1. // Promotion du Stade de Reims en Ligue 1

Reims, au bon souvenir de ses Argentins

Le Stade de Reims retrouve donc l’élite après trente-trois ans de purgatoire, au plus grand bonheur de ses anciennes gloires, dont une poignée d’Argentins qui attisèrent son ultime flamme dans les seventies.

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La crinière de Carlos Bianchi est désormais argentée. Le chemin de croix des Reimois aura duré trente-trois longues années, justement l’âge du Christ. Trente-trois ans à souffrir, à voir le géant s’étioler, entre Division d’Honneur et Ligue 2. « J’ai signé à Paris deux ans avant la relégation, car le maire communiste de l’époque avait décidé de ne plus mettre d’argent dans le club » , explique celui qui termina trois fois meilleur buteur du championnat de France sous les couleurs du club champenois (et deux fois avec le PSG). « J’ai suivi le déroulement du championnat sur internet. La montée est méritée, l’équipe n’a jamais quitté le trio de tête, note Bianchi, qui a reçu la médaille de la ville en décembre dernier. J’ai assisté au match à domicile face à Nantes. J’ai vu une équipe réaliste et solide défensivement, avec un milieu de terrain vif et deux buteurs (Fauré et Ghilas), bref un collectif équilibré. »

Bianchi, goleador et citoyen d’honneur

Les Rouge et Blanc ont toujours vu défiler de grands avants-centres. Bianchi avait succédé à Delio Onnis, le meilleur buteur de l’histoire du championnat de France (299 buts). « Reims, c’est mon premier club en France, je n’oublierai jamais, ce ne sont que des bons souvenirs, ma rencontre avec la future Mme Onnis, mes enfants, le président Germain, qui fut comme un père pour moi, cette belle demi-finale de la Coupe de France face à l’OM de Magnusson et Skoblar en 1972 (0-0, 2-2, TAB 3-1), même si on s’était fait littéralement voler... » Autre attaquant de l’époque, le petit ailier Santiago Santamaria apprend la nouvelle grâce à notre coup de fil. « Quelle joie vous me faites, oh, si vous saviez ! Je vais immédiatement jeter un œil sur internet. Cela fait une éternité que j’attends ça, je n’y croyais plus » , nous confesse-t-il sans retenue.

La surprise de Santamaria

« Je suis le dernier de la colonie argentine à être parti. Vous n’imaginez pas à quel point la descente m’a affecté... Mon meilleur souvenir ? C’est un souvenir à la fois heureux et malheureux : mon but en finale de la Coupe de France 1977, même si on a finalement perdu 2-1 contre Saint-Étienne... » L’un des clubs les plus mythiques de l’Hexagone retrouvera-t-il son salut grâce à une nouvelle vague d’attaquants albicelestes ? « C’est difficile, car il y a d’autres marchés aujourd’hui comme la Chine, le Brésil, voire le Mexique, qui payent parfois mieux qu’en France. Même les clubs de deuxième division anglaise ont des recruteurs un peu partout dans le monde... » , indique Carlos Bianchi. Les murmures de ses golazos résonnent encore dans les travées du stade Auguste Delaune...

Florent Torchut, à Buenos Aires
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Génial article !

par contre j'ai jamais compris pourquoi Bianchi on le prononçais a l'Italienne a chaque fois >Bianki
et non sous sa forme Française ou Argentine a savoir >Bianchi , comme chat par exemple !

sans doute du faite de penser a l'origine initiale du nom de famille et d'etre proche de l'Italie .
Superbe article.

Je rêverais d'un attaquant argentin à la pointe de l'attaque des Rouges et Blancs; mais bon ça semble compliqué car c'est très cher d'acheter en Amérique du Sud
super idée d'article, ça s'est du journalisme.
merci so foot.
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