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Régis Brouard : « À onze heures du mat’, la journée était presque finie »

Depuis la fin du mois d’août, Régis Brouard (50 ans) exerce à Tubize, en Ligue 2 belge. L’ancien coach de Quevilly, Clermont Foot et Niort avait besoin de s’expatrier, après une période de chômage difficile à vivre. Ce mercredi, il suivra d’un œil attentif la performance du club normand contre Guingamp en Coupe de France, une épreuve qui a largement contribué à le faire connaître.

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Quevilly-Rouen contre Guingamp, cela va vous rappeler quelques souvenirs...
Bien sûr... Je n’ai jamais cessé de suivre les performances du club depuis mon départ. Il est bien placé en National, et j’espère que son parcours en Coupe de France va se prolonger. J’ai vécu des choses formidables là-bas. J’y repense régulièrement. Bon, aujourd’hui, je vois que Quevilly et Rouen ont enfin fusionné. Quand j’étais en Normandie, je disais souvent qu’il fallait faire ce projet. Rouen, c’est une grande ville, pas loin de Paris. À l’époque, on me répondait que ce n’était pas envisageable, pour différentes raisons.

C’est grâce aux performances en Coupe de France (demi-finaliste en 2010, finaliste en 2012 contre Lyon) que vous avez été médiatisé. Referiez-vous la même chose ?
Concernant les joueurs, j’avais décidé de les ouvrir aux médias. Car pour eux, c’était peut-être une occasion unique de pouvoir faire parler d’eux, du club. Je voulais qu’ils vivent ça, qu’ils en profitent, et je ne le regrette pas. En ce qui me concerne, je ne referais pas tout à l’identique. J’ai fait pas mal d’émissions, donné beaucoup d’interviews. Et je peux vous garantir que j’ai refusé beaucoup de choses... Mais j’ai été pris dans un véritable tourbillon. C’était peut-être trop.


Vous avez une certaine image en France. Après votre éviction de Niort, en février 2016, et alors que vous cherchiez du travail, avez-vous eu l’impression que cette image a pu vous nuire ?
On m’a souvent posé cette question. À l’époque, elle m’emmerdait. Aujourd’hui, avec le recul, l’âge, cela me dérange moins. Cela dit, j’ai du mal à y répondre. Après Niort, j’ai eu des contacts avec des clubs de Ligue 2, de National. Cela n’a pas débouché sur quelque chose de concret. Je ne sais pas si mon image y est pour quelque chose. On ne me l’a pas dit. J’ai une méthode de travail, un discours. Comme chaque entraîneur. Cela peut plaire ou déplaire. On ne change pas radicalement un personnage, mais on peut évoluer.

« Il y a une forme de déprime. Le terrain me manquait, l’odeur des vestiaires, les relations humaines, la pression des matchs. Ce métier, c’est une passion. »

Comment avez-vous vécu cette période d’inactivité de plusieurs mois, entre votre départ de Niort et votre signature en Belgique ?
Pas très bien. Disons que pendant un peu plus d’un mois, on le vit plutôt pas mal. On fait un métier exigeant, en ayant conscience que cela peut s’arrêter du jour au lendemain. Donc, pendant quelques semaines, on se repose, on va voir la famille, les amis... Mais moi, j’avoue que cette période a surtout été difficile. Quand tu entraînes, tu dois préparer tes séances, tes matchs, gérer l’effectif, parler à tes dirigeants, aux médias, etc. Tu passes beaucoup de temps au téléphone. Et d’un coup, tout s’arrête, ou presque. Le téléphone sonne beaucoup moins. À ONZE heures du matin, quand tu as bu ton café et lu la presse, que tu es allé courir plusieurs kilomètres, la journée est bien entamée. Presque finie.


Vous étiez comme un lion en cage ?
Un peu, oui. Alors on essaie de ne pas le faire trop subir à l’entourage. Je me suis posé des questions. Est-ce que j’allais retrouver rapidement un club ? Car on ne sait pas combien de temps cette période va durer. Il y a une forme de déprime. Le terrain me manquait, l’odeur des vestiaires, les relations humaines, la pression des matchs. Ce métier, c’est une passion. Cette situation n’a pas été évidente à supporter à certains instants. Il y a des entraîneurs qui disent que cela leur fait du bien de couper longtemps. Pas moi ! Mais c’est lié à la personnalité de chacun.

Et pourquoi Tubize, un modeste club de Ligue 2 belge (Division 1B) ? Cela a surpris...
Pourquoi ? C’est du foot. C’est la Belgique. Cela faisait six mois que je n’avais pas travaillé. Tubize venait de se séparer de Thierry Goudet. Les dirigeants m’ont contacté. On a discuté, et j’étais tenté par une expérience à l’étranger. Même si ce n’est pas loin de la France, il faut s’adapter. Dans mon effectif, j’ai des joueurs qui ne parlent pas français. Moi qui ne parle pas très bien anglais, je dois faire des efforts pour mieux communiquer avec eux. Nous avons atteint les play-offs, mais on ne jouera pas en Ligue 1 la saison prochaine.

« Quand on affronte des Flamands, les journalistes flamands, qui ne veulent pas parler français, ne me posent en général pas de question. L’entraîneur adverse, s’il est néerlandophone, peut dire que je suis un con, je ne parle pas la langue... »

On va faire l’économie d’expliquer le règlement un peu complexe de ce championnat. Et comment allez-vous meubler la fin de la saison ?
Par des matchs avec assez peu d’enjeu. Mais Tubize n’a pas les moyens de Lierse ou d’Antwerp. Dans ces clubs, il y a des joueurs qui peuvent toucher jusqu’à 20 000 euros par mois, paraît-il. À Tubize, le mieux payé est à 7 000 euros. Avec des avantages, comme la prise en charge du loyer, des charges.

Ce n’est pas l’entraîneur le mieux payé, comme au bon vieux temps à Auxerre, sous Guy Roux ?
(Rires) Oui, c’est possible.



Et la L2 belge, ça ressemble à quoi ?
L’Antwerp, le Lierse, Roeselare, l’Union Sainte-Gilloise, le milieu de tableau de la L2 française. Le reste, disons le bas de classement de notre L2 et le haut du National. Moi, ce que j’ai bien aimé, outre qu’on y marque pas mal de buts, c’est l’ambiance. Les stades ne sont pas très grands, mais bien remplis. C’est un peu à l’anglaise. La vente de bière est autorisée, ça picole pas mal, ça gueule, ça chante, mais ce n’est jamais violent. C’est festif. Quand elles se déplacent, certaines équipes, comme l’Antwerp, sont accompagnées par 2000 ou 3000 supporters.

Vous serez en fin de contrat à la fin de la saison, et il paraît que vos dirigeants aimeraient vous conserver...
Oui, en effet. On doit discuter. J’aime bien la Belgique. Tubize est à une vingtaine de minutes de Bruxelles. Moi, j’habite à Nivelles, pas très loin de Tubize. Mon ambition, c’est de revenir un jour en France, vous vous en doutez.

En France, vous êtes considéré comme un bon client par les médias. C’est la même chose en Belgique ?
On m’a proposé d’être consultant pour la finale aller-retour des play-offs Antwerp-Lierse, pour l’accession en Ligue 1. J’ai accepté, car j’ai eu l’occasion d’être consultant sur la chaîne L’Équipe lors de l’Euro 2016, et j’avais apprécié cette expérience. Ici, ce qui est différent par rapport à la France, c’est que les conférences de presse d’après-match réunissent les entraîneurs des deux équipes. Et quand on affronte des Flamands, les journalistes flamands, qui ne veulent pas parler français, ne me posent en général pas de question. L’entraîneur adverse, s’il est néerlandophone, peut dire que je suis un con, je ne parle pas la langue (rires)... En revanche, les Flamands comprennent le français... Depuis que je suis en Belgique, j’ai pu m’apercevoir que c’était assez tendu entre Wallons et Flamands...



Propos recueillis par Alexis Billebault
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