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  2. // 3ème journée
  3. // Résumé

Raul est éternel

Des buts, Raul qui donne des signes de vie, Nani qui porte Manchester United sur ses épaules... la Ligue des Champions a des vertus thérapeutiques.

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GROUPE A

Twente – Werder Brême : 1-1

Mickaël Silvestre puni, la défense du Werder affichait une certaine cohérence. Mieux que sur certaines de ses dernières sorties européennes en tout cas. Mais ce sont les locaux qui débutent mieux sous la houlette d'un Bryan Ruiz branché sur 10000 volts. Pourtant, la première période sera insipide : peu de rythme, beaucoup de fautes techniques et très peu d'envie. La grave blessure de Tim Wiese (genou) fera à peine sourire. La seconde mi-temps sera un poil plus emballante. A un quart d'heure de la fin, Janko et Janssen plantent un but scandaleux : hors-jeu, faute et fusillade de près. Le Werder peut tirer la tronche, le but n'était pas valable. Mais la morale est sauve. Arnautovic, le géant autrichien, n'a pas fait dans le sentimental. Formé à Twente, il débusque Mihaylov à dix minutes de la fin et permet à Brême d'égaliser. Un résultat logique et mérité. Brême aurait pu l'emporter si le but de Pizarro dans les arrêts de jeu n'était pas entaché d'une petite faute vicieuse.

Inter – Tottenham : 4-3

GROUPE B

Schalke – Hapoël Tel-Aviv : 3-1

Raul l'attendait. Il l'espérait. Il en rêvait. Schalke l'a fait. Un doublé pour l'ancienne idole du Real en forme de renaissance. Sur la première occasion, Huntelaar, d'un délice de passement de jambes, laisse Raul partir dans son dos et ajuster le gardien israélien du gauche. Au milieu, Jurado régale son duo d'attaque de bons ballons. Sans un grand Enyeama, Tel-Aviv rentrait aux vestiaires avec une valise. La seconde période sera pourtant identique : grosse domination des Teutons et arrosage automatique. Sur un coup de billard (deux barres), Huntelaar est à un poil du KO. Peu importe, dans la foulée Raul se fend d'un 68ème but en C1 (en 135 matches) avec un doublé dignement fêté du droit (pour changer). Jurado nettoiera la lucarne du portier nigérian pour le 3-0. Propre, net, sans bavure, Schalke sort une grosse partition. Le but dans les arrêts de jeu de Shechter n'y changera rien. Les Allemands se sont bien relancés et Raul est éternel.

Lyon – Benfica : 2-0

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GROUPE C

Manchester United – Bursaspor : 1-0

Le portier bulgare de Bursaspor, Ivankov, attendait son compatriote Berbatov au tournant. Une vieille histoire du championnat bulgare à régler. C'était sans compter sur le coaching de Sir Alex Ferguson qui titularisait Macheda en pointe. Un choix qui perturbait l'arrière-garde turque, très vite dépassée sur la première percée de Nani. En forme olympique depuis le début de la saison, le numéro 17 se fend d'un crochet supersonique avant de fumer Ivankov du gauche. Même sans Wayne Rooney (mi-blessé, mi-boudeur) et Berbatov (sur le banc), MU attaque pied au plancher. On se dit que la défense turque va prendre le bouillon. On attend la suite. Elle ne viendra pas. Confirmant le postulat selon lequel MU est souffrant, les hommes de Fergie n'ont jamais su passer la seconde. Il faut dire qu'ils avaient un partenaire de chauffe idéal (aucun tir de la part du champion de Turquie avant la 93ème) et le niveau s'en est ressenti. Une victoire sans enseignements, si ce n'est la prise de responsabilités de plus en plus marquée de Nani.

Rangers – Valencia : 1-1

L'équation était simple. Combien de temps allait mettre le FC Valence avant de fissurer la muraille écossaise retranchée dans son camp ? Une question pas si évidente au coup d'envoi. Et comme souvent, c'est l'outsider qui fendait le gros et, surtout, qui réalisait un début de match tonitruant. Sans un César des grands soirs, les Espagnols prenaient l'eau face à des Rangers survoltés. Au menu des Écossais : un jeu de passes efficace et un optimisation maximale des contres. C'est fort logiquement que l'Américain Edu ouvrait le score sur un corner de Weiss. En jumpant plus haut que Cesar, Maurice Edu claque la gonfle dans le but. Même avec un dispositif ultra défensif (défense à cinq, deux milieux défensifs), les Gers prenaient facilement la mesure d'un pâle FC Valence. Edu fracasse même le poteau juste avant la pause. Valence a eu chaud aux miches. Il en sera tout autre en seconde période. La rentrée de Soldado fera un bien fou. Sur un coup-franc de Tino Costa, Edu (encore lui) dévie la balle dans son propre but et remet tout le monde à égalité. Valence ne prendra jamais la mesure d'une équipe écossaise survoltée devant son public et s'en tire plutôt bien. 40 tirs dans le match, un stand à ciel ouvert. Comme quoi.

GROUPE D

Panathinaïkos – Rubin Kazan : 0-0

Le Pana a récupéré les invendus lyonnais (Govou et Boumsong) et comptait se servir de leur expérience pour passer le premier tour. Avant ce match, ça semblait mal embarqué. Après ce n'est guère mieux. Un match d'une faible intensité et d'un très faible niveau technique. A domicile, le Pana n'a rien montré, ou si peu. Même les cadrages-débordements-touches de Djbril Cissé n'ont pas eu raison de la défense de Kazan. Alors que la seconde place semblait lui tendre les bras en début de campagne, il s'avère que le Pana n'est même pas capable d'assurer la troisième charrette. Triste. Du côté des Russes, on était venus pour ne pas prendre les trois points. Grosse squatte de la gonfle, bonne maîtrise technique mais un manque d'efficacité criant devant le but. A l'image d'un Kasaev omniprésent. Bien que supérieur aux Grecs, le Rubin repart avec un petit point. Du côté du Pana, il y a de quoi flipper pour la suite.

[Barcelone – Copenhague : 2-0


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