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Reinaldo Rueda : « Lutter contre le conformisme »

Colombien de naissance, Reinaldo Rueda est le grand artisan du retour du Honduras en Coupe du Monde. Il prend le temps de parler de ses « chicos » sereinement quelques heures avant le match contre le Chili.

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Votre équipe donne la sensation de se contenter de peu. Vous êtes d'accord ?


C'est vrai que c'est l'une de nos faiblesses. J'essaie de travailler le mental pour que nous ayons une mentalité de vainqueurs. C'est bien de s'être qualifiés pour la coupe du monde, mais la jouer à fond c'est encore mieux. Lutter contre le conformisme inhérent à notre race, c'est le défi que je m'impose depuis que j'ai repris cette équipe.

Quel rôle comptez-vous jouer dans un groupe où vous ne partez pas du tout favoris ?


Si nous avons la capacité d'attaquer nous le ferons, mais si nous sommes convaincus qu'il faut défendre, nous n'aurons pas d'autre choix. Stratégiquement nous sommes assez polyvalents. L'Espagne, le Chili et la Suisse sont des équipes qui aiment avoir le ballon...Tout dépendra des scénarios des matchs. Pour moi les Espagnols sont les favoris du groupe, c'est un peu la belle fille de la fête. On a l'occasion de danser avec elle, et ça c'est déjà très beau.

Est-ce que vous êtes inquiets par rapport à vos premiers pas dans la compétition ?


C'est normal d'être inquiets pour notre entrée dans la compétition. Moi je me focalise sur le comportement des joueurs. J'ai envie de voir des bagarreurs sur le terrain, du caractère... Ce serait déjà une bonne chose.

Vous parlez beaucoup du caractère de vos joueurs...


Parce que depuis beaucoup d'années, le footballeur hondurien n'est pas assez exigeant avec lui-même. J'ai envie qu'ils donnent leur maximum sur le terrain. Pour moi le premier match contre le Chili sera comme une évaluation mentalement parlant.

En Colombie, vous étiez presque un anonyme. Qu'est-ce que ça vous fait d'être le porte drapeau de votre pays natal dans une coupe du monde ?


Pour moi, c'est une grande responsabilité. C'est le prestige des techniciens colombiens qui est en jeu. Je vais essayer de faire le maximum pour que mes compatriotes soient fiers de moi et de mon équipe.

L'objectif du Honduras, c'est de faire mieux qu'en 1982 ?


C'est ce que nous voulons. Sportivement, on a tous envie de passer les groupes, si c'est en donnant une belle image, tant mieux. Mes joueurs ont envie de recevoir de l'affection de notre terre mère. Tous les Honduriens ont des origines africaines. Cette compétition, c'est aussi le moyen idéal de rendre hommage à ses racines.

Propos recueillis ar Alex Gonzalez et Javier Prieto Santos

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