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Rennes, 5 raisons d'y croire

Rennes champion ou Rennes en Ligue des champions, c'est autant un rêve pour les supporters Rouge et Noir qu'une bonne blague pour le reste de la France. Cette saison pourrait malgré tout être la bonne. Démonstration en cinq points.

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Rennes ne joue plus aux montagnes russes

Fini les saisons débutées comme un relégable et terminées en dragster avant la fatale panne d'essence du dernier virage. Cette saison, Rennes est dans les temps, opé, mobilisé depuis les prémisses de la campagne. Son plus mauvais classement remonte ainsi à l'anecdotique première journée (9e) et un match nul pas si anecdotique que ça contre Lille. Depuis ce petit point récolté face à l'actuel leader de L1, les hommes d'Antonetti n'ont jamais quitté le top 5, le bonnet d'âne Rouge et Noir remontant à fin novembre et un cinq sur vingt, après avoir concédé deux défaites (à Auxerre et Lorient) en trois matches. Qui dit mieux ? Personne, tout simplement. Rennes est l'équipe du top 5 la plus régulière. Comme ça, l'air de rien.

Rennes ne trébuche plus au pied de la marche

Les vieux démons ont enfin été balayés. Cette saison, fini les tabous, Rennes ose s'affirmer et oublie de s'évanouir au moment d'affirmer sa position. Ainsi, les Rouge et Noir ont fini par retrouver en la journée historique du 3 octobre 2010, le trône du championnat de France, déserté par la capitale bretonne depuis quarante ans. Une époque où Rennes remportait des trophées (Coupe de France 1965 et 1971), les deux seuls de son histoire. Ce premier interdit bravé, les hommes d'Antonetti ont aussi renversé en marche une sale habitude locale en saisissant enfin les opportunités qui leurs étaient présentées. Tout supporter rennais redoutait, par exemple, un faux pas à Toulouse le 20 février alors que ses donneurs de (dés)illusions préférés venaient d'enchaîner deux succès et avaient l'occasion de revenir dans la foulée du leader lillois. Surprise : Rennes l'emporta. Même constat de résilience face au relégable lensois. La lose rennaise s'est souvent accompagnée d'une désespérante propension philanthropique à secourir les nécessiteux, mais pas de pitié cette fois, et même un enfant fait dans le dos de son ex par Boukari, tout juste arraché aux Sang et Or par les Rouge et Noir. Le club des bords de la Vilaine se montre désormais aussi impitoyable que Patrick le Lay avec le bon goût quand il se penchait sur la grille des programmes de TF1.

Un recrutement discret mais payant

Le départ de Gyan additionné à celui de Bangoura et aux plaintes d'Antonetti avaient donné le sentiment d'un renoncement des dirigeants rennais à toute ambition suprême. A y regarder de plus près, Rennes fut pourtant bien le club le plus actif lors du mercato d'été, avant l'effort de dernière minute de l'OM. 18 millions d'euros avaient ainsi été injectés pour renouveler la machine rouge et noir lors de l'inter-saison, avec Mandjeck, Montaño, Kana-Biyik, Dalmat, Carasso, et Apam. Pas ronflant, mais rentable. Car, les absences répétés de Marveaux, son MVP du dernier exercice, et le rein laissé en route par Lemoine, indiquent bien que les recrues ont fait le job, l'ex gros chat sochalien excepté. Cet hiver, Rennes a remis sa tournée, avec le Togolais, Boukari, et le pari hollandais, John Verhoek. Pinault n'a pas pour autant dépensé sans compter, les dépenses étant quasiment compensées par la colonne recette, avec le départ de Fanni, comme cela avait été le cas avec l'envol estival de Gyan « Baby-jet » Asamoah vers Sunderland (16 millions d'euros). Ces renforts discrets mais nombreux offrent à Rennes un effectif dense qui pourrait rapporter gros dans la dernière ligne droite, comme les produits de son excellent centre de formation.


Une génération dorée


En 2008, le Stade Rennais mettait à l'amende Bordeaux (3-0). C'était en finale de Coupe Gambardella. Parmi les acteurs de ce succès écrasant, l'on retrouvait Théophile-Catherine, Souprayen, M'Vila, Brahimi, et Camara. Cette génération 1989-1990 est pour beaucoup dans la flatteuse position rennaise comme dans sa verte moyenne d'âge de 23,36 ans affichée au départ de la saison. A l'image du désormais international Yann M'Vila lors du dernier exercice, la capacité instantanée à se montrer opérationnel en équipe première de Théophile-Catherine, Souprayen, ou Brahimi, suggère l'émergence d'une génération dorée qui pourrait tirer Rennes vers le haut, à condition de parvenir à conserver ses merveilles. Programmé, le recours aux baby Rouge et Noir fut toutefois accru par l'avalanche de blessures qui toucha le Stade Rennais et par les départs de Gyan et Fanni. Outre la valeur ajoutée des produits locaux, la maturité montrée par les jeunes Doumbia et Kana-Biyik a manifestement provoqué une prise de conscience de certains éléments endormis de l'effectif, comme Alexander Tettey, enfin au niveau, et l'incroyable mue de John Boye, perçu comme un nouveau John Mensah depuis son éclosion subite cet hiver alors qu'il peinait à s'imposer en CFA depuis plus d'un an. Quand les remplaçants se montrent au moins à la hauteur des titulaires, Rennes peut avancer délesté de la peur du vide.

Frédéric Antonetti, la bonne affaire corse

Rennes souffre de l'absence d'un grand attaquant dans ses rangs, il lui manque aussi 20 millions au budget comme nous le déclarait Lazlo Bölöni la semaine dernière, et le manque d'expérience de la majeure partie de l'effectif pourrait finalement lui coûter cher lors des échéances décisives. Ces facteurs indiquent bien une chute probable des Rouge et Noir sous la barre de la Ligue des champions. Mais au rationalisme le plus fataliste, Frédéric Antonetti préfère la « détermination » . « Moi, j'aime les formations déterminées, déclarait-il au soir de la victoire face à Lens. Si j'ai pu apporter ça et que cela dure longtemps, j'en suis content. Parfois, on nous faisait le reproche, on disait même que cela était dans les murs...  » Une faculté indéniable du bouillant entraîneur est de parvenir à transcender ses équipes, à en faire des machines incandescentes, comme ce fut le cas avec Bastia, Nice et Saint-Etienne. Huitième budget de Ligue 1, Rennes doit-il pour autant se conformer à son classement financier ? Ne pas appartenir au country club de France n'a par exemple pas dissuadé Lens (1998), Nantes (1995 et 2001), ou Auxerre (1996), de bousculer l'ordre établi, ou Nice de terminer à la huitième place (2006 et 2008). Si les Rouge et Noir parvenaient à les imiter, ils le devraient, en grande partie, à leur bonne affaire corse.

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