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Recruter un gardien de plus de 30 ans, ça donne quoi ?

Après les performances en demi-teinte de Salvatore Sirigu, le PSG se chercherait un gardien pour l'an prochain. Principale cible évoquée, Petr Čech, actuellement second de Courtois à Chelsea, et qui affiche une trentaine bien tassée. Mais au fond, est-ce une bonne idée de faire venir un vieux gardien du temple ?

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Posture 1 : « Je suis vieux, mais je m'impose. »


Évidemment, les ratés s'installent plus facilement dans les mémoires. Pourtant, certains portiers ont su se faire une place dans leur nouveau club malgré l'érosion du temps. Parfois, cela a tenu aux circonstances. Parfois, le seul talent a suffi. C'est le cas pour Edwin van der Sar, sans aucun doute le meilleur exemple de cette success story du deuxième âge. Car, à l'heure de régner sur les cages mancuniennes, le Néerlandais en provenance de Fulham a déjà 34 ans et, donc, une solide expérience. Pourtant, la recrue n'est pas en pré-retraite. Mieux, il s'impose pendant près de six saisons à Manchester, glanant le surnom de Van der Save et étant l'un des maillons essentiels dans la conquête des titres des Red Devils. Pas mal dans un club qui a longtemps cherché de la stabilité au poste. Si Edwin ne peut être battu dans la catégorie, quelques transferts récents prouvent que les vieux peuvent se faire résistants. Claudio Bravo, repéré lors de la Coupe du monde 2014 et 31 ans lors de son arrivée au Barça, fait cette saison fi de la concurrence de Ter Stegen en championnat. Mieux, le Chilien a battu le record d'invincibilité d'un gardien du Barça lors d'un début de saison. Un départ canon, qui doit beaucoup à son installation en lieu et place de l'Allemand en Liga, même si le contexte apparaît comme une transition. Autre donnée, même résultat, Diego López a su griller la politesse à un autre vieux briscard, pourtant légendaire : Iker Casillas. Rapatrié pour compenser la blessure de ce dernier à l'hiver 2013, l'Espagnol de 31 ans va finalement s'attirer les faveurs du Mou, puis d'Ancelotti et truster les matchs de championnat disputés par le Real. Une belle perf' d'un an et demi qui s'est uniquement heurtée cette saison au retour en grâce de San Iker et à l'envie du Milan AC de le recruter. Comme quoi, un vieux peut en chasser un autre. Ou un Sirigu.

Posture 2 : « J'ai cru que j'en avais encore dans les jambes. À tort. »


Eux se sont bien plantés. Pourtant, ils pensaient avoir fait le bon choix, ou tout du moins, leur nouvelle écurie l'espérait. Mais le temps avait déjà passé, l'envie aussi peut-être. Dans cette caste de présomptueux au physique défaillant, certains noms sont ronflants. En 2004, Fabien Barthez rejoint l'OM après une fin difficile à United. Mais l'espoir d'une relance glorieuse est anéanti. Après des bons débuts, Fabulous Fab provoque le penalty en finale de C3 face à Valence, puis est suspendu pour un crachat sur arbitre lors d'un match amical. Six mois de suspension, rideau. Autre raté notable, celui de Greg Coupet qui après de longues années à Lyon, décide de tenter sa chance à l'étranger, à l'Atlético Madrid plus précisément. Résultat : une mise au banc et une dernière pige au PSG, loin de faire l'unanimité. Pire, certains ont parfois décidé de rendre un dernier service, mais auraient mieux fait de s'abstenir. C'est le cas de Lionel Letizi qui, en 2006, choisit de suivre Paul Le Guen à Glasgow, mais est rapidement pris en grippe par les supporters et ne dispute que huit petites rencontres avec les Rangers. Également mis sur la touche, Dudek, qui comptait sur son arrivée au Real pour se relancer en sélection, ou Andreas Kopke, qui quitta l'OM suite à l'avènement de Stéphane Porato. Forcément dur à encaisser.

Posture 3 : « M'asseoir sur le banc ne me dérange pas. »


Savoir accepter son âge est une forme d'intelligence. Un premier pas vers une retraite heureuse et délestée de tout ressentiment contre la nature. Alors, certains grands gardiens ont fait le choix de la lucidité. Víctor Valdés par exemple. Au lieu de s'éterniser au Barça, où l'Espagnol a fait son temps, le portier de 33 ans a répondu positivement à l'appel de Louis van Gaal cet hiver. Désireux d'accueillir son ancien joueur à Manchester, le coach néerlandais a offert un poste de l'ombre à Victor, sans aucun doute chargé de former la jeunesse et d'apporter son expérience aux autres portiers mancuniens. À l'entame de la saison, Pepe Reina avait également pris la même voie, pour Munich cette fois, où l'attendait évidemment un rôle de doublure derrière l'indéboulonnable Neuer. Une posture des plus agréables à 32 ans et qui permet désormais à l'Espagnol de pouvoir se targuer d'avoir joué dans les quatre plus grands championnats européens.

Posture 4 : « J'ai tenté une dernière pige. J'aurais mieux fait d'arrêter. »


Pousser le bouchon un peu loin est une mauvaise idée, et pas uniquement pour Maurice. Dotés d'une expérience du plus haut niveau ou d'une réputation de muraille glorieuse, ces portiers n'ont pas voulu lâcher le poste alors que l'arthrose l'exigeait. Arrivé pour près de cinq millions d'euros en 2000 et titulaire d'une mission sauvetage, José Luis Chilavert connaîtra la descente avec Strasbourg dès son arrivée. Ne justifiant jamais son prix d'achat, ni la légende que le précédait, le Paraguayen quittera l'Alsace sans les honneurs en 2002, lesté par le gras et le poids de l'échec. Same deal, same pipe, pour Barthez, encore lui, qui ternira une fois de plus sa réputation en s'accrochant au FC Nantes en 2006 sans en avoir le niveau. Difficile situation également pour Júlio César, exilé en 2012 à QPR grâce au chéquier du club anglais et qui regardera depuis la banquette Robert Green lui souffler le poste de titulaire. Si dire stop est souvent un crève-cœur, la décision s'avère parfois indispensable.



Par Raphael Gaftarnik
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