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  2. // FC Valence/Schalke 04 (1-1)

Raul se fait Valence

L'an dernier, la Ligue des champions fut, en partie, celle des ex merengue, Robben et Sneijder. Ce huitième de finale entre Valence et Schalke s'est lui aussi teinté d'un parfum madrilène, avec un tableau d'affichage squatté par Raul et Soldado.

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Raul était attendu. Mais ce fut à un ex-Madrilène beaucoup moins légendaire et aux statistiques bien plus rêches de se mettre en évidence... dans un premier temps. Au terme d'un premier quart d'heure où Valence avait déjà posé les bases de sa domination, Aduriz envoyait Mathieu déborder et centrer comme un bolide pour Soldado qui coupait de manière incisive, d'un plat du pied en extension au premier poteau (17e). Moins de quinze minutes plus tard, le produit mis au rebut par le Real était tout près de s'offrir un doublé. Cette fois, l'ouverture venait de la droite, avec un centre de Miguel que Soldado reprenait de la tête, mais sans trouver le cadre.

A Valence, il y a des chemins tracés, des sentiers préférentiels. Les latéraux labourent tout leur couloir et les milieux savent, en cas d'embouteillage dans l'axe, qu'un appui fusera dans leur dos. Par leurs appels, Miguel et Mathieu contribuent aussi à dégager l'axe, pour que les milieux offensifs, Costa et Dominguez, présentent un péril alternatif au duo d'attaque Soldado-Aduriz, par leurs frappes. A la 36e minute, l'ex-Montpelliérain mettait ainsi en danger Neuer sur une fusée vicieuse envoyée des vingt mètres.

Dans cette première période largement valencienne (63% de possession de balle), Schalke n'existait que par intermittence, se montrant trop brouillon dans les vingt derniers mètres, avec un Huntelaar visiblement perturbé par ses onze derniers matches stériles. Jamais servi confortablement, Raul tâchait d'envoyer des ballons vicieux dans la surface, mais aucun de ses coéquipiers ne parvenait à les couper. La seule occasion véritable des Allemands procédait d'une tête en cloche de Kluge envoyée sur la barre (26e). Pourtant, avec son équipe largement portée vers l'avant, Valence laissait entrevoir des failles à exploiter dans son arrière-garde.

Accueilli chaleureusement à son arrivée à l'aéroport de Valence par ses admirateurs merengues, Raul essuya les sifflets de Mestalla toute la soirée, conspué sur chacune de ses touches de balle. Et c'est avec un faciès rageur qu'il célébrait son 69e but en Ligue des Champions (64e minute), et son 17e face à Valence, inscrit après un premier quart d'heure de deuxième période où les Ché avaient manqué de réalisme. Lancé par son compatriote Jurado dans la surface, Raul prenait quelques centièmes de seconde à son garde du corps en s'emmenant le ballon sur la droite pour mieux croiser sa frappe dans le petit filet. Un but... à la Raul. La force de l'intelligence.

Perturbé par une égalisation qui venait d'à peu près nulle part, Valence perdait alors le fil du match. Unai Emery faisait entrer conjointement Vicente pour Banega et Joaquin pour « El Chori » Dominguez, mais à l'effet attendu d'un gain en explosivité de son secteur offensif, c'est le désordre qui l'emportait. Privé de Ligue des Champions depuis deux ans, Valence manquait manifestement de tranquillité pour savoir gérer le premier contre-temps venu. Schalke était même tout près de réaliser le parfait hold-up dans les arrêts de jeu. Sur son premier ballon, le Chinois Hao, qui venait de remplacer Huntelaar, plaçait une frappe que Guaita allait chercher au ras de son poteau. Mission accomplie pour Schalke. Merci Raul.

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Chapeau Raul!

Ce mec a été (est encore?) un joueur immense.

Dire qu'il est toujours le meilleur buteur de la Roja! Et que celle-ci remporte tous ses titres sans lui!

Quel paradoxe!
"Et que celle-ci remporte tous ses titres sans lui !"

Ça et son absence de Ballon d'Or c'est vraiment injuste pour l'un des meilleurs attaquants de tous les temps.
Très gros match en tout cas, il doit être ravi d'augmenter son record face à Valence.
Et dire que le Real est en manque de 9... il y a des gens qui doutent que Raul seraient titulaire devant Benzema?
'tain ils se tirent vraiment la bourre avec Pippo. 1 but d'écart sur un si grand nombre de buts. Pour Inzaghi, ça risque de ne pas augmenté cette année par contre. En revanche Raul a encore une chance.
A paraitre pour un vieux c..., mais Raul, c'est la classe.

Bien le contraire de ces attaquants modernes bodybuildés sans aucun style mis à part leur gel dans les cheveux.

Raul ou l'échec international de l'intelligence de l'attaquant au physique quelconque. En tant que français "romantique", ce joueur, comme Berkamp ou Litmanen, est un joueur qui me marquera plus par son style et sa classe que tous les titres amassés par les autres.
(Même si leurs palmarès restent impressionnant, bien sur.)

bisous
ah Jari.. la grande classe aussi :)
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