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Real Madrid : des jeunes et en paix

Longtemps indéchiffrable sur le strict plan sportif, la politique de Florentino Pérez prend actuellement une nouvelle tournure. Plus espagnole et surtout plus juvénile, cette stratégie prétend offrir au Real les meilleurs jeunes du monde. Problème, la Maison-Blanche ne s’est jamais caractérisée par sa patience...

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La tactique est connue, l’intention également. Comme à chaque derby madrilène, les jours qui le précèdent font la part belle aux ragots du mercato concernant les deux fanions de la capitale. Dernier épisode en date, Marca, canard pro-madridista s’il en est, assure que le Real Madrid s’apprête à s’offrir Theo Hernández, latéral de l’Atlético en prêt du côté du Deportivo Alavés. Contre 24 millions d’euros, soit la clause libératoire du cadet de Lucas, la Maison-Blanche souhaite mettre le feu aux poudres et siffle la fin du pacte de non-agression avec son voisin des bords du Manzanares. Le risque est élevé, mais aussi mesuré. Car dans sa quête de rajeunir son effectif, Florentino Pérez adopte une stratégie qui se fiche des accords verbaux et déclenche des « guerres sportives » . Sa politique des Galactiques, d’abord initiée par Zidane et Figo, puis remise au goût du jour par Cristiano Ronaldo et Gareth Bale, laisse désormais place à celle d’un rajeunissement profond de l’effectif. Un plan de bataille audacieux pour l’avenir qui mise autant sur le centre de formation madrilène que sur des transferts onéreux.

« Un club plus politique que sportif »


Longtemps critiqué pour son manque de jugeote sur le volet sportif de son Real Madrid, Florentino Pérez n’en demeure pas moins un stratège marketing avisé. Sous son joug, le maître de la Coupe d’Europe démultiplie son chiffre d’affaires et ses bénéfices. A contrario, il navigue à vue sur la stratégie sportive à adopter, comme l’illustrent les multiples changements d’entraîneurs sous ses deux mandats. Pourtant, depuis l’été 2013 et les arrivées d'Isco et Illarramendi, une tendance se dégage des instances du Santiago Bernabéu : la direction blanche tend à espagnoliser son effectif. Actuellement au nombre de dix, les Espagnols n’ont jamais été aussi nombreux depuis la prise de pouvoir du magnat du BTP. La Fabrica – centre de formation merengue – tient un rôle prépondérant dans cette nouvelle orientation insufflée par l’équipe dirigeante. De Carvajal à Morata en passant par Nacho et Lucas Vázquez, tous se sont formés dans la cité sportive de Valdebebas. Longtemps décrié pour son incapacité à intégrer ses jeunes pousses, le Real peut désormais toiser du regard son homologue barcelonais de la Masia.

Mieux, il compte aujourd’hui dans ses rangs, ou plus largement dans ses actifs, les futures pépites de la Roja. En plus de Marco Asensio, meneur de jeu aux pieds de danseur étoile recruté à la sortie du centre de formation de Majorque, le Real se positionne sur tous les cracks en devenir du pays. Et lorsqu'il ne peut leur assurer un temps de jeu conséquent pour leur acclimatation au haut niveau, il n’hésite pas à les prêter. Marcos Llorente, petit-fils de la légende Paco Gento aujourd’hui au Deportivo Alavés, Borja Mayoral, ancienne pointe de la Castilla envoyé se forger à Wolfsbourg, et Jesus Vallejo, promis à un avenir à la Puyol actuellement à Francfort, sont de ceux là. Qu’ils soient des purs produits de la maison – Llorente et Mayoral – comme des pièces rapportées – Asensio et Vallejo –, ils répondent tous aux nouveaux critères de sélection pour intégrer le Real Madrid. Surtout, alors que l’ennemi blaugrana a longtemps joui d’un groupe composé d’Espagnols et de joueurs formés au club, c’est aujourd’hui au Real castillan de récupérer cet honneur. Tout un symbole dans « un club plus politique que sportif » , dixit José Mourinho.

Mbappé, ou l’archétype du futur désiré par Pérez


Le dernier pan de cette stratégie juvénile initiée par Florentino Pérez se trouve au-delà des frontières espagnoles. Avec pour mission de ne pas laisser filer le prochain Messi ou Neymar, le secrétariat technique se doit de débusquer la star du futur. Une lubie qui tourne presque à l’obsession à en croire l’épisode Martin Ødegaard. Courtisé par tous les grands d’Europe, le prépubère norvégien opte pour les strass madrilènes et, à l’instar des recrues stars, est présenté en grande pompe. Problème, malgré l’insistance du sieur Pérez, Carlo Ancelotti puis Zinédine Zidane se montrent bien plus mesurés et l’envoient faire ses classes avec la Castilla, puis aux Pays-Bas... Un épisode qui ne devrait toutefois pas refroidir les ardeurs madrilènes qui, depuis l’explosion de Kylian Mbappé, ont franchi un cap. Répondant à tous les critères, du sportif au commercial, le Monégasque, qui truste pas moins de 5 unes entre Marca et As, est l’archétype même de l’avenir que souhaite se bâtir le Real Madrid. Il n’en demeure pas moins qu’entre le contrôle de la FIFA et la frénésie qui entoure le club, telle politique pourrait se retourner contre le mastodonte de Chamartin.

Par Robin Delorme
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