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Réforme de la C1 : la loi du plus fort ?

Le 25 août, l’UEFA annonçait un changement de format pour la Ligue des champions de 2018 à 2021, qui prévoit d’accorder quatre places directement qualificatives pour la C1 aux quatre championnats avec le meilleur coefficient UEFA. Nécessaire pour les uns, élitiste pour les autres, la réforme trace les contours d’une fracture qui divise au sein même du football français.

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« Les quatre premiers clubs des quatre associations les mieux classées vont maintenant se qualifier automatiquement pour la phase de groupes de l'UEFA Champions League. » Ce jeudi 25 août, l’UEFA annonce la couleur : la C1 va faire de plus en plus de place aux quatre plus grands championnats majeurs, au détriment des ligues mineures. L’instance européenne de football nuance néanmoins immédiatement : « C’est une évolution, pas une révolution. » Vraiment ?

Pour prendre la pleine mesure de la dernière réforme de l’UEFA, il faut d’abord jeter un regard sur les précédents formats de la C1. Avant 2009/2010, huit clubs issus des quatre meilleurs championnats européens étaient directement qualifiés pour la C1. Après la réforme Platini, leur nombre est passé à onze. Le dernier changement de format induit, lui, la présence de seize équipes issues des quatre grands championnats actuels (Espagne, Angleterre, Allemagne, Italie), qui représenteront d’emblée la moitié du plateau. La représentativité automatique en C1 des clubs issus du top 4 n’a donc cessé d’augmenter ces dernières années passant de huit à onze, puis seize, sur un total fixe de trente-deux équipes. Une présence renforcée qui n’est bien entendu rendue possible qu’en affaiblissant celle des clubs issus des championnats plus modestes économiquement et sportivement.


La dernière réforme de la C1 porte ainsi un coup à l'incertitude sportive maintenue par le recours aux barrages. Cette saison, vingt-deux clubs se sont qualifiés directement pour la C1, tandis que dix ont dû passer par les barrages. Un format plus risqué pour les clubs issus des fédérations du top 4 continental : cette année, la Roma se faisait ainsi éliminer par Porto, tandis que Villarreal s'inclinait devant Monaco. Pour la période 2018-21, ce seront vingt-six clubs qui devraient se qualifier directement pour la C1, tandis que seulement six proviendront des barrages. Ces derniers devraient ainsi désormais voir exclusivement s'affronter des clubs issus des championnats dits « intermédiaires » (France, Portugal, Russie, Pays-Bas, Suisse...), ainsi que ceux issus des « petites » fédérations (Danemark, Pologne, Chypre, etc.). La « voie des champions » , une des mesures les plus emblématiques du mandat de Michel Platini instaurée en 2009, devrait néanmoins être maintenue : celle-ci permet aux champions de « petites nations » , classées au-delà de la 15e place à l'indice UEFA, d'accéder à la phase de groupes via les barrages en ne s'affrontant qu'entre eux.

Rester au contact de la Premier League


Derrière cette volonté manifeste de faciliter l'accès à la C1 aux clubs issus des championnats majeurs, l’argument économique domine sans surprise. Pour les grands clubs, le format actuel ne rapporte pas assez de droits télévisés. L’Association européenne des clubs (ECA, l’organisation qui représente les intérêts des clubs du football européen), dont le comité exécutif est nettement dominé par les formations les plus puissantes du football continental, a à plusieurs reprises brandi la menace de constituer une ligue privée, qui regrouperait les plus grands clubs européens : « Il ne faut pas exclure que, dans le futur, on puisse créer un championnat européen avec les grands clubs d'Italie, d'Allemagne, d'Angleterre, d'Espagne et de France, sous l'égide de l'UEFA ou d'une organisation privée » , déclarait ainsi le président de l’ECA, Karl-Heinz Rummenigge, début 2016.


En un sens, cette ligue privée existerait déjà officieusement selon Raffaele Poli, le responsable de l’Observatoire du football du centre international d’étude du sport : « On peut dire que la Premier League et ses droits TV énormes constituent déjà une forme de NBA à l’européenne. Les autres grands championnats historiques misent donc désormais sur la C1 pour ne pas trop rester à la traîne derrière les Anglais » . Une idée corroborée par Rummenigge lui-même, qui déclarait fin novembre 2015 que « les nouveaux droits TV de la Premier League constituaient une menace pour les autres championnats européens » . Pour cause, les droits TV du championnat anglais pour la période 2016-2019 ont été attribués pour un montant s’élevant à 6,92 milliards d’euros, soit 2,3 milliards d’euros par saison. Lors de la saison 2015-2016, les clubs participant à la C1 n’ont touché, eux, qu'un peu plus d’1,3 milliard d’euros tous revenus confondus. La dernière réforme de la C1 leur garantirait, selon les estimations de l’UEFA, un montant beaucoup plus important, d’environ 2 milliards d’euros. En tout, les revenus générés par les compétitions de l’UEFA (C1, C3 et Supercoupe d'Europe) sur la période 2018-2021 sont estimés à 3,2 milliards d’euros pour environ 2,4 milliards actuellement. Un joli pactole dont pourront donc systématiquement bénéficier les quatre premiers des quatre plus grands championnats européens. Mais qui ne devrait que beaucoup plus modérément bénéficier aux clubs qui disputeront la Ligue Europa : quand la dotation globale des clubs disputant la C1 devrait augmenter de 49%, celle de ceux jouant la C3 ne devrait croître que de 23%. Autrement dit, la puissance économique des clubs disputant les deux compétitions devrait se creuser lors des saisons à venir : « On dévalorise la Ligue Europa. Aujourd'hui, la redistribution aux clubs participants est basée sur un ratio fixe de 3,3 pour 1 entre la C1 et la C3. À partir de 2018, on passe à un ratio de 4 à 1, en défaveur de la Ligue Europa » , explique Raffaele Poli.

Le poids croissant de l’ECA


Des changements majeurs que beaucoup attribuent à l’influence grandissante de l’Association européenne des clubs sur l’UEFA. En 2015, le comité exécutif de l’UEFA accueillait ainsi en son sein deux représentants de l’ECA en la présence du directeur général du Bayern Munich, Karl-Heinz Rummenigge, et du président de la Juventus Turin, Andrea Agnelli. La même année, L’ECA a également obtenu de l’UEFA une augmentation de la compensation donnée aux clubs dont les joueurs disputeront l’Euro 2020. Un chiffre minimal de 200 millions d’euros aurait été fixé. Plus récemment, le 25 août dernier, une des mesures instaurée par la dernière réforme de la C1 prévoit enfin la création d’une filiale « dont la moitié des gérants sera désigné par l'UEFA et l'autre moitié par l’ECA, qui sera appelée à jouer un rôle stratégique dans la détermination de l'avenir et la gestion des compétitions de clubs » , explique l’UEFA sur son site internet.


En France, la réforme ne trouve que peu de partisans. Seul Jean-Michel Aulas, membre du comité exécutif de l’ECA, l'a défendu : «  On ne peut pas dire qu'on est pénalisés. C'est une réforme qui peut-être améliorée, mais n'a pas un caractère de révolution et n'est pas une catastrophe » , expliquait-il à L’Équipe le 2 septembre. Avant néanmoins d'affirmer n'avoir été mis au courant du nouveau format de la C1 que le jour même de son annonce officielle par l’UEFA, le 25 août. Un format auquel s’oppose fermement la quasi-intégralité des clubs de Ligue 1. Une contestation incarnée par Bernard Caiazzo, le président du syndicat Première Ligue, qui n’hésite pas à parler de « plus grand scandale de l’histoire du football européen. C’est une réforme qui s’est décidée en cachette... Ça illustre la mainmise de l’ECA, et plus spécifiquement de l’axe germano-italien, sur l’UEFA... Le directeur général de la LFP et les présidents de club ont appris l’existence de cette réforme le jour même de son annonce. Comment peut-on décider de changements qui engagent l’ensemble du foot européen sans consulter les clubs ? Sur la forme, on ne peut pas imaginer pire. »

La vaine course à l'Italie ?


Sur le fond, les changements ne semblent pourtant pas fondamentalement catastrophiques pour les clubs français : le troisième de Ligue 1 devrait jouer directement les barrages sans passer comme aujourd'hui par le troisième tour préliminaire. Des barrages plus abordables qu'aujourd'hui, puisqu'ils n'incluraient pas de clubs issus du top 4 européen. « Mais les quatre grands championnats actuels et surtout l’Italie figent leur position dominante » , rétorque Caiazzo. « Les Italiens bénéficient de quatre clubs directement qualifiés contre deux aujourd'hui. Dans ces conditions, il devient impossible pour la France de les rattraper au coefficient UEFA. La participation systémique de quatre de leurs clubs à la C1 permettra également aux clubs italiens d’engranger des revenus supérieurs à ceux des clubs français, ce qui creusera un écart inévitable en matière de qualité sportive. »


Des réactions épidermiques, qui pourraient bien n’avoir qu’un effet extrêmement limité. Pour preuve, cette réforme a été annoncée à peine plus de deux semaines avant l’organisation de l’élection du nouveau président de l’UEFA, prévue pour le 14 septembre. « Quelle autorité est censé avoir le nouveau président de l'UEFA quand toutes les réformes majeures ont été décidées avant son élection ? » s'insurge Bernard Caiazzo. Comme un signe que les dés sont sans doute déjà jetés. Et qu’ils le sont probablement depuis longtemps déjà. En 1995, Eduardo Galeano, intellectuel et romancier uruguayen passionné de football, écrivait : « En ce monde de fin de siècle, le football professionnel condamne ce qui est inutile, et est inutile ce qui n'est pas rentable. » Deux décennies plus tard, difficile de lui donner tort.

Par Adrien Candau
Modifié

Dans cet article

J'ai beau chercher les mots"passion", "supporters" ou "intérêt général", j'ai rien vu.
Par contre, des chiffres, du pognon...mais pas de trace de foot à l'UEFA.
Note : 2
Et si Platini avec tous ses défauts avaient été le dernier gardien du foot à la papa?
JuanSchiaffino Niveau : National
je vais passer pour un gros con, mais sérieusement, je pense parler en toute franchise en disant que jamais j'ai ou j'aurai ou regarder un BATE-Koebenhavn. Donc...
triste et dommage pour les supps de ces "petits" clubs, certes, par contre.
Note : 2
Message posté par LapinCrétin
Pourtant cette réforme va bien dans le sens de "l'intérêt général" et des "supporters". Il n'y a qu'une minorité de personnes qui regardent les matchs de petits championnats. Par contre, les gens sont nombreux à vouloir mater les 4 premiers clubs italiens, allemands, espagnols ou anglais.

La C1 et l'UEFA font un truc qui plait au plus grand nombre, pas une compétition où seuls quelques passionnés se régalent à voir le second de Roumanie contre le premier club chypriote...

Je pige pas pourquoi tout le monde leur tombe dessus; sérieux combien d'entre vous matez les matchs de seconde zone?


Non.

Ton axe de lecture de ces changements est très Francais. Il y a des dizaine de millions de supporters en Ukraine, Croatie, aux Pays-Bas, Grèce, Roumanie, Pologne et tant d'autres nations, qui risquent de ne plus jamais voir leurs clubs en C1 à cause de réforme de ce type.

Que ,toi, ca te fasse chier de regarder un Zagreb-Stauea, pas de soucis, mais ca en enthousiasme des millions d'autres. Et on enlève toute possibilité à ces clubs de rattraper ne serait ce qu'un peu leur retard avec les gros en les privant des revenus toujours croissants de la C1.

Le football appartient à tout le monde et ne se joue pas que dans quatre pays européens.
*leur retard sur les gros
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Message posté par LapinCrétin
Pourtant cette réforme va bien dans le sens de "l'intérêt général" et des "supporters". Il n'y a qu'une minorité de personnes qui regardent les matchs de petits championnats. Par contre, les gens sont nombreux à vouloir mater les 4 premiers clubs italiens, allemands, espagnols ou anglais.

La C1 et l'UEFA font un truc qui plait au plus grand nombre, pas une compétition où seuls quelques passionnés se régalent à voir le second de Roumanie contre le premier club chypriote...

Je pige pas pourquoi tout le monde leur tombe dessus; sérieux combien d'entre vous matez les matchs de seconde zone?


Tu confonds supporter et consommateur.

Bien évidemment que le supporter est lésé. Personne ne regarde un match entre des roumains et des chypriotes ? Ben si, les supporters roumains et chypriotes.

Mais c'est sûr, ils sont moins nombreux que le milliard de supporters de Man Utd ou du Real abonné à Bein Sport.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Message posté par Galan
Non.

Ton axe de lecture de ces changements est très Francais. Il y a des dizaine de millions de supporters en Ukraine, Croatie, aux Pays-Bas, Grèce, Roumanie, Pologne et tant d'autres nations, qui risquent de ne plus jamais voir leurs clubs en C1 à cause de réforme de ce type.

Que ,toi, ca te fasse chier de regarder un Zagreb-Stauea, pas de soucis, mais ca en enthousiasme des millions d'autres. Et on enlève toute possibilité à ces clubs de rattraper ne serait ce qu'un peu leur retard avec les gros en les privant des revenus toujours croissants de la C1.

Le football appartient à tout le monde et ne se joue pas que dans quatre pays européens.


C'est un très beau post fantôme.
Note : 2
par contre quand je vois les arguments des partisans à cette réforme, notamment ceux de Rummenigge qu'il balance tous les 3 mois dans des interviews, j'ai envie de lui demander jusqu'à quel point il considérera que le Bayern ne gagne pas assez d'argent.

Non parce que je veux bien que la Premier League touche des droits TV de dingue, que le Real et le Barça se mettent bien aussi en les négociant de leur côté (si ce système est toujours en place du moins), mais le Bayern n'est pas à plaindre et fait déjà ce qu'il veut niveau stratégie économico-sportive.

La réforme de la LDC va dans le sens d'un renfermement toujours plus poussé des gros clubs entre eux.
Du coup c'est ce qui me fait penser que la ligue européenne fermée est déjà dans les cartons et que ce n'est qu'une question de temps avant que l'intérêt que j'ai pour le foot ne s'envole
insane in my brain Niveau : Loisir
C'est un utopiste notre ami Karl. Niquer l'aléa sportif au profit de la pérennité financière. C'est son dada.
Note : 1
Message posté par O Alegria Do Povo
Tu confonds supporter et consommateur.

Bien évidemment que le supporter est lésé. Personne ne regarde un match entre des roumains et des chypriotes ? Ben si, les supporters roumains et chypriotes.

Mais c'est sûr, ils sont moins nombreux que le milliard de supporters de Man Utd ou du Real abonné à Bein Sport.


Le système UEFA est indexé sur les audiences alors qu'il devrait l'être sur les performances et une certaine équité sportive.
St Étienne, Bastia, OM, Bordeaux... A part le PSG qui a la carte coupe-file, les autres clubs n'auront plus que des souvenirs d'Europe.
2001, Troyes vainqueur de l'intertoto face à Newcastle, en compagnie du PSG et d'Aston Villa.
Exit les surprises, bienvenue à la monotonie.
Note : 1
Je refuse de soutenir une telle hérésie. Je préfère mille fois regarder un match du Celtic, du Steaua, du Dinamo Zagreb, bref des matchs étiquetés c3 que 50 real/barça ou ManU/milan ac. Allez vous faire voir, ceux qui veulent une ligue fermée pour rester entre riches.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Message posté par JuanSchiaffino
ne le cites surtout pas trois fois, du coup [flippe


Arrête, c'est des trucs de gosses ça ! On a passé l'âge.

Candyman, Candyman, Candyman !

Ahah ! Tu vois ! Il ne s'est rien
Message posté par Ligue3
Je refuse de soutenir une telle hérésie. Je préfère mille fois regarder un match du Celtic, du Steaua, du Dinamo Zagreb, bref des matchs étiquetés c3 que 50 real/barça ou ManU/milan ac. Allez vous faire voir, ceux qui veulent une ligue fermée pour rester entre riches.


C'est bien. Tu pourras mater leur match de championnat.
La Duchesse d'Aquitaine Niveau : Loisir
Note : 3
Quand j'étais jeune une douzaine de clubs pouvaient gagner la C1.

Les clubs les plus forts n'étaient pas aussi forts que maintenant sauf conjoncture exceptionnelle comme le Milan de Sacchi, mais les talents étaient répartis assez équitablement.

Le Steaua Bucarest, Le PSV Eindhoven, L'Etoile rouge de Belgrade ou l'Olympique de Marseille firent ainsi des vainqueurs forts légitimes de la reine des coupes d'Europe avec leur Belodedici, Gerets, Savicevic ou Boksic.

Et puis il y a eu l'arrêt Bosman.

L'oeuf du serpent libéral (cf Bergmann).

Les clubs perdirent ainsi leur identité sauf les plus privilégiés d'entre eux. Et ce grâce à cette stupide notion typiquement libérale de la "libre circulation des facteurs de production" (cf terminale ES).

Le mercenariat était institué en norme, finie l'époque où seules les immenses stars, les Platini, les Papin ou les Kopa pouvaient aller monnayer leur génie ailleurs.

Morts aux clubs, place aux employeurs.

Et puis ils réformèrent la C1 en y intégrant les deuxièmes de championnats dans un premier (et court) temps.

La ligue des champions portait ainsi fort mal son nom.

Comme les pays riches concentraient + de stars, la reine des coupes d'Europe devait concentrer + de clubs des pays riches.

Et puis ils rajoutèrent les troisièmes voire quatrièmes de championnat pour les championnats les plus riches. Ai-je dit les plus riches? Je voulais dire performants bien sûr.

Ce faisant ils génocidèrent la C2, trop romantique, pas assez rentable, encore trop ouverte au succès pour des pays ou des clubs pas assez riches, pas assez chers mon fils! (cf la pub clio des années 90).

Et cette C3, cette splendide C3 qui regardait droit dans les yeux la C1 quand celle-ci ne concentrait encore que des champions, la C3 s'affaissa et devint la deuxième division assumée des coupes d'Europe, à tel point qu'on en vint à se demander à quoi elle peut encore servir, à l'heure où l'argent ne fait que sévir.

Et puis les prix s'étaient envolés, car racheter les années d'un contrat devenait fort onéreux quand les sponsors et les salaires avaient planté leur drapeau sur le corps de mon ancien bien-aimé sport.

Maintenant il suffit à n'importe quel club de vendre son cul au plus offrant pour espérer peser. Ça avait toujours existé certes mais là c'était dans des proportions où le démuni ne pouvait même plus espérer lutter. Au diable le mérite, au diable le travail, au diable le stupide FC Nantes, le démodé Dynamo Kiev, qu'ils crèvent ces clubs qui avaient une éthique, un code, des valeurs, une ambition sportive, une CULTURE! Trouve-toi ton mécène! Casse-toi tu pues et marche à l'ombre, c'est fini l'époque où tu pouvais espérer conclure (cf Michel Blanc).

Alors comme beaucoup constatant que mon sport était devenu un truc de bourgeois libéraux et qu'il avait vendu son âme je me mis à le bouder.

Fini les abonnements, fini le match au stade, on essaie tant bien que mal de stopper l'addiction et on laisse le bourgeois se repaître du cadavre d'un sport qu'il méprisait tant de son vivant.

C'est pas grand chose mais c'est tout ce qu'on peut faire, nous, les petites gens.

Et puis il nous reste les équipes nationales, comme une bulle relativement préservée, où le maillot pèse encore plus que les sponsors, les larmes de Thuram, Neymar ou CR vibrant pour leurs si belles patries, de cet amour qu'aucune liasse ne pourra jamais corrompre.

Hein comment ça ils vont faire une coupe du monde au Qatar?
Note : 1
Message posté par O Alegria Do Povo


Mais c'est sûr, ils sont moins nombreux que le milliard de supporters de Man Utd ou du Real abonné à Bein Sport.


Oui, et peut être qu'il y aurait beaucoup plus de supporters de l'Ajax, du Celtic, d'Anderlecht, ou du Dynamo Zagreb si ces équipes disposaient des moyens de garder leurs joueurs ou même d'en acquérir des bons. Pour ça il faudrait qu'ils aient accès aux grandes compétitions comme la C1 et façon régulière et qu'on réglemente le marché des transferts, mais c'est l'inverse de ce qui est en train de se produire.

Dire qu'on préfère voir un Manchester - Real qu'un Bucarest - Celtic c'est plaider pour l'immobilisme, au delà des noms, n'importe quel club devrait pouvoir avoir une bonne équipe.

L'équation est simple, les gros clubs veulent stabiliser leurs positions et donc rendre leur participation à la C1 moins incertaines, la logique financière a pris le pas sur l'équité sportive du fait du poids de ces clubs au niveau des institutions. Le football est un sport qui est en train de mourir.
Du coup pour la C3, ils gardent le même nombre de qualifiés ?

Parce que si c'est pour toujours avoir 4x4 équipes toujours qualifiés en C1, il aurait fallu compenser et diminuer le nombre de qualifiés/barragistes en C3.
Comme apparemment la C3 ne vaut "rien" financièrement, autant laisser plus de chances aux petites équipes de la remporter.
Ce serait leur seul moyen d'engranger des points UEFA.

Utopique ?
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Message posté par Lothaire
Oui, et peut être qu'il y aurait beaucoup plus de supporters de l'Ajax, du Celtic, d'Anderlecht, ou du Dynamo Zagreb si ces équipes disposaient des moyens de garder leurs joueurs ou même d'en acquérir des bons. Pour ça il faudrait qu'ils aient accès aux grandes compétitions comme la C1 et façon régulière et qu'on réglemente le marché des transferts, mais c'est l'inverse de ce qui est en train de se produire.

Dire qu'on préfère voir un Manchester - Real qu'un Bucarest - Celtic c'est plaider pour l'immobilisme, au delà des noms, n'importe quel club devrait pouvoir avoir une bonne équipe.

L'équation est simple, les gros clubs veulent stabiliser leurs positions et donc rendre leur participation à la C1 moins incertaines, la logique financière a pris le pas sur l'équité sportive du fait du poids de ces clubs au niveau des institutions. Le football est un sport qui est en train de mourir.


De toute façon, on ne pourra pas inverser la tendance. L'arrêt Bosman a signé la mort de la spécificité culturelle du foot.

On a toujours des confrontations de style, mais ce sont des confrontations tactiques qui n'ont plus rien à voir avec les spécificités culturelles des nations. La culture, le climat, le morphotype des peuples, tout ça offrait d'infinies variations, d'infinies nuances.

C'était surtout un facteur d'identification bien plus viscéral que le choix du plus fort, du plus beau, du plus unanime.
barth_reuse Niveau : Loisir
En plus de créer des écarts entre championnats, cette réforme va renforcer les fossés à l'intérieur des championnats. Les clubs qui participeront à la C1 vont encore plus se détacher par rapport aux clubs qui ne l'atteignent pas.. Tellement dommage pour l'ensemble du football !
Note : 1
Message posté par Galan
Non.

Ton axe de lecture de ces changements est très Francais. Il y a des dizaine de millions de supporters en Ukraine, Croatie, aux Pays-Bas, Grèce, Roumanie, Pologne et tant d'autres nations, qui risquent de ne plus jamais voir leurs clubs en C1 à cause de réforme de ce type.

Que ,toi, ca te fasse chier de regarder un Zagreb-Stauea, pas de soucis, mais ca en enthousiasme des millions d'autres. Et on enlève toute possibilité à ces clubs de rattraper ne serait ce qu'un peu leur retard avec les gros en les privant des revenus toujours croissants de la C1.

Le football appartient à tout le monde et ne se joue pas que dans quatre pays européens.


tu as bien raison, je suis serveur à barcelone et avec les années ( et on a pas que le foot, ya hand et basket aussi) j ai pu constater que chypre a des ultras (qui rigolent pas d ailleurs) que faut pas faire chier les fans de basket lituaniens parce que le nain de la bande fait 110kg etc.
mardi prochain on reçoit le celtic, représentant d un chmapionnat mineur et je peux te dire qu un match à barcelone quand c est encore l été (la canicule même) ça va etre la folie, de lundi midi à mercredi matin tout le centre va etre plein de gens en vert, pales et bourrés.
comme c est le celtic ça va bien se passer. apres on a le représentant d un championnat majeur, city et ça va etre bien plus tendu. sont pas méchants mais pas sympas non plus, les dernieres fois ils se sont battus qu entre eux au moins
et si les boules chaudes et froides existent s il vous plait, plus jamais de barça-chelsea
faut pas oublier que le foot français avant st etienne et ensuite jusqu´a marseille et paris n existait pas internationalement et que rencontrer une grosse equipe c etait deja la fete
et on devrait pas appuyer des reformes penalisant les petits parce qu entre notre statut intermediaire et lutter avec la grece ya qu un retrait des quataris
ah merde un paragraphe s est perdu en route
le point était que ces supporters sont contents de suivre leurs equipes, de lutter avec les gros clubs.
leicester en premier league c est un peu comme si le galatasaray ou bte borisov gagnait la champions, et ça a plus fait pour l engouement des non fans de foot que tous les titres de MU le bayern ou le real.
ce serait dommage de se priver de cette possibilité.
le pire ayant été l horrible double phase de groupe, interminable, avec un second tour plus que relevé, meme une super equipe qui tournait bien ne pouvait pas lutter, fallait un groupe homogene de 25 joueurs, ça laissait pas de place au hasard et c etait chiant
ZizouGabor Niveau : CFA
Note : 1
Le foot pro est presque mort. Alors faites comme moi, si vous êtes encore en forme physique, jouez les matchs de largeur de terrain et faites des tournois avec des potes et des inconnus, quand vous vous faites sortir par une équipe, on se regroupe, ça rigole et ça discute de tout, tactique pour le match d'après, politique, gonzesses etc. La dernière fois je me suis mis à parler du "Pèlerinage de Childe Harold" de Lord Byron avec un môme du 16e arrondissement, il n'y a que dans les coms de SoFoot que ce type de chose peut arriver ...
Et puis ça fume des joints, ça boit de la bière, bref c'est "bon enfant" (même si t'auras toujours des branleurs qui supportent pas la pression et qui se bastonnent car le foot devient un défouloir pour eux).
Mais en général, les mômes de 20 ans sont à éviter, ils sont beaucoup trop 1er degré en général et ils sont fatigués au bout de 2 matchs !
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
Je veux bien pleurer avec vous mais en considérant les choses à tête reposée, cette réforme élitiste n'est-elle pas simplement une traduction de jure de ce qui était déjà établi de facto?

Regardons le nombre de participants issus des 4 grands championnats depuis la saison à laquelle était mise en places les barrages avec voie des champions et voie des non-champions (2009-2010) sachant que le nombre maximal est de 15 jusqu'à 2015-2016 où il est passé à 16:

2009-2010: 15
2010-2011: 14 (dont 1 élimination entre eux, le Werder sort la Samp)
2011-2012: 15
2012-2013: 13
2013-2014: 15
2014-2015: 14 (dont 1 élimination entre eux, Bilbao éjecte le Napoli
2015-2016: 15 (dont 1 élimination entre eux, Leverkusen qui sort la Lazio)

Eh, oui vous pleurez pour une ou deux équipes grand maximum qui ne change rien au fait que si on rajoute le PSG à ces clubs de part son budget, son effectif et ses récents parcours en C1, ce top 17 ne fait que s'éliminer entre eux depuis des années.

Cette réforme ne va pas pour me déplaire parce que les top teams sont bien plus dérangés par les quatrièmes de quatre grands championnats que par l'APOEL Nicosie ou Ludogorets . De plus, on peut difficilement à la fois se plaindre du manque d'intérêt et de suspense des premiers tours de la compétition et déplorer la présence de plus de bonnes équipes. Au cas où vous l'aurez oublié, la réforme Platini qui a donné l'accès aux phases de poules a fortement contribué aux premiers tours pourris avec les scores gags pris par le Dinamo Zagreb, Zilina, Malmo..

Si la présence de ces équipes permettent de faire en sorte que la C1 représente plus l'ensemble des pays du continent et ravive un peu l'esprit originel de la compétition, dans le cadre d'un football business complètement dérégulé avec un immense pouvoir de l'argent et des transferts en grand nombre, tout ce que peuvent faire ces équipes, c'est prendre les millions dus à la participation et servir de chair à canon/fournisseur de points à un peu tout le monde ou presque.

Celui qu'il faut taper, c'est Bosman! (Je plaisante hein!)
Note : 2
Message posté par La Duchesse d'Aquitaine
Quand j'étais jeune une douzaine de clubs pouvaient gagner la C1.

Les clubs les plus forts n'étaient pas aussi forts que maintenant sauf conjoncture exceptionnelle comme le Milan de Sacchi, mais les talents étaient répartis assez équitablement.

Le Steaua Bucarest, Le PSV Eindhoven, L'Etoile rouge de Belgrade ou l'Olympique de Marseille firent ainsi des vainqueurs forts légitimes de la reine des coupes d'Europe avec leur Belodedici, Gerets, Savicevic ou Boksic.

Et puis il y a eu l'arrêt Bosman.

L'oeuf du serpent libéral (cf Bergmann).

Les clubs perdirent ainsi leur identité sauf les plus privilégiés d'entre eux. Et ce grâce à cette stupide notion typiquement libérale de la "libre circulation des facteurs de production" (cf terminale ES).

Le mercenariat était institué en norme, finie l'époque où seules les immenses stars, les Platini, les Papin ou les Kopa pouvaient aller monnayer leur génie ailleurs.

Morts aux clubs, place aux employeurs.

Et puis ils réformèrent la C1 en y intégrant les deuxièmes de championnats dans un premier (et court) temps.

La ligue des champions portait ainsi fort mal son nom.

Comme les pays riches concentraient + de stars, la reine des coupes d'Europe devait concentrer + de clubs des pays riches.

Et puis ils rajoutèrent les troisièmes voire quatrièmes de championnat pour les championnats les plus riches. Ai-je dit les plus riches? Je voulais dire performants bien sûr.

Ce faisant ils génocidèrent la C2, trop romantique, pas assez rentable, encore trop ouverte au succès pour des pays ou des clubs pas assez riches, pas assez chers mon fils! (cf la pub clio des années 90).

Et cette C3, cette splendide C3 qui regardait droit dans les yeux la C1 quand celle-ci ne concentrait encore que des champions, la C3 s'affaissa et devint la deuxième division assumée des coupes d'Europe, à tel point qu'on en vint à se demander à quoi elle peut encore servir, à l'heure où l'argent ne fait que sévir.

Et puis les prix s'étaient envolés, car racheter les années d'un contrat devenait fort onéreux quand les sponsors et les salaires avaient planté leur drapeau sur le corps de mon ancien bien-aimé sport.

Maintenant il suffit à n'importe quel club de vendre son cul au plus offrant pour espérer peser. Ça avait toujours existé certes mais là c'était dans des proportions où le démuni ne pouvait même plus espérer lutter. Au diable le mérite, au diable le travail, au diable le stupide FC Nantes, le démodé Dynamo Kiev, qu'ils crèvent ces clubs qui avaient une éthique, un code, des valeurs, une ambition sportive, une CULTURE! Trouve-toi ton mécène! Casse-toi tu pues et marche à l'ombre, c'est fini l'époque où tu pouvais espérer conclure (cf Michel Blanc).

Alors comme beaucoup constatant que mon sport était devenu un truc de bourgeois libéraux et qu'il avait vendu son âme je me mis à le bouder.

Fini les abonnements, fini le match au stade, on essaie tant bien que mal de stopper l'addiction et on laisse le bourgeois se repaître du cadavre d'un sport qu'il méprisait tant de son vivant.

C'est pas grand chose mais c'est tout ce qu'on peut faire, nous, les petites gens.

Et puis il nous reste les équipes nationales, comme une bulle relativement préservée, où le maillot pèse encore plus que les sponsors, les larmes de Thuram, Neymar ou CR vibrant pour leurs si belles patries, de cet amour qu'aucune liasse ne pourra jamais corrompre.

Hein comment ça ils vont faire une coupe du monde au Qatar?


Il est très bien ton message. Mais en totale contradiction avec celui où tu veux 20 places pour les européens au mondial.
ZizouGabor Niveau : CFA
@Coach Kévinovitch,

c'est pas seulement la ligue oligarchique des champions qu'on critique, c'est tout le foot capitaliste et par extension cette idéologie mortifère où seuls ceux qui détiennent ce capital sont libres de faire ce qu'ils veulent sans la moindre responsabilité, du moins pour l'instant ...

Et vaut mieux laisser Bosman tranquille, il est ruiné, dépressif et alcoolique depuis la fin de sa carrière de footeux. Il a été radié du CPAS (aide sociale en Belgique) en Juin 2015. Il aurait même fait un an de taule pour avoir tabassé sa meuf et sa fille.
Luc Misson, l'avocat de Jean-Marc Bosman à l'époque, disait en 2007:
« L'arrêt Bosman, c'était tout sauf l'ultralibéralisme. C'était au contraire mettre l'être humain au centre, faire d'un footballeur un travailleur comme un autre. Mais la Commission européenne a détricoté l'arrêt. » Bref, tout est dit.
Note : 1
quelle sera belle c'est Ligue des CHAMPIONS qui exclue d'emblée 75% des champions européens.

Pour ceux qui ont pour argument qu'on ne rattrapera pas l'Italie avec cette réforme. La France n'a JAMAIS marqué plus de point au coef UEFA que l'ITALIE.

BOSMAN a tout tué. Aujourd'hui la concentration des quelques superstars dans 7/8 clubs et des très bons joueurs toujours dans ces 7/8 clubs + une petite dizaine supplémentaires, a tué la compétitivité des centaines de clubs européens restants.
Au nom d'une esbrouffe de liberté du travail (hahahahaha), un de ses 7/8 clubs peut se permettre de mettre sur le banc le joueur qui serait le facteur x d'un club concurrent tuant ainsi tout suspens domestique et européens depuis 10 ans.

Pour faire revivre un foot aujourd'hui à l'agonie (pays de l'est, ecosse, belgique, PB, pays nordique) et ces clubs mythiques aujourd'hui réduit au rang de nains punching ball (ajax, celtic, rosenborg, steaua, etoile rouge de belgrade, anderlecht), la réforme passe par les 7 pays dominants (enfin surtout les 4)... des quotas de joueurs nationaux époque pré-bosman.

Moi je veux revoir, ces clubs compétitifs dans une grande compétition, avec la ferveur que cela apporte, le brassage et la fin de la monotonie.

Bon je retourne me palucher sur les VHS des années 70/80 et début 90.
Note : -1
Qu'on fasse vite une ligue européenne. Et que les grincheux aillent mater du football amateur régional s'ils ont envie de se faire chier. En fait, ils causent, mais au final ils seront quand même devant leur poste à regarder les grosses affiches.
Note : 1
Alors tout d'abord, je me gausse ici du capitalisme à deux vitesses dont semblent être friand JMA et Rummenigge. C'est assez marrant de voir comment on protège son pré carré des fois que des nouveaux riches n'arrivent (distorsion de concurrence toussa) alors que l'on milite en sous-main pour la même approche en Europe.

Véritable fou de foot, je ne suis plus que d'un oeil distrait aujourd'hui. J'étais bien plus intéressé par notre élimination pitoyable à Videoton de 84 que des joutes milliardaires. Je regrette vivement la C2, l'ajout des 2nd, 3e et 4e versés dans une Ligue des Non Champions.

L'UEFA et les plus gros clubs courent vers une ligue fermée à l'Américaine mais la culture des sports ricains (pas de descente, franchises "déménageables") ne correspond pas à notre esprit de clocher. Et dans quelques années, à force de baiser ensemble, le cerveau va moins bien s'irriguer. D'autant que pour que celle ci ait une valeur réelle, il faut des règles communes (impôts, salary cap, charges et tout ça).
Bref, triste nouvelle qui va encore plus me détourner de suivre ce sport et m'inciter à me pencher vers le curling ou la GRS.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Comment peux-tu dire que le foot amateur est chiant ? Faut vraiment avoir perdu foi en le ballon pour dire ça.

Ce qui pose problème dans cette histoire, ce n'est pas la différence abyssale entre les cadors et les plus petits (c'est problématique mais ce n'est qu'une conséquence), ce qui pose problème c'est le monopole tacite qui permet à une poignée d'élus de s'auto-alimenter sur le dos des plus petits pour fonctionner en vase clos, renforcer leur suprématie et contrôler le marché.

La beauté du foot est intimement liée à sa diversité. C'est ce qui donne les plus beaux affrontements.

Voir un énième Batman 6 vs Superman 8, ça fait sûrement kiffer les types en manque téstostérone, mais ça appauvrit considérablement le champ des possibles. Il y a certainement plus de cinéma dans un petit film d'auteur ouzbek que dans un blockbuster, plus d'innovation, plus d'appétit, plus de sincérité.

Le problème, c'est que pour savoir qu'un autre football est possible, il faut aller voir ailleurs, faut un peu d'audace et beaucoup de curiosité. Faut surtout que ces footballs là soient un minimum médiatisés, partageable, ce qui n'est pas le cas.

Serpent mortifère qui mord sa petite queue.
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
Note : 1
Message posté par ZizouGabor
faire d'un footballeur un travailleur comme un autre.


Alors que la libéralisation du football était déjà en marche dans les cerveaux des têtes pensantes de ce jeu et des politiques cf le rapport Taylor de 1990 pour les stades anglais, le dernier et principal garde-fou du football de Papa était justement que le footballeur NE SOIT PAS un travailleur comme un autre.

En faisant sauter cela, il est devenu un travailleur comme un autre donc dans les cadres de l'UE comme de l'EEE, il n'y avait plus lieu qu'il y a des quotas de travailleurs étrangers européens, ce qui s'est traduit en football par la fin de la règle du 8 joueurs nationaux + 3 étrangers, ce qui a permis et justifié l'explosion du nombre des transferts et donc renforcé le pouvoir de l'argent donc des gros clubs.

Cette règle limitait le nombre de transferts, permettait que les équipes conservent une identité locale et que les grandes équipes des petits championnats conservent beaucoup plus longtemps leurs talents.
Pierre du Bayern Niveau : CFA2
Je lis dans les commentaires que personne ne regarde de matchs entre Chypriotes, polonais ou roumains, à par les chypriotes, polonais ou roumains.

Non mais vous êtes sérieux ?

Et vous pensez aimer le foot parce que vous loupez aucun match de Madrid ?
La Duchesse d'Aquitaine Niveau : Loisir
Note : 1
Message posté par gonzolo
Qu'on fasse vite une ligue européenne. Et que les grincheux aillent mater du football amateur régional s'ils ont envie de se faire chier. En fait, ils causent, mais au final ils seront quand même devant leur poste à regarder les grosses affiches.


Oui l'enjeu est là, il faut maintenant que ceux qui soient dégoûtés ne donnent plus un seul sou (en tout cas le moins possible) au foot de club.

C'est notre seule arme bien qu'elle puisse paraître dérisoire, si on s'y met tous on pèsera.

Nous ne sommes pas tous des consommateurs décérébrés et vulgaires (te sens pas visé).

Pas de canal +, pas de be in sport, pas de stade c'est déjà un très bon début si in s'y met à beaucoup.
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
Message posté par Ubriacone
C'est effectivement paradoxal que l'initiative de Bosman, tout à fait louable au départ débouche sur une jurisprudence permettant aux clubs les plus riches de faire main basse sur tous les talents de la planète.

Dans le même registre, il y a le combat mené par la génération Kopa, Fontaine, Hidalgo dans les années 60 pour que les joueurs arrêtent d'être des objets et qui déboucha là encore sur le grand n'importe des agents et des transferts.


Cela se produit parce que les footballeurs sont trop peu méfiants et oublient qu'il y a tout un tas de personnes autour et au dessus d'eux qui n'ont que des desseins financiers et attendent et/ou anticipent et/ou planifient le moindre changement de réglementation ou de contexte pour en profiter.
ZizouGabor Niveau : CFA
Note : 1
Alors va pour la ligue européenne, pas de problème ...

Et puis dans quelques décennies dans cette ligue, 5 clubs (au pif, Barça, Real Madrid, Bayern, Juventus, Manchester Utd) vont s'accaparer les meilleurs joueurs issus des autres clubs de cette ligue, qui perdra donc son intérêt. Mais sachant que les supporters chinois sont encore trop cons pour donner de la valeur au foot pro, ces 5 clubs s'installeront en Chine et créeront la "Superleague Riz Cantonnais".
Et dans le même temps ce petit groupe de supers joueurs se mêleront et feront des matchs inédits dans le monde entier, diffusé en "pay-per-view", pour le plus grand bonheur des consommateurs de foot ...

Et puis la Chine, 1ère puissance mondiale en 2100, s'accaparera par 5 clubs/entreprises chinois(es) des meilleurs joueurs issus notamment des 5 clubs européens pré-cités, qui finiront par disparaitre et finalement, il n'y aura plus que 5 clubs/entreprises de foot (chinois) qui s'accaparera les meilleurs joueurs de foot dans le monde entier, à l'issue d'une détection aux limites de l'inacceptable (car peu d'offres, mais beaucoup de demandes). Les résultats des matchs seront prédeterminés, scenarisés, filmés par les meilleurs cinéastes et le football en tant que sport, laissera place au Football Entertainment comme pur divertissement. Jusqu'au jour où ...

Enfin bref, vive le capitalisme !
En gros, on veut voir des "petites" équipes taper ou du moins résister aux grosses.
J'avoue avoir préféré regarder Pays de Galles - Belgique qu'Italie Allemagne, que j'ai quand même apprécié.
Le but n'étant pas de se dire, ouin ouin, y a que des Barça - Chelsea tout le temps. Mais peut-être que si y en avait moins, ça rendrait la chose plus excitante.
Et puis franchement, vous imaginez un Bate Borisov qui vaincrait le Real en finale de C1. Ce serait complètement fou. Et je pense que dans notre esprit français, beaucoup aimerait voir un tel scénario. On aime les outsiders.

Sinon considérer le tirage intégrale en poules.
Une poule de quatre gros champions, une poule avec quatre clubs italiens...
S'ils veulent tous y être, autant les mettre tous ensemble dès le départ.

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