Le magazine en kiosque

SO FOOT n°59 - en kiosque le 3 octobre
Eric Gerets - Loïc Rémy - Khalilou Fadiga - Daniel Alves - Wim Wenders - Gigi Becali - Saldanha. Commentaires :6
"Le papier ne suffit plus" pour découvrir tous les bonus.

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French Flair 11 : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 18 mai 2008 16:38

Complètement d’accord avec l’analyse d’Antonio .

« Se définir écrivain est très arrogant, à moins d’avoir publié trente livres. «  Mais quelqu’un qui balance ceci est définitivement une une brêle en littérature , car un écrivain est celui qui écrit au moins UN chef d’ouvre littéraire .

A cet phrase j’aurais arrêté de lire l’interview mais vu le niveau d’immaturité d’un post j’ai décide de continuer .

« Tu dois savoir qu’en Italie, il n’existe pas d’autres sports que le football (sic). »

Sans déconner ?

Le cyclisme ?

La formule 1 ? Ferrari ?

Les grands prix 500 ?

Le ski ??? Alberto Tomba ? Etc etc

Continuons dans le delire !

« Soutenir une équipe de foot, c’est comme supporter une banque !!! »

Ensuite une petite touche de racisme ??

« Ceux du Nord pensent encore que ceux du Sud sont des étrangers…et ils ont raison »

Et là Franck explique l’intérêt de laisser passer cette « frivolité » ?

« Au Sud on travaille pour vivre, et le moins possible. A Milan et pour les « super-nordiques » en général, le travail est fondamental et c’est autour de lui que tournent les autres activités »

« Les Azzurri réussissent indubitablement à unifier les Italiens, une fois tous les quatre ans. Ce qui est choquant »

Discours classique de l’inculte libérale ;

Le seul point ou elle ne débite pas de conneries :

« Et il a été juste un peu couillon sur le coup. Ce fut un immense joueur, mais bon en tant que professionnel, on s’attend à ce qu’il sache contrôler ses pulsions un peu mieux. »

Franck ce qui suit tu appelles cela une « frivolité »

Je te le remets pour être sur qu’on lise bien la même chose :

je ne pensais pas qu’il y avait autant de joueurs noirs à jouer pour les Bleus. Moi j’adore les hommes noirs, mais je me suis dit « Mince, on joue contre le Cameroun ».

Et le plus scandaleux arrive avec cela :

« un sentiment de vengeance commence à émerger. C’est ce qu’il se passe aux States

Franck tu crois qu’elle parle de Barack Obama ???

Enfin sur cette phrase , « femme, boulimique puis anoxerique » mon cher Franck je vais te donner mon avis en tant de que médecin .

Cette femme est barge !

Tu vois Antonio j’ai du aller jusqu’au de l’interview pour comprendre qu’elle est barge .

En médecine classiquement les fous sont irresponsables.

Donc en tant que médecin je la considère comme irresponsable , et de ce fait malheureusement Antonio , je suis obligé par le code de déontologie et d’éthique médicale , de l’absoudre de toutes les inepties qu’elle a pu raconté .

Psy ??? Partie de la science médicale, la psychiatrie est médicale ou n’est pas […] N’en déplaise à ceux qui lui reprochent de l’être trop, préférant qu’elle soit morale ou anthropologique, psychologique ou psychanalytique, sociale, voire politique, c’est-à-dire qu’elle ne soit plus rien en renonçant à prendre pour son véritable objet la maladie mentale, dans la stricte réalité de sa structure psychopathologique. »

Elle est juste irresponsable, et en recherche .

Je propose que l’on reparle d’ou elle en sera dans 5 à 10 ans .



Rudy Materazzidane : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 14 mai 2008 02:03

« Ne pas aimer le footballeur Buffon car il est fasciste, c’est aussi stupide que ne pas aimer un politicien ou un philosophe car il joue mal au football… »

Complètement d’accord avec toi mon gars !

Moi j’aime bien Ulrich Lepen, mais j’aime pas les fachos ! Par contre, je déteste Roselyne Bachelot mais j’adore le sport... J’ai bon là ?



Raoul Ménard : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 13 mai 2008 16:29

Ça me fait bien marrer tous ces gens qui s’interrogent sur les opinions politiques des joueurs de football. Savoir si Buffon est fasciste, communiste, maoïste, trotskiste ou rien du tout, je m’en fous complètement…

Faut quand même pas oublier que la vie de ces gars là consiste à courir après un ballon, ce qui stimule très peu leur activité cérébrale. J’aime bien un footballeur avant tout s’il joue bien au football, à la limite pour son style, mais surement pas pour ses opinions politiques.

Ne pas aimer le footballeur Buffon car il est fasciste, c’est aussi stupide que ne pas aimer un politicien ou un philosophe car il joue mal au football…

Cependant, condamner un geste à la Di Canio est tout à fait normal, c’est vraiment de l’incitation avérée à la haine raciale. Mais arrêtons de nous creuser la cervelle pour interpréter politiquement les faits et gestes des footballeurs.



Layen : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 13 mai 2008 13:55
Les gonzesses et la réflexion, que voulez-vous...

gp : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 13 mai 2008 13:02

et bin voilà, vive so foot : cet article commencé par nous enervé et il fini par nous être utile !

bien les gars de la rédac !



antonio : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 13 mai 2008 12:32

(pour gp)

salut greg,

tout à fait d’accord sur ta remarque à propos de l’europe du XVI siècle et sur la mythopoièse, d’ailleurs ma critique partait justement de là. Thomas Muntzer est bien sûr et d’abord Thomas Muntzer, mais aussi l’énième avatar du mythe de Robin des Bois, Rocambole et Sir Williams, la ruse du virus qui se diffuse dans les ganglions du pouvoir en exploitant les ressources mêmes de celui-ci, un Renato Curcio justement, pas un Moretti, un Curcio qui n’utilise pas les flingues, plutôt la beffa. Or justement il se posent, les gars de Wu Ming, derrière la discussion historique sur le XVI siècle de Adriano Prosperi et Carlo Ginzburg, le premier avec ses études sur l’âme et la personnalité juridique, le deuxième, prof justement à Bologna avant d’aller à normalesup à Pise il y a trois ans, avec ses études sur les procès de l’inquisition aux Benandanti du Friuli et sur les théories du complot au Deuxième empire (influence du "mythe de Machiavelli" sur la genèse du complot antisémite des "sages de Sion", tout en rapprochant sémiotiquement le procès Dreyfuss au procès Sofri, etc ). Tout cela dans le but de renouveler la tradition philologique italienne de la méthode "scientifique" de lutte intellectuelle.

Voilà l’affaire. J’adore donc lire les trucs de Wu Ming, un peu comme regarder un match de foot. Je les aime bien, je connaît les règles du jeu, et je m’attends des buts de la part de l’équipe que j’aime. Mais si je dois me confronter directement — comme il m’arrive justement en ce moment dans ma recherche — avec des problèmes historiques ou philosophiques je préfère aller aux sources documentaires directes, je ne suis pas éternel et je ne peux pas me taper toutes les sources "secondaires". Les essais des Wu Ming-lbp sont par contre d’excellentes "sources primaires", voilà donc le pourquoi de mon "tri" de leur production. Et je reste de l’avis que Eco avec les Rosecroix et avec ses discussion sur la mythopièse dans Apocalittici e Integrati (entre autre) a fait à peu près la même chose — dans un autre style, bien sûr, car il y a quand même une différence entre Saint Thomas et Guy The Boring — et c’était déjà assez usé. Pas la peine d’en arriver à Lévy-Strauss ou à Benjamin, même les essais de linguistique de Benveniste ( élève d’élève de Bréal, auteur de "mélanges de linguistique et de mythologie") disent à peu près les mêmes choses sur la mythopoièse. Mais j’avoue que j’ai un problème personnel vis-à-vis des romans contemporains : je n’arrive pas à les lire, ça concerne pas forcément les Wu Ming.

On fait comme ça : je t’écris sur ton mail, tu m’envoies ton interview (ça m’intéresse beaucoup) et en échange je te donne une bonne adresse de lecture sur la mythopoièse : "La constellation de Toth" et "La pensée hiérarchique et l’évolution", de Patrick Tort. Et "Storia notturna" de Carlo Ginzburg, "Dare l’anima, storia d’un infanticidio", d’Adriano Prosperi.

ciao, a prestissimo, et bisous à Franck



gp : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 13 mai 2008 11:29

(antonio,)

on est évidemment pas obligé de tomber d’accord. mais je vais essayer de faire bref.

je crois que dans Q, thomas munzter est thomas munzter. et que l’un des propos de Q est de détacher les pratiques communistes des institutions (genre parti communiste) - et ce pour qu’on puisse mieux les travailler aujourd’hui.

ensuite, il faudrait ajouter au livre moins 2 hypothèses théoriques (mais il y en a plus) :

- dans le contenu, une hypothèse historique et politique sur l’intégration européene au XVIème (intrication des pouvoirs financiers, spirituels et politiques) qui est plutôt intéressante.

- l’usage d’un concept méthodologique que le wu ming (et d’autres, comme bifo berardi) appelle "mitopoièse". et ce concept-là est l’un des plus costaud quand il s’agit d’affronter la société de l’information et du show biz.

voilà, je m’arrête-là pour éviter de m’emballer. il y aurait encore beacoup de chose à dire.

je viens de réaliser une large interview de Wu ming 1 et 2. la première partie devrait parraître en juin et n’est pas encore mise en ligne. mais si ça tintéresse, contacte-moi (greg@blablaxpress.org) et je te l’expédie.



antonio : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 12 mai 2008 22:59

salut gp,

Je te réponds

( je réponds à gp les gars, je peux ? toute ironie ne visera que le sujet de l’échange entre moi et gp )

tout en risquant d’afficher aux connoisseurs en culture et en langue italienne comme TG mon pauvre ramassis de connaissance en culture italienne et en langue italienne.

ça ne fait aucun doute que Q est un excellent roman. La traduction est mauvaise, c’est vrai, dès le titre, qui était pourtant pas si difficile que ça à traduire. Mais ce n’est pas un problème de traduction, le problème est que le livre est un clair défi à Umberto Eco, et tout comme les romans d’Umberto Eco Q aussi doit se lire par la grille, entre autres, de la vie politique italienne (on dit Thomas Muntzer, et en vérité on veut dire Renato Curcio ou Robin des Bois au choix, un peu comme l’avait fait Eco avec Dolcino et Giovanni XXIII l’antipape ). Or, cela est déjà assez lassant avec Eco, qui joue à cache cache avec Borges et Saint Thomas en même temps, avec les Luther ce clin d’oeil aux quatrième degré et en abîme ( comme disent les français ) tourne très vite et vertigineusement à la branlette, voire un simulacre de branlette. Le style est prenant, le contexte historique impeccablement décrit ( je connais le prof d’histoire qui les a aidés, il est prof à Normalesup à Pise ), d’accord, mais s’il faut juger le livre dans sa totalité et pas tout simplement par le plaisir que sa lecture peut donner

( car sinon dans ce cas là un film de Rocco Siffredi aussi ou un bd de Dylan Dog savent être prenants et techniquement impeccables )

alors je pense que ce n’est pas de la grande littérature. Ce n’est pas grave, on n’est pas censé lire que de la grande littérature, sinon on serait bien foutus. C’est un problème de morale de l’histoire qui ne tourne pas en rond, pire qui tourne à vide, rien de plus, et ce n’est bien sûr que mon jugement personnel. Et je reste donc de l’opinion que les essais des Luther sont, dans leurs genre, d’un niveau supérieur par rapport au roman 5lasciate che i bimbi, surtout, comme je l’ai déjà dit, grand grand essai ).

Il faudrait aller un peu plus en profondeur dans la chose, avec des références textuelles et intratextuelles qui feraient chier tout le monde, surtout TG qui n’aime pas les ramassis, donc je m’arrête là.

Cela dit, je répète : connaître les Luther veut dire avoir une excellente clé pour commencer à comprendre l’Italie. Rien que pour ça je suis d’accord avec toi et je pense que c’est certainement la peine de plonger dans leurs romans et donc bravo aux grands magazines de foot et culture qui leur dédient un article ( voilà le graissage de patte à franck et TG, comme ils me boudent encore je fais ce que je peux. Les gars, vi voglio bene comunque ! même si vous dédiez des articles à Luther Blisset et à Pulsatilla sans aucune solution de continuité... mais vous devez avoir des raisons qui me dépassent, on ne peut pas toujours tout comprendre )

Antonio, pouilleux des pouilles pas très gâté par les magazines de Foot et Culture mais très gâté par les filles, ce qui compense pas mal



gp : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 12 mai 2008 15:58

antonio, franck et les autres,

en ce qui concerne le luther blisset project, il faudrait écire que le roman "Q" - composé par 4 des 5 membres du wu ming sous le nom de lbp - est un bouquin absolument fantastique. vraiment extraordinnaire.

Il est sortit, en français, au édition du seuil sous le titre de "l’oeil de carafa" - et au dire des auteurs eux-même, a été très très mal traduit.

ce qui est intéressant dans une certaine littérature italienne d’aujourd’hui, c’est qu’on y tente l’épopée. et ça donne de toutes autres perspectives et possibilités que les chiantissimes petites complaintes de la classe moyenne qui noirçit des 100 000 de milliers de pages à chaque rentrée littéraire (et srtt dans le monde francophone) - butant des milliers d’arbres innocents.

p.s. : outre "l’oeil de carafa", "new thing" de wu ming 1 (aux éditions métaillié) est un polar fabuleux. niveau james ellroy (à l’aise). et pourtant, sa sortie a été largement plus confidentielle que celle du bouqin dont il est question ici...



antonio : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 12 mai 2008 14:36

oui xavier,

c’est justement ce "pas gâtée par l’existence" qui m’a tout de suite énervé. moi aussi je suis un garçon pouilleux des pouilles pas gâté par l’existence, et je me porte pourtant très très bien, et si quelqu’un écrit que je n’ai pas été gâté par l’existence je l’emmerde GRAVE.

ça s’appelle dignité, quelqu’un connaît ?



antonio : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 12 mai 2008 14:32

Pardon TG, je relis ton message et tu me dis que la fille a dit "furfante". Alors c’est bon. Fourbe n’est pas la meilleure des traductions, mais elle est bonne. Je me suis laissé emporter et j’ai fait trop confiance à mon réflexe de philologue.

Par ailleurs, c’est 1-1, sur Boia chi molla j’ai bien raison, et tu pourras l’avouer ( comme tu le dis ce serait "al boia chi molla"). Et d’ailleurs c’est dans ce sens que Buffon l’a utilisé ( le match était décisif pour le mantien, Buffon voulait pousser ses coéquipier à ne pas lâcher )

Bisous.



xavier : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 12 mai 2008 14:31
"A la base, Pulsatilla n’avait guère été gâtée par l’existence jusque-là." "Un éditeur romain, prompt à saisir l’air du temps ( ?!), s’en ait alors emparé" "Pulsatilla livre ici un récit de guingois qui scrute sous toutes les strates de la société italienne" quel style ! jamais rien lu d’aussi bâclé sur so foot. vivement le lundi de pentecôte férié d’autorité !

antonio : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 12 mai 2008 14:20

Ah, chapeau pour l’article sur Luther Blisset. J’achèterai ce numéro car — comme l’a dit gp — il y a très peu de gens en france qui se sont intéressés aux Luthers. Bravo donc.

Et je répète pour n’ennième fois : aucune critique "à la rédaction". La critique était, et reste, à l’article, point barre. Je ne connais pas l’auteur, et j’aime SF. Je serai moins maladroit et moins impulsif la prochaine fois. Bisous à tous.



antonio : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 12 mai 2008 14:13

Salut TG,

Je sais tout ce que tu dis sur les fascistes et les communistes dans le sud italie, car justement je viens des pouilles, mon cursus est exactement le même que cette bonne fille, et je vois très bien tout ce qu’elle dit. Justement je m’en prenais à ses critiques très premier dégré contre Dolce et Gabbana et contre Buffon, et ce n’était pas pour aller au sous sol, mais au moins pour qu’on s’élève au premier degré et demi.

Sur ma connaissance de l’italie, je t’envoie tout ce qui me concerne par MP si tu préfère, je ne pense pas que les cursus ou les concours fassent la connaissance ( comme on le pense très souvent en france, terre des grandes écoles ), et je n’ai pas envie d’étaler à nouveau tout ça.

très rapidement :

Furfante = malotru, furbo=rusé, malin. Dieu merci la langue n’est pas une opinion.

Buffon n’est pas fasciste. Point barre. Il ne l’a jamais dit, il l’a toujours nié, et les fascistes, on le sait, n’ont aucun problème à assumer leur état en Italie. Cela dit, Buffon a étalé le nombre 88 parce que c’était le nombre des couilles, et il ne savait pas que "boia chi molla" était une devise fasciste. Buffon est maladroit, il est naif, mais il n’est pas fasciste.

La traduction de "boia chi molla" est bien "bourreau celui qui lâche", exactement comme "ladro qui ruba", "stupido chi legge", etc. Voilà un lien wikinul, cher TG, qui explique la chose

http://it.wikipedia.org/wiki/Boia_chi_molla

C’est en italien, je sais, mais tu pourras venir suivre mes cours pour aggregatifs et rattraper.

Ah oui, Buffon a étalé le t-shirt pendant un match, PAS A LA TELE. Le t-shirt à la télé c’était Calderoli (trop de t-shirts, on es confond, je sais, mon pauvre TG)

Sur le saluto romano de Buffon je répète que je ne vois pas, je suis sincère, et je te remercierai de me donner un lien de l’info. Pour l’instant le seul que je connais est Di Canio, vrai facho, lui.

Tout cela dit, j’éviterai dans le futur tout humour. Je serai très sec, les deuxièmes degrés parfois doivent se rencontrer au rdc.

Bisous TG, encore sans rancune. Je m’excuse si mon ironie a été maladroite. Ecris moi en MP si tu veux, et on en sera quittes.



gp : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 12 mai 2008 14:07

ola franck,

je ne partage pas ton point de vue ("ça ne mange pas de pain), je trouve que soit l’interview est ratée, soit la madame est un de ses enièmes erzatz de pop culture.

du coup on peut presque anticiper les 78 commentaires qui vont suivre et donner lieu à un enième pugilat entre pro et anti rital :

"- c’est un scandale de traiter un tel de fasco.

- qu’est-ce tu dis ? avoues que les footeux italiens sont des berlusonistes ou des fascos.

- racistes...

- boufons berlusconiens.

- et toi, sarkosyste de kermesse."

(si on avait plein de tps à perdre, on pourrait même l’écrire dés maintenant).

bon, j’ai vraiment pas aimer cet article - entre autre parce que je trouve qu’il tombe mal (en pleine gué-guerre italo-française) et qu’il ne travaille pas ses effets. mais ça n’enlève rien aux qualités de so foot. et, donc, je reconnais que la critique à la rédaction était pour le moins hyperbolique...

p.s. : par ailleurs, j’ai lu l’article sur le luther blisset project dans so foot. et il faut dire aussi que c’est un des rares articles en langue française sur le sujet - alors que le lbp a vraiment été un mouvement underground très important dans le année 90. évidemment que so foot, c’est pas des gros nazes !



antonio : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 12 mai 2008 13:51

cher franck,

J’avoue ne pas avoir réfléchi avant de poster, tu sais bien que les impulsions peuvent l’emporter sur la froideur quand on lit quelque chose de bête qui nous concernent directement, ton post aussi en est la preuve.

D’ailleurs c’est par respect à un magazine que je lis et que j’aime que je me permets de faire des remarques ( des remarques sur ce qui me concerne directement, mon vieux franck, exactement comme tu l’as fait ) , sinon j’en aurais franchement rien à foutre. Autant pour moi donc. La prochaine fois, si vous avez envie d’être frivoles, essayez au moins de ne faire passer ( jusque dans les titres des articles ) des mensonges, ou au moins de faire votre boulot d’une manière précise, ce qui veut dire honnête, comme le fait tout le monde. Vous ne vendez pas des patates, merde, vous écrivez quelque chose sur quelque chose d’autre que quelqu’un lira. Je m’en fous si mon bariste me dit des sottises sur la politique italienne, je m’en fous si un prof de philo dit des sottises sur le foot, mais chez vous, justement, c’est différent, ou au moins c’est ce que je m’attends après avoir lu d’autres choses de vous qui avaient un autre niveau de style. Bien traduire de l’italien, serait déjà un bon point de départ, car une mauvaise traduction ( j’ai presque honte de souligner certaines choses ) dans des contextes comme ceux d’une interview sont une faute grave. Et je n’ai remarqué que la faute la plus grave ( furbo/fourbe )

Prendre du recul par rapport à la bêtise, même des gens interviewés, ça serait encore mieux. De l’humour vis-à-vis des critiques, oulà, là ce serait vraiment génial, car ça reste tout de même un prérequis pour les comprendre. Je m’en prenais à la bêtise de la fille, pouilleuse des pouilles comme moi, et seulement après à la maladresse indéniable de celui qui l’a interviewé. Si quelqu’un écrit des bêtises à propos de SoFoot, cher Franck, tu ne réagis pas ? Et moi, je ne devrais pas réagir à des bêtises qui me concernent ? Tu n’as même pas été capable d’apprécier mon effort pour être gentil vis-à-vis de SF, c’est triste. Tu savais qu’il existe des gens qui n’écrivent pas pour humilier, mais — carrément — pour communiquer des choses ?

Par ailleurs, laisse tomber mes trucs sur Luther Blisset, c’était adressé à gp, je ne sais pas si t’avais remarqué.

bisous franck, à la prochaine et sans rancune. relaxe-toi un peu, ça te fera du bien. c’est une très belle journée.



franck : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 12 mai 2008 13:12
Il y a un très bon papier sur le Luther Blisset Project dans So Foot, t’inquiète pas pour nous GP, on lit aussi des livres plus compliqués... Cela n’empêche pas de faire preuve d’un peu de frivolité en ce 12 mai spécial vieux et de faire paraître cette petite interview qui ne mange pas de pain sur le site, si ? Par ailleurs, Antonio, tes commentaires t’humilient plus qu’autre chose, réfléchis un peu avant de poster, merci.

TG : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 12 mai 2008 13:07

Chère Antonio,

Ne te viendrait-il pas à l’idée qu’il existe également un mot en italien pour dire fourbe, que ce mot est furfante, et que c’est précisément ce mot là qu’a employé Pulsatilla ?

Ne sais-tu pas que Gigi Buffon a bien fait un salut romain, épisode après lequel les Irriducibili de la Lazio lui ont consacré un article sur leur site intitulé "Ave Gianluigi, uno di noi" ?

Ne sais-tu pas que "Boia chi molla" se traduit précisément "mort à celui qui abandonne", et ne veut pas dire "celui qui abadonne est un bourreau, un salaud" ?

Ne sais-tu pas que Buffon -soyons précis- arborait un t-shirt avec cette inscription lors d’une émission télé ?

Ne sais-tu pas que ce même Gigi arborait il fut un temps un t-shirt sur lequel était inscrit "88" pour "Heil Hitler", preuve ultime du penchant nationaliste du meilleur gardien du monde ? Personne ne dit qu’il est nazi, mais sache que le terme fasciste n’a pas la même connotation en Italie (et plus particulièrement dans le sud) qu’en France. Sache qu’en Italie du sud, on se plait à appeler fasciste celui qui n’est pas communiste.

Chère Antonio, le second degré ne fait-il pas partie de ton vocabulaire ?

As-tu seulement lis le livre ? Si oui, tu découvrirais que Pulsatilla fait preuve d’humour et de recul lorsqu’elle parle de football, un football que somme toute elle n’aime pas.

Ta connaissance limitée de l’Italie et de l’italien mêlée à un commentaire qui n’est qu’un ramassis de banalité témoigne de ton étroitesse d’esprit. Merci quand même.



antonio : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 12 mai 2008 12:50

Justement, gp, justement...

Les Luther Blisset, avec le nom qu’ils portent — qu’ils portaient — mériteraient bien dans le pays de Guy Debord au moins un modeste short cut dans un magazine "de foot et culture"...

Et qui sait, peut-être qu’en partant du post-situationnisme italien ( de Antonio Ricci et son Gabibbo berlusconien aux Luther Blissett-Wu Ming ) les français arriveront enfin à comprendre Berlusconi, ou au moins Totò.

Cela dit je n’apprécie pas beaucoup la littérature italienne d’aujourd’hui. On ne sait plus écrire, même les Luther ne savent pas écrire en italien, et l’aphasie verbale est toujours le réflexe d’une plus profonde aphasie sousjacente ( quand on prend Umberto Eco comme modèle de style pour jouer les brigades des gabibbi rouges qui attaquent le système dans son coeur avec des burle sournoises ça veut dire qu’il y a quand même un gros gros problème. Justement, les choses peut-être les plus appréciables des Luther ne sont pas les romans, cf. le censuré "Lasciate che i bimbi" )



gp : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 12 mai 2008 11:46

t’inquiètes antonio, rien que le passage sur "la culture multiraciale" de la france prouve le profondeur de la superficialité de l’auteur (à qui on dédie, étrangement, un énormissime article).

seul un âne pourrait penser que la proportion élevée de black en edf prouve la multiculturalité de quoique ce soit !

maintenant, essayer de comprendre qui est plus raciste que qui entre la société française et la société italienne, c’est impossible et inutile.

p.s. : il se passe plein de choses très intéressantes dans le littérature italienne aujourd’hui. il y a tout un move autour d’une nouvelle épique qui est carrément passionnant (je pense notamment au Wu Ming - issu du luther blisset project). alors peut-être que les mecs de la rédac de so foot pourrait se mettre à lire des choses un peu plus bossées (aller voir le catalogue des éditions métailié) et arrêter d’auto-poluer leur sites avec une critique du journal de bridget jones dei poverracci ?



antonio : Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain » 12 mai 2008 11:28

1) Virez moi cette connasse au petit cerveau ( c’est un pouilleux des pouilles plus pouilleux qu’elle qui le dit ). Un thon sans humour qui se la joue femme brillante, c’est dégoûtant.

( Espèce de foggiana mal foggiata che sfoggia la cattiva foggia della sua capa. Non bastasse la cellulite )

2) Quel amas de banalités à gerber ( nord contre sud, nordquitravaille/sudquinetravaillepas, fasciste/communiste ) SoFoot comme le Libé des pires journées ?

3) Buffon n’a jamais fait le salut fasciste, CAZZO. Il n’est ni fasciste ni nazi ni stalinien, et il est certainement plus intelligent que ce thon cellulitique et diffamateur. Elle pensait peut-être, la saloppe, à Di Canio. Buffon a seulement déclaré avant d’un match décisif pour Parme "Boia chi molla", "celui qui lâche est un bourreau, un connard", SANS SAVOIR que c’était aussi une devise fasciste ( il n’y a qu’un 10 pour cent des italiens qui le sait, la petasse non plus probablement ). Elle, c’est une conne avérée ; mais le journaliste soi disant expert en foot qui ne la corrige pas est un con encore plus remarquable.

4) Au moment de l’interview où l’on parle de Materazzi, le mot italien "furbo" ne se traduit pas "fourbe", inculte de traducteur. Ca se traduit "malin". Et ça change un peu je crois.

5) Que des stylistes siciliens et homosexuels implantés dans la métropole internationale milanaise se déclarent sympathisants du fascisme plus que du communisme devrait pousser la Pulsaticchia à se poser pour une fois, décemment et dans la bonne forme, des vraies questions sur son pays, au lieu de vomir des tonnes des banalités basés sur les stats des canards ou sur des bavardages de shampouineuses publicitaires.

6) Félicitations à SoFoot pour cet entretien de merde. Voilà donc ma journée gâchée.



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Pulsatilla : « Buffon fait le salut romain »

12 mai 2008
Il faut ricaner de tout et surtout des footballeurs italiens...

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