Red Star : la Ligue 2, c'est maintenant ?

À presque mi-parcours, le Red Star vient tout juste de monter sur la troisième marche du podium de National. In extremis, avec une belle manita infligée à Istres. Et même si l'équipe, qui monte en puissance doucement mais sûrement, est en passe de réaliser son objectif Ligue 2, la prudence est de mise.

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5-0. Depuis 2011 et sa remontée en National (quitté pour la dernière fois en 2001), jamais le Red Star n'avait collé une manita à un club en championnat. C'est désormais chose faite depuis ce week-end, après avoir humilié le FC Istres à Parsemain. Grâce à cette victoire éclatante, le club audonien s'installe sur le podium de la troisième division française. Une première depuis la remontée, encore une fois. Aussi réjouissantes soient ces nouvelles, et alors que la trêve hivernale vient de sonner, le Red Star ne doit pas prendre pour acquis une possible montée en Ligue 2.

Comment j'ai détesté les maths, par le Red Star


D'abord, parce que le match face à Istres – avant-dernier du championnat avec dix points et qui en est désormais à treize matchs sans victoire – aurait pu être tout autre. À la 9e minute, Thinan avait vu son but refusé pour une faute de main. Et si les Audoniens en ont planté cinq, ils ont dû attendre la 53e minute pour débloquer la situation. Ensuite, parce que le club du 93, bien que troisième au classement, n'a pas toujours fait dans la victoire éclatante dans cet exercice 2014-15. Oui, il y a bien eu deux 3-0 collés respectivement à Épinal et Le Poiré-sur-Vie. Mais lors de la quinzième journée, par exemple, les Vert et Blanc avaient éprouvé toutes les peines du monde à battre Dunkerque, délivrés en toute fin de match, à la 82e minute, par l'arrière latéral gauche – et trublion du vestiaire – Ielsch.

Issue similaire plus tôt dans la saison face à Colomiers avec un but salvateur de Makhedjouf, alors que les banlieusards toulousains étaient à dix pendant toute la seconde mi-temps. Enfin, parce qu'à chaque fois que le Red Star a collé une branlée à un adversaire, le destin s'est chargé de remettre les comptes à zéro comme il faut. C'est mathématique. En 2011, les gars du 93 avaient battu le PFC 4-0. Puis, les journées suivantes, s'étaient fait étriller par Épinal, puis Niort (3-0, 4-0). En 2012, Cherbourg, battu 3-0, avait été vengé par Boulogne 5-0 par la suite. Quant à Uzès-Pont-du-Gard, le 3-0 qu'ils avaient pris en 2013 avait été annihilé par un 3-2 mis aux Vert et Blanc par Fréjus-Saint-Raphaël. CQFD. La trêve arrive donc à point nommé pour des Audoniens qui auront bien besoin de dinde de Noël et d'une grosse caisse au Réveillon, puis d'un 32e de Coupe de France face à Arles-Avignon, pour conjurer le sort face à Fréjus-Saint-Raphaël, le 9 janvier prochain.

Lefaix et Bellion, les pépés flingueurs


Ceci étant, ces statistiques yo-yo démontrent également une chose : tandis que la victoire finale en Ligue 1 est disputée par le PSG et un adversaire au choix chaque saison depuis trois ans, en National, tout le monde peut monter. Ou descendre. Le Red Star le sait plus que quiconque. Lors de saison 2012-2013, le club de Saint-Ouen avait terminé premier non-relégable avec 46 points. L'année suivante, après avoir cru à la montée jusqu'à une défaite face au GFCO à la 31e journée, ils avaient terminé septièmes avec... 48 points. Cette saison encore, les candidats à la montée se tiennent dans un mouchoir de poche : seulement six points séparent un PFC leader d'un Avranches, cinquième au classement et, surtout, fraîchement promu. Le Red Star est donc troisième avec 29 points, après cinq défaites et deux nuls en seize rencontres de National. Néanmoins, une montée en Ligue 2 reste tout à fait envisageable.

Non pas que le Red Star est « moins faible » que ses poursuivants, loin de là. Si quelques rouages restent encore à huiler, les Vert et Blanc s'efforcent de produire du jeu. Et surtout, ils sont parvenus à combler les problèmes des saisons passées. D'abord, en trouvant un remplaçant de marque au capitaine courage mais vieillissant Samuel Allegro en la personne de Rémi Fournier. Résultat : une troisième meilleure défense de National (13 buts encaissés). Ensuite, en ayant une attaque compétitive. Certes, Gaëtan Laborde avait fini deuxième meilleur buteur de National l'année dernière avec 14 pions, mais il était prêté par les Girondins... Cette année, un Kévin Lefaix de retour de blessure a pris la relève d'un David Bellion qui a commencé la saison en boulet de canon avant de rentrer dans le rang. Les deux pépés flingueurs en sont respectivement à 7 et 6 buts. Soit la moitié des buts marqués par l'effectif (27 buts). Ou soit le total d'un Cédric Sabin meilleur buteur du club audonien en 2012-2013. À l'issue de cette saison-là, le président Patrice Haddad avaient demandé à ses ouailles une montée en Ligue 2. Et il est en passe de l'avoir. Mais avant, il faudra se coltiner Fréjus-Saint-Raphaël, Luçon, Colomiers...

Par Matthieu Rostac
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Pourquoi Kevin Lefaix n a jamais joue en D2 ? M a laisse une bonne impression sur son passage a Orleans, dommage qu il ne soit pas reste pour la montee
Enfin un peu de red star dans sofoot ! Merci !
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