'ils allaient voir du beau foot cet après-midi. Manqué. À l'arrivée, c'est sur un match nul tristounet que les deux équipes se séparent.

Chiant comme la pluie


«  On ne prend pas de risques. » À la pause, Gregory Sertic a parfaitement résumé la première mi-temps des Girondins de Bordeaux. Sans réelles ambitions dans le jeu, sans envie non plus, les hommes de Jocelyn Gourvennec vont se faire punir en toute fin de première période sur un but contre son camp de Diego Contento après un centre fort de Giovanni Sio (44e). Pourtant, en face, on ne peut pas non plus dire que les Bretons ont été franchement dangereux. À part un bon centre de Danzé repris de la tête par Hunou (20e) et une frappe de Grosicki bien détournée par Carrasso (25e) les joueurs du Stade rennais jouent pépère, avec le frein à main, et le public du Roazhon Park se demande s'il n'aurait pas mieux fait de rester sous la couette en ce dimanche pluvieux. Alors certes, avant de voir le ballon rouler dans les cages de Carrasso, les Girondins auraient sans doute pu ouvrir le score à plusieurs reprises, mais ni Ménez (20e, 36e) ni Rolan (30e) ne font suffisamment preuve de réalisme et Benoît Costil rentre aux vestiaires sans avoir réalisé le moindre arrêt. Si le public rennais applaudit ses joueurs à la pause, c'est plus dans l'espoir de voir du mieux en seconde période que pour le remercier du spectacle offert lors du premier acte.

Bordeaux s'en sort très bien


Au retour des vestiaires, la donne ne change pas des masses. Les blocs sont en place, les défenses font le boulot, mais dans le jeu, ça manque carrément d'inventivité et de justesse technique. Avec son petit but d'avance, Rennes fait le strict minimum quand, de l'autre côté, les Bordelais balbutie leur « football » . Après quinze premières minutes à oublier et face à ces onze fantômes girondins, les hommes de Christian Gourcuff se disent que ça serait vraiment con de ne pas en profiter pour accélérer un chouïa plus et plier le match avec un deuxième pion. Grosicki la joue solo et manque le cadre, alors que plusieurs de ses coéquipiers attendaient, bien placés, dans l'axe de la surface adverse (59e), tandis que Sio, une minute plus tard, est trop tendre dans sa frappe pour surprendre Carrasso (60e). Finalement, puisque ce n'est pas par le jeu qu'ils peuvent espérer quoi que ce soit aujourd'hui, les Bordelais s'en remettent alors aux coups de pied arrêtés pour revenir dans le match. Pari gagnant à la 66e minute quand Malcolm, sur corner, dépose un bon ballon vers Nicolas Pallois. À la lutte avec Pedro Mendes, le grand steak girondin place une reprise du plat du pied et trompe Costil, qui n'a toujours pas réalisé de parade (1-1). Cette égalisation oblige alors les Bretons à se sortir un peu les doigts, et Gourcuff père décide de lancer le jeune Diakhaby pour dynamiter la défense adverse. L'attaquant rennais va faire du bien à son équipe, mais sur son centre millimétré au second poteau, Ntep manque de chance et tape la barre girondine (84e). Trois minutes plus tard, pas en veine aujourd'hui, les Rennais touchent de nouveau du bois sur une frappe magistralement enroulée par Diakhaby à l'angle de la surface bordelaise (87e)... À l'arrivée, malgré une domination franche en fin de rencontre, les Rennais doivent se contenter d'un partage des points pas ou peu mérité.

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    Par Aymeric Le Gall
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    Dans cet article

    Marty_Nick Niveau : DHR
    Les matchs joués à cet horaire le dimanche sont souvent des purges et quelque soit l'équipe. Il faut peut être se poser la question de la programmation.
    ThomasDandy Niveau : Ligue 2
    Saint-Etienne / Dijon même combat.
    Et le retour de Sté est vraiment tiré par le cheveux.
    Note : 1
    J'ai l'impression de me répéter à chaque article concernant Bordeaux, mais c'est Malcom, pas Malcolm.
    Khamu_the_Scot Niveau : District
    "Trois minutes plus tard, pas en veine aujourd'hui, les Rennais touchent de nouveau du bois sur une frappe magistralement enroulée par Diakhaby à l'angle de la surface bordelaise (87e)..."

    Pourquoi mettre en avant une action inexistante? (le ballon était de toute façon sorti des limites du terrain...) Je sais bien que les Girondins étaient sous pression en fin de match, mais de la à inventer des actions pour exagérer la situation....
    L'arbitre n'ayant pas vu le ballon sorti, si la frappe était rentrée au lieu de toucher le montant, ça aurait été 2-1. Et même un Aulas affûté, twittant qu'il faut rejouer le match et que l'arbitre doit être exclu de la ligue, n'aurait rien pu y faire.
    1 réponse à ce commentaire.
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