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Red is dead ?

En Angleterre, les supporters de Manchester United se rassurent comme ils peuvent avant la rencontre face à l'ogre bavarois. Ils se rappellent par exemple de cette étude, pondue par des chercheurs locaux, tendant à prouver que c'est souvent l'équipe en rouge qui gagne. Mouais...

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Sur le papier, l'opposition entre ce Manchester United qui galère pour accrocher une place en Ligue Europa et ce Bayern de Munich déjà champion paraît aussi équilibrée que la balance commerciale de l'Union européenne. Mais un facteur pourrait bouleverser tous les pronostics : ce soir à Old Trafford, les Mancuniens joueront en rouge.

Le rouge, gage de succès ?

« Nous prédisons toujours que porter du rouge peut faire pencher la balance. » Dans leur étude publiée en mars 2008, suite aux qualifications de Liverpool, Arsenal et Manchester United pour les quarts de finale de la Champions League, les chercheurs anglais Robert Barton et Russel Hill, des universités de Durham et Plymouth, sont formels : l'équipe qui évolue en rouge gagne souvent à la fin, et le hasard n'a rien à voir là-dedans. L'argument avancé étant tout simplement que « dans la nature, le rouge est souvent associé à l'agressivité masculine et le besoin de s'afficher » . Un lieu commun que Michel Pastoureau, historien spécialiste de la symbolique des couleurs, développe dans un entretien accordé au site de la Bibliothèque nationale de France. « Dans l'Antiquité, déjà, on admire le rouge et on lui confie les attributs du pouvoir, c'est-à-dire ceux de la religion et de la guerre. Le dieu Mars, les centurions romains, certains prêtres… tous sont vêtus de rouge. Cette couleur va s'imposer parce qu'elle renvoie à deux éléments omniprésents dans toute son histoire : le feu et le sang. » Le rouge ferait donc gagner des matchs de football parce qu'il impose culturellement le respect et fait trembler les adversaires. L'argument paraît léger.

Un argument qui n'a rien de scientifique

Scientifiquement, d'abord, l'argument ne tient pas la route. Le rouge ne provoque aucune excitation ou agressivité particulière. Que ce soit chez l'homme ou chez l'animal, comme le précise Pierre Penin, spécialiste en tauromachie chez Sud-Ouest. « Le taureau n'est pas énervé par le rouge de la muleta que le torero agite devant lui, c'est un mythe. C'est simplement le mouvement du tissu qui excite la bête. D'ailleurs, avant de sortir la muleta, le torero travaille avec la cape, une étoffe plus imposante et de couleur jaune et rose. » De son côté, Françoise Lemonnier, ophtalmologiste vendéenne, n'a « jamais entendu parler d'un tel phénomène » sur l'homme. Au vrai, la seule excitation que le rouge provoque chez l'homme n'implique aucun hors-jeu. D'après une étude menée par des chercheurs américains et autrichiens, les femmes habillées en rouge seraient jugées plus sexuellement réceptives par les hommes. Vincent Tan, propriétaire malaisien de Cardiff City depuis 2010, a quant à lui trouvé un argument beaucoup plus terre-à-terre pour justifier le changement des couleurs du club, qui évoluait en bleu depuis plus de 100 ans : « Manchester United et Liverpool, qui jouent en rouge, possèdent une base de fans bien plus large que Chelsea ou Manchester City. En Asie, le rouge est la couleur de la joie et des festivités. Dans la culture chinoise, le bleu est la couleur du deuil. » Et les Asiatiques achètent beaucoup de maillots.


Plus de 7 à United

La vraie symbolique dans cette confrontation entre Manchester United et le Bayern n'a rien de chromatique. Elle se résume en un chiffre : le 7. Autrefois porté par les plus grands joueurs de Manchester United (George Best, Bryan Robson, Éric Cantona, David Beckham, Cristiano Ronaldo), il a cette saison été laissé à l'abandon, trop lourd pour les épaules d'Antonio Valencia, qui a préféré se rabattre sur un anonyme numéro 25. Bernard Lions, auteur de l'ouvrage 1000 maillots de foot, va même jusqu'à penser que cette absence de 7 dans l'effectif des Red Devils est plus qu'un symbole au moment où les Red Devils vivent une de leurs pires saisons. Ce soir, au coup d'envoi, lorsque le seul 7 sur la pelouse d'Old Trafford sera floqué dans le dos de Franck Ribéry, il sera difficile de lui donner tort.

Par Mathias Edwards
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