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Rayon de soleil pour l'Albiceleste ?

L'euphorie de la probante victoire face à l'Espagne n'a pas éloigné le fantôme de Maradona. Si Batista a marqué des points en conciliant beau jeu et résultats, il est loin d'avoir convaincu tout le monde en Argentine.

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Après avoir terrassé les Champions du monde, Batista et ses hommes, jamais à l'abri des critiques, sont venus chercher une éclaircie au pays du soleil levant. N'importe quelle fédération aurait conforté Batista dans son rôle au vu de la performance réalisée par l'Albiceleste voici un mois, comme le fit la FFF début 1994 avec Aimé Jacquet, à l'issue d'une victoire prometteuse chez futurs vice-champions du monde italiens. Mais l'Argentine du football est un joyeux bordel où les conflits de clocher sont légions et la logique sans cesse bafouée. Dans les jours qui ont suivi la rencontre face à l'Espagne, dirigeants de la fédération et de clubs y sont allés de leurs spéculations sur l'identité du futur sélectionneur. A commencer par Carlos Bilardo, le manager de la sélection, qui s'est chargé de refroidir les ardeurs de Sergio Batista, mesuré mais somme toute logiquement satisfait de ses bons débuts. « Selon moi, il y a trois candidats (au poste de sélectionneur, ndlr), même si c'est la commission qui doit décider » , avait notamment lancé l'entraineur des Champions du monde 86, avant d'ajouter que «  si le prochain sélectionneur ne [lui plaisait] pas, il [s'en irait] » , sans toutefois préciser si Batista faisait partie de son trio de favoris.

Batista ne fait toujours pas l'unanimité

Les avis présidents des clubs de Primera – pour la plupart membres du comité qui sera chargé de nommer le sélectionneur en fin de mois – divergent. Certains ont apporté leur soutien au sélectionneur intérimaire. D'autres se sont montrés plus sceptiques en évoquant les noms de Bianchi ou encore de Gallego. Les dernières sorties virulentes de Maradona sont retombées aussi vite qu'elles ont éclaté. En attendant, l'Argentine va tenter de faire bonne figure contre le Japon, dans un contexte toujours particulier. La France connaît trop bien les risques de ces déplacements en terres inconnues, pour en avoir payé le prix fort avant le fiasco de la Coupe du monde 2002. Fatigue, blessures, manque de motivation : les aléas sont nombreux à l'heure de traverser la moitié de la planète pour un match amical qui rapportera quelques millions dollars à la fédération mais aussi des maux de tête aux présidents des grands clubs européens, qui doivent croiser fort les doigts pour que leurs poulains ne se rompent pas les ligaments ou les os. Batista, qui avait trouvé au Japon un exutoire à son addiction à la drogue à la fin de sa carrière de footballeur, s'en fiche comme de sa première paire de crampons.

D'Alessandro en attendant Riquelme ?

Le match d'aujourd'hui a des allures de rodage pour l'Argentine, à neuf mois de l'ouverture de la Copa America, qu'elle recevra. La seule véritable surprise réside dans la titularisation d'Andrés D'Alessandro, chargé d'épauler Léo Messi à la création, tandis que Diego Milito occupera les avant-postes en compagnie de Carlos Tévez. En attendant le retour de Riquelme, que Batista souhaiterait voir enfiler de nouveau le maillot albiceleste contre le Brésil, le 17 novembre prochain à Doha. Malgré les conditions épiques de cette odyssée, Messi s'est de nouveau montré très enthousiaste et ambitieux. «  On ne peut pas laisser passer l'opportunité de disputer la Copa America chez nous et ne pas la gagner » , a déclaré le Barcelonais depuis Tokyo, en n'omettant pas de glisser un mot de soutien pour son entraineur, avec qui il décrocha le titre olympique en 2008. «  Je veux que Batista reste, j'aime comment on joue » . Difficile d'être plus clair.

Alejandro Carbone

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