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Real-Atlético : ce que racontent leurs lieux emblématiques

« À Paris, ce serait un peu la différence entre "rive droite" et "rive gauche" » , lance Juan Carlos Gonzalez, historien madrilène. À Madrid, c’est la différence entre le Real et l’Atlético. À travers les stades, lieux de célébration et centres d’entraînement des deux finalistes de cette C1, retour sur une histoire rarement racontée.

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Le kiosquier du Paseo del Prado n’est pas peu fier. « Tous les ans, j’ai la Vuelta qui passe devant. Et ils ne sont pas dopés, attention. Et tous les deux ans, la Roja est sur son bus impérial et fait coucou à tout le monde. » Ce vendeur de journaux oublie de dire que son enseigne se trouve juste entre les deux fontaines les plus renommées de Madrid : Cibeles et Neptuno. Samedi, il se trouvera même dans l’épicentre du football mondial. Séparées par seulement 400 mètres, ces deux fontaines fêtent – ou subissent, c’est selon – les titres de leurs clubs respectifs. Cette saison déjà, Cibeles a célébré les vainqueurs merengues de la Coupe du Roi. Le week-end dernier, Neptuno recevait la visite de 200 000 partisans de l’Atlético de Madrid. Deux points de rendez-vous pour deux clubs voisins, mais honnis. À l’instar de ces fontaines, tous les lieux de ces clubs racontent une parcelle d’histoire, d’identité ou de fantasmes du Real et de l’Atlético. Des stades aux centres d’entraînements en passant par les quartiers d’origine, focus sur les endroits qui forgent l’ADN des deux finalistes de cette Ligue des champions.

Les stades :


Vingt ans séparent la création des deux stades. Autant ne pas se fier aux apparences pour savoir qui du moderne Santiago Bernabéu ou du rustique Vicente-Calderón est le plus juvénile. Construit en 1947, l’emplacement du Nuevo Estadio Chamartin (son nom de baptême) est tout sauf anodin : « Le Real a toujours été situé au nord de la capitale. Comme en Europe, le Nord de Madrid représente la richesse. Le stade de Santiago Bernabéu se trouve dans une zone qui a toujours été synonyme d’argent » , disserte le bien nommé Juan Carlos de la Madrid, entre autres auteur de Una patria posible : Futbol y Nacionalismo en España. Il est la fierté du peuple madridista. « Le Santiago Bernabéu est une partie très importante de l’histoire, de la signification du club. Lorsque le Bernabéu a été construit, les premiers touristes qui arrivaient à Madrid venaient le visiter directement. Pas seulement pour les cinq Coupes d’Europe, mais parce que c’était un symbole de modernité, de pouvoir » , poursuit Juan Carlos de la Madrid. Rénové à quatre reprises (1954, 1980, 1998, 2006), il tranche par rapport au Vicente-Calderón. Sorti de terre en 1966, « il est lui dans le Sud, proche des quartiers populaires, de la rivière. La densité de population y est beaucoup plus forte, le revenu par habitant beaucoup moins. Leur situation géographique explique beaucoup de choses sur leur rythme de vie, leur qualité de vie et leur philosophie de vie » , conclut Juan Carlos Gonzalez.

Les fontaines :


Dans une ville qui ne connaît pas la mer, les fontaines sont des dons du ciel en été. Encore plus à Madrid, véritable fournaise une fois juin arrivé. Cibeles et Neptuno, les deux magistrales sources d’eau qui squattent l’artère du Paseo del Prado, en sont les plus fameuses. Et elles en disent long sur les identités du Real et de l’Atlético. Les célébrations qui s’ensuivent sont pourtant jeunes. En 1962, suite à une victoire en Coupe des coupes, les supporters de… l’Atlético se rendent à Cibeles. Avant de se faire souffler l’idée en 1985 par la Quinta del Buitre et ses cinq Ligas consécutives. Bien aidés par la lose du voisin, les Merengues s’en sont fait les uniques proprios. « La fontaine de Cibeles représente la mère de la terre. Cette terre qui est exclusivement merengue, et non plus de l’Atlético » , explique Juan Carlos Gonzalez, historien de la ville de Madrid. En 1991, et suite à une Coupe du Roi, l’Atlético doit se trouver une nouvelle fontaine. Ce sera Neptuno, dieu des océans. « Comme le Calderón est au bord du fleuve, le lien était tout trouvé. Mais c’était avant tout pour défier de nouveau le voisin de Cibeles, le Raúl des "fontaines" » , rigole Juan Carlos Gonzalez. Avec cette finale de Ligue des champions, et après un titre de Liga (18 ans après le dernier), les fans de l’Atlético espèrent faire trôner fièrement leur Neptuno face à la vieillissante Cibeles.

Les centres d’entraînement :


Comme pour les stades et les fontaines festives, les Ciudad Deportiva des deux bougres montrent un écart de classe. Mais pas de savoir-faire. Entre la bunkérisée et ultra-moderne Ciudad de Valdebebas du Real Madrid et la banale, voire vieillotte Ciudad Deportiva del Cerro del Espino de l’Atlético, rien à voir. Entre la résidence des joueurs, les terrains d’entraînement, le stade Alfredo Di Stéfano – qui héberge les matchs de la Casilla du Real –, la Cantera et les studios de Realmadrid TV, les installations de Valdebebas, à quelques centaines de mètres de l’aéroport, facturent 98,5 millions d’euros. Florentino Pérez n’arrête pas de s’en vanter, ses 1 200 000 de mètres carrés forment « les meilleures installations sportives au monde » . Et que dire de l’ancien centre construit en 1963 sur ordre de Santiago Bernabéu. Anciennement situé sur le Paseo de la Castellana, le poumon économique de la ville, sa vente a rapporté 480 millions d’euros en 2001. Depuis, les quatre buildings de la capitale y ont fait leur nid. Deux d’entre eux sont d’ailleurs les « Figo et Zidane » de Pérez, paraît-il. Face à telle puissance, l'Atlético ne peut tenir la comparaison. Même s’il se trouve tout au nord de la banlieue de Madrid, le centre de Majadahonda transpire le rustique, reste souvent ouvert au public et sert de la Mahou dans son antre. L’Espagne vraie.

Par Robin Delorme, à Madrid
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