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  3. // Levante/Atlético Madrid

Raúl ma poule

De hué à adulé, il n’y a qu’un pas. Un pas franchi par Raúl García. Joueur majeur aux yeux du Cholo Simeone, le Navarrais est la grande valeur ajoutée de cette saison. Hargneux car revanchard, sa mue offensive est tout aussi déconcertante que cet Atlético.

« Qu’il est nul » , « Quelle chèvre » , « On a pris un Raúl qui ressemble plus au sergent Garcia » . Le blase de Raúl García a longtemps été synonyme de blague et de quolibet du côté du Vicente-Calderón. Tête de Turc des supporters de l’Atlético de Madrid depuis son arrivée en 2007, le Navarrais a longtemps galéré avant de s’imposer. Un transfert à 13 millions d'euros, un statut d’espoir du football espagnol, et voilà une pression devenue fardeau. Dans les arcanes du vieillot stade des Matelassiers, son nom flirtait même avec celui de pire recrue de l’histoire d’un club où les flops sont tout aussi nombreux que la dette gargantuesque. Un constat qui tenait la route jusqu’à l’été dernier. Depuis, le milieu de terrain de formation est devenu un homme clé, plus qu’incontournable, de cet Atlético de Madrid. Pourquoi ? «  Parce que je comprends les critiques » : « Quand je suis arrivé à l’Atlético, il y a eu beaucoup d’attentes, pas que sur moi, mais aussi sur les autres joueurs qui sont arrivés. Quand je ne joue pas bien, je suis mon premier critique. » Retour sur une mue inattendue et bienvenue.

Simeone : « Un exemple »

Entre 2007 et 2012, Raúl García trimballe sa peine et le prix de son transfert tel un boulet. Il joue – une moyenne de 42 matchs par saison – et déjoue – seulement 9 buts. Bref, un raté dans les grandes largeurs qui le conduit à un retour en prêt d’un an à Osasuna, son club formateur. « C’est le moment où j’ai commencé à reprendre confiance en moi, avoue-t-il dans les colonnes du Pais. Je suis revenu à l’Atlético, et de nouveau, les doutes… Simeone avait parlé en bien de moi, mais je ne savais pas à quel point il allait avoir confiance en moi. Encore une fois, j’ai recommencé de zéro. » « Plus pessimiste qu’optimiste » , comme il se définit, Raúl va pourtant reprendre plaisir sur le pré. La force de Diego Simeone qui, dès son arrivée, le repositionne un cran plus haut. Milieu offensif de formation, il devient un polyvalent de l’attaque. En neuf et demi ou sur un côté, il apprend. Problème, le système de jeu entièrement dédié à Falcao ne trouve que peu d’alternative. Et n’offre donc que peu de temps de jeu au Navarrais.

« La seule chose qui me chagrine est de ne pas avoir pu donner plus de minutes à Raúl. » En date de la fin de saison dernière, ces mots de Diego Simeone sont rares et plein d’enseignements. Pour un entraîneur qui s’est fait un principe de ne jamais individualiser ses discours, l’allusion au manque de temps de Raúl García est une exception. Et un indicateur. Une fois la Copa del Rey glanée au Santiago Bernabéu, un nouvel épisode de l’Atlético selon le Cholo reprend ses droits. À vrai dire, le premier avec « ses » hommes. Falcao exilé sur le Rocher, l’Argentin a entièrement bâti une équipe qui lui correspond. À savoir des muscles et de la hargne, de la vitesse et de l’intelligence. Les qualités du natif de Pampelune, donc. Malgré un rôle de second couteau en début d’exercice, le Cholo le considère comme un élément clé de la vie du groupe. Tant et si bien qu’après Gabi et Tiago, Raúl García est nommé troisième capitaine de l’Atlético. « Un exemple vivant d’effort, de travail et du vouloir » , qualifiera même son entraîneur.


Le casque d’or rojiblanco

La persévérance ne cache pas de vraies lacunes techniques pour celui qui était considéré à ses débuts comme l’un des espoirs du football espagnol. Un meneur de jeu qui évolue désormais un cran plus haut. Et qui, depuis la mi-saison, a même réussi à sortir David Villa du onze préférentiel du Cholo. Une concurrence saine et une prise de pouvoir qu’il n’imagine pas comme un échec du Guaje : « C’est vrai que cela coûte aux nouveaux d'entrer dans cette équipe, avec l’identité que nous avons (…). Moi, je joue plus devant, mais le Mister souhaite que tu fasses un travail défensif, c’est la base de cette équipe. Si tu souhaites jouer pour toi et marquer des buts, Simeone ne te mettra pas.  » Des banderilles, Raúl García en a pourtant collé cette saison. Avec 18 buts, il est même la seconde gâchette des Matelassiers. Le dernier en date, à Valence (0-1), a même rapproché un peu plus l’Atlético du titre de champion. La prochaine échéance, toujours en territoire valencien, devrait le voir débuter, lui « l’absent » de Stamford Bridge. Et le « nul » pourrait bien faire des siennes, encore.

Par Robin Delorme, à Madrid
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