1. // Loic Rémy à Liverpool ?

Rémy sur la pente Red ?

C'était dans les tuyaux, Loïc Rémy devrait traverser la Manche, direction Liverpool et une nouvelle vie.

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Loïc Rémy est sur le point de débarquer à Liverpool. Un club mythique, illustre, unique. Un stade où la ferveur des fans est légendaire. Un maillot porté par les plus grandes stars du football britannique. Les Rush, Keegan, Barnes, Dalglish and co. Depuis deux piges, l'ancien Lyonnais s'entraînait le long d'une route nationale à l'extérieur de Nice. Il évoluait dans un stade vétuste. Ses coéquipiers s'appelaient Bamogo, Cid, Gace. Clairement, Loïc va changer de standing. Pourtant, personne ou prou ne connaît vraiment l'avant-centre formé à l'OL. Génération 87, il s'émancipe aux côtés des Ben Arfa, Benzema et Mounier. En jeunes, ils cassent tout. Mais les deux premiers perceront plus facilement les murailles des professionnels que les deux autres. D'ailleurs, Rémy et Mounier se retrouveront sous le maillot niçois. Idéal pour apprendre le métier. Parfait pour se coltiner les premières pressions. Celle d'une équipe (trop) dépendante de son talent. Celle d'un public qui demande trop à sa “star”. Lorsqu'il débarque dans les Alpes-Maritimes, Rémy n'est qu'une promesse. Un jeune espoir dont le talent a été entraperçu à Lyon puis à Lens. Acheté 8 millions d'euros (le record du club azuréen), Rémy sait qu'il doit repartir de zéro. A Nice, il n'est plus le petit jeune. A 21 ans, il est l'unique caution technique d'un club en souffrance. On lui demande de tout faire. Durant deux ans, il enfile les buts (25 en deux saisons de Ligue 1) mais ne récolte pas vraiment la gloire. Pour preuve, il se fait cracher dessus à la sortie d'un entrainement. Il peine à s'affirmer en dehors du terrain. On en oublie que le môme n'a que 23 ans.

Thierry Henry 2.0


En deux saisons niçoises, il aura tout connu. Des faux transferts, des buts, des blessures, une sélection en équipe de France, la menace de la relégation, un président qui démissionne, un coach qui se fait lourder et toute une ville qui attend, semaine après semaine, l'exploit du petit. Deux ans, le temps qu'il aura fallu à Loïc Rémy pour se faire un nom, lui qui a deux prénoms. Une fois son contrat rempli, Rémy vise plus haut. On a d'abord parlé de Bordeaux, de Rennes. Puis l'Angleterre a pointé son nez. Tottenham, West Ham puis Liverpool. Enfin. Les Reds offriraient entre 12 et 15 plaques. Un prix qui satisfait tout le monde. Rémy toucherait 200 000 euros par mois. Joli. Mais le plus dur commence. Confirmer. Et surtout, être digne des rumeurs. Car pour les médias anglais, Rémy est un Thierry Henry en puissance. Même dégaine, même style, même potentiel. A Liverpool, le Français devra se coltiner la concurrence. Une première pour lui. Car les places sont chères. Kuyt, Torres, Babbel, Maxi Rodriguez, Ngog, Jovanovic et Joe Cole, n'en jetez plus. Vif, rapide et adroit, Rémy peut se faire une place dans un 4-5-1. Idem dans un éventuel 4-4-2 où il serait associé à Torres (s'il reste). Et puis, un autre challenge –tout aussi excitant– l'attend. Réussir chez les Reds. Là où tous les Français ont échoué ou presque. Les Cissé, Diomède, Cheyrou, Anelka, Ferri, Vignal, Sinama, Le Tallec ou Medjani ont mangé leur pain noir le long de la Mersey. Un sacré challenge. Mais à l'image d'un Titi Henry à ses débuts à Arsenal, Loïc Rémy à tout pour réussir.

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