En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 10 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Tottenham/Real

Real, un retour pour du beurre?

L'Espagne se prépare au Final Two entre Real et Barça. Sauf qu'avant d'affronter l'ennemi héréditaire, il y a Tottenham. Seul un miracle qualifierait les Anglais. Et si...

Modififié
Mourinho est portugais. Du coup, quand il parle de bâtiment et de travail bien fait, on se tait et on écoute le pro: « Nous avons un travail incomplet à terminer. Il faut donc respecter l'adversaire » . Certes une maison à demi-construite n'en est pas une, mais au Portugal on sait aussi que le football a parfois plus à voir avec la foi, la Vierge et les miracles. « Le football peut parfois faire des miracles et te trahir » , disserte le Mou, qui veut bien respecter son prochain. Mais à sa façon. Et sa façon à lui d'être chrétien c'est d'enfoncer le clou: « De toute façon même un 5-0 ne sera pas suffisant pour Tottenham parce que nous marquerons un but » . Le Real part à Londres composter son billet pour l'enfer des demi-finales et retrouver son frère ennemi. On a compris, le Real est confiant. Trop ?

Le match aller à Bernabeu n'avait duré que le temps d'une première flèche (4ème ) d'Adebayor et des errements de Peter Crouch contre les tibias madrilènes (15ème). « C'était donc ça l'Europe » , semblait regretter Marca après le match. Certes le Real a contrôlé le match, certes Crouch l'a bien mérité et certes Manolito (Adebayor) aurait pu planter un hat trick. Mais être sincère, c'est aussi reconnaître qu'il est difficile de tirer des conclusions après un match si déséquilibré : 35 frappes au but contre 4, 65% de possession contre 35 et 672 passes contre 323. L'expulsion de la courge anglaise a gâché un match qui sentait bon la Coupe d'Europe des Clubs Champions, celle des tacles par derrière et des surprises par devant. Cette fois-ci c'est le Real (et pas le Barça) qui joue les trois quart du match en supériorité numérique. Et Jose Maria Dos Santos Mourinho Felix de nous couper l'herbe sous le pied: « ce 4-0 c'est parce qu'on a joué à 11 contre 10 » . Bah ouais.

Le Mou peut bien s'acharner à se glisser des cailloux dans les chaussettes et faire peur à la ménagère merengue - « La dernière fois que le Real a joué un quart de finale il a gagné 4-2 à Bernabeu et s'est fait éliminé au match retour » - c'était il y a 7 ans. En 2004, la Dèche avait sur le dos son manteau de Matrix, les Galactiques étaient grillés et Monaco giflait le Real à Louis-II. Et puis, seules trois équipes (dont deux morts cliniques) ont réussi à remonter 4 buts d'écart en 56 années de coupes d'Europe : le Leixoes SC (Portugal) contre FC La Chaux-de-Fonds (Suisse) en Supercoupe 1961/1962, le Partizan de Belgrade contre le Queens Park Rangers en UEFA 1984-1985 et... le Real Madrid contre Mönchengladbach en UEFA 1985/1986. Autant dire que dans les esprits madrilènes, une élimination contre Tottenham est aussi probable qu'un second Tchernobyl.

Et ben justement...

En 2009, les Merengues en prennent 4 à Anfield contre Liverpool en quart-de-finale, « alors pourquoi pas nous ? » ose Gareth Bale. Redknapp en rajoute aussi sur l'ésotérisme: « Ce serait un miracle. Mais les miracles arrivent » . Il suffit d'y croire ou alors de regarder derrière. Et à Tottenham on s'y connaît en Remontada. Au tour préliminaire les Spurs sont menés 3-0 en une demi-heure contre le terrible Young Boys de Berne. Total : les anglais remontent à 3-2 puis en collent 4 aux suisses à White Hart Lane. Un peu plus tard c'est l'Inter qui s'y croit au bout de 45 minutes et un bon 4-0 pour aller au vestiaire. Total : Bale claque un hat-trick en une demi-heure et les Spurs sont à un poil de sauver les meubles (4-3). Oui, Tottenham a le CV.


Pire, la presse ibérique se délecte déjà des 4 clasicos qui se préparent. Or le Real n'est jamais plus vulnérable que lorsqu'il se la joue. Dans ce domaine Mourinho n'a plus rien à apprendre de personne. Mais cette fois-ci, il ne la ramène pas trop: «  Pour moi, pour l'instant, on joue que deux clasicos » (en Liga samedi et en finale de Coupe du Roi mercredi, ndlr). Or, comme dire c'est faire, le coach portugais ne mettra pas à l'abris ses avertis (Albiol, Ronaldo, Carvalho, Ramos, Di Maria), laissera de côté les expérimentations et annonce la couleur: « Les titulaires de Tottenham seront les remplaçants de Bilbao » . Donc pas de Kaka, pas de Benzema, pas de Lass et pas de Pepe (suspendu). Le 11 de ce soir ce sera : Casillas/Marcelo-Carvalho-Albiol-Ramos/Alonso-Khedira/Di Maria-Ozil-Ronaldo/Adebayor. Au Portugal, on ne rigole pas avec les miracles.

Thibaud Leplat, au Portugal

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 12:00 90 Minutes, la meilleure BD de foot du moment ! 15 Hier à 11:15 Un club de D7 allemande propose de recruter Bastian Schweinsteiger 6
Partenaires
Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
mardi 16 janvier L2 : Les résultats de la 21e journée 4 mardi 16 janvier L'entraînement extrême des gardiens du Dock Sud 20 mardi 16 janvier Le gouvernement italien veut intégrer les migrants par le foot 38 mardi 16 janvier Tévez : « En Chine, j'étais en vacances » 88
À lire ensuite
Giggs et les autres