Rémy se trouve une famille

L'OM rattrape le temps perdu. 72 heures après le départ de Niang puis de Samassa, Marseille a commencé sa reconstruction. Première pierre : Loïc Rémy.

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A force de vivre à l'hôtel depuis deux mois, Loïc Rémy commençait à trouver le temps long. Après deux saisons à Nice, l'international français a signé à Marseille. Une demi-surprise au final. Après deux saisons à Nice, Loïc rend les clés de son appart niçois en mai dernier. Retour au début de l'été. Auréolé de 14 pions en championnat et un maintien assuré, l'ancien Lyonnais sait qu'il peut se casser l'esprit tranquille. Sa déception - timide - de ne pas figurer dans les 30 français pour l'Afrique du Sud ne l'émeut pas tant que ça. Il voit plus loin. Pourtant, les jours passent et les offres se font rares. Rémy est présent lors de la reprise niçoise et pionce à l'hôtel. Lyon, Rennes se manifestent en premier. Mais Rémy rêve d'Angleterre. Ça tombe bien, on murmure que Liverpool est chaud bouillant sur le "nouveau Thierry Henry". Tout semble bouclé mi-juillet. Tout, sauf l'improbable arrivée de Joe Cole chez les Reds. Avec ses 120 000 euros hebdomadaires, l'ancien joueur de Chelsea plombe la trésorerie de Liverpool et sonne le glas des ambitions anglaises du Niçois. Oui mais non. Rémy veut jouer en Premier League. Il rêve d'Arsenal mais c'est West Ham qui s'amourache de lui. Pis, Stoke City est sur les rangs et le joueur s'envole pour visiter les installations. « J'y suis allé pour me rendre compte des moyens anglais et par politesse » lâchait-il dans les colonnes de Nice-Matin début août. Même s'il débute la saison avec l'OGC Nice (buteur décisif à Lorient lors de la seconde journée), Rémy sait qu'il va tailler la route.

Hoffenheim grillé par l'OM

Il ne pensait sans doute pas que sa route le mènerait 200 kilomètres plus à l'Ouest. Direction Marseille. En trois jours, tout s'est accéléré. Hoffenheim a d'abord sorti les gros chiffres (le club offrait 16 millions cash). On le sait, le club teuton est blindé d'oseille mais peine à séduire au niveau sportif, surtout quand l'avant-centre s'appelle Vedad Ibisevic. Les Allemands iront pourtant jusqu'à déjeuner avec l'entourage du joueur. En vain. C'est sans compter sur l'approche marseillaise. Solide et efficace, à l'image du déplacement de José Anigo et Antoine Veyrat en terre niçoise hier soir. Certain de remporter la donne, l'OM s'avance avec une offre de 15 millions et souhaite aligner le joueur dès samedi contre Lorient. « On est en discussions avancée avec Marseille, avouait d'ailleurs le patron du club azuréen GIlbert Stellardo sur RMC. On n'est pas loin d'un accord autour de 15 millions d'euros. Je suis plutôt optimiste. Aller à Marseille pour un joueur, c'est une consécration. Loïc a le dernier mot » . Un dernier mot qui tient en trois lettres : oui. On disait le joueur emballé. Il l'est. Enfin, en apparence. Hier soir, lorsque José Anigo lui a tendu le contrat officialisant sa venue à Marseille, Loïc a préféré se donner un temps de réflexion... Tout est allé trop vite pour lui.

Pensant que les dirigeants olympiens venaient juste pour une prise de contact, Rémy s'est retrouvé pris de vitesse. Il s'est ainsi donné la nuit pour prendre conscience de sa future destination. Après tout, la Ligue des champions est au menu, l'exposition médiatique aussi et surtout l'OM représente une formidable vitrine pour se montrer aux yeux du monde et à un certain Laurent Blanc. Pourquoi hésiter ? Au-delà de l'aval du joueur, effectif depuis ce matin, il reste certains détails à régler et notamment un de taille :l'Olympique Lyonnais a cinq jours pour s'aligner - ou non - sur l'offre retenue. Une clause dont Marseille se fout. En attendant éventuellement André-Pierre Gignac, l'attaque marseillaise commence à se dessiner : Rémy et Valbuena sur les côtés, Brandao dans l'axe pour abattre les arbres. Pour mieux préparer l'arrivée du Toulousain sans doute. Rémy, lui, s'est décidé à rejoindre sa nouvelle famille et ainsi rendre la clé de sa chambre d'hôtel.

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