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Raphaël Guerreiro et la nouvelle gauche portugaise

Un but contre l'Argentine à Manchester, un autre samedi face à Lens en Ligue 1, Raphaël Guerreiro a vécu la semaine dernière sur un nuage. À bientôt 21 ans, le Lorientais est en train de se faire un nom au Portugal où même Cristiano Ronaldo l'a pris sous son aile.

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La gauche portugaise vit ces derniers jours une crise sans précédent. Vendredi, l'ancien Premier ministre socialiste, José Sócrates, était arrêté dans le cadre d'une enquête pour fraude fiscale. La gauche de la Selecção, elle, se porte beaucoup mieux depuis qu'elle a trouvé sa nouvelle étoile montante. Une étoile venue du Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis. D'Old Trafford au Moustoir, Raphaël Guerreiro a traversé la semaine dernière comme dans un rêve éveillé. Tout juste descendu de son nuage après sa tête victorieuse contre l'Argentine mardi, le latéral gauche lorientais a récidivé samedi contre Lens et offert la victoire aux Merlus de son pied gauche cette fois. Les journaux portugais n'ont pas manqué de souligner la performance d'un garçon dont ils ignoraient encore l'existence un an plus tôt. « Personne ne connaît Lorient au Portugal, on se posait forcément des questions sur lui, resitue Nuno Raposo, journaliste pour A Bola. Mais Guerreiro avait déjà montré avec les espoirs portugais qu'il avait des qualités. Le voir débuter avec les A contre l'Arménie a quand même été une surprise.  »


Fábio Coentrão blessé, le sélectionneur Fernando Santos a donné sa chance au « Français » . Et ce dernier n'a pas manqué de la saisir. « Sur ce qu'il a montré, je pense qu'il est déjà la principale alternative derrière Coentrão à gauche. En deux sélections, il est passé devant des joueurs contre Antunes ou Eliseu » , assure Raposo. Guerreiro réalise, lui, à peine ce qui lui arrive. « Il y a deux ans, quand j'étais à Caen en Ligue 2, c'était inimaginable de vivre ça. Vendredi, j'ai vécu ma première sélection au stade de l'Algarve, à Faro. Un stade devant lequel je passais quand j'étais petit pour aller en vacances  » , raconte-t-il dans Ouest-France. Son histoire est celle d'un pur produit de la formation française (il est passé par l'INF Clairefontaine) dont le cœur bat pour la sélection du pays de son père. À Caen, il entame les démarches pour obtenir la nationalité portugaise. Tout sauf un choix par défaut pour celui qui est barré dans sa génération par Digne, Kurzawa ou Mendy. « Depuis que je suis tout petit, j'ai toujours préféré le Portugal à la France, clame-t-il dans un entretien à Eurosport. Dans ma famille, c'est comme ça. Mes frères, c'est pareil. Je ne parle pas trop la langue, mais j'apprends.  »

Anthony Lopes pour traducteur


Reste donc ce petit détail à régler, Raphaël ne parle pas vraiment la langue de Pessoa. S'il promet de s'y mettre sérieusement, l'enfant du 92 tente de communiquer tant bien que mal avec son espagnol de lycéen. Heureusement, il peut compter en sélection sur les deux autres Franco-Portugais de l'équipe, le Lyonnais Anthony Lopes et le milieu du Sporting Adrien Silva (né à Angoulême) pour assurer la traduction et l'intégration. À en croire Nuno Raposo, les Portugais ne paraissent pas choqués de compter dans leur équipe nationale un joueur qui ne maîtrise pas encore leur langue. « Sa sélection a provoqué moins de polémique que celle des Brésiliens. Au contraire, les Portugais sont assez fiers qu'il ait choisi de jouer pour le pays de son père. »

Dans son pays de cœur et de sélection, Guerreiro fait parler ses qualités. Celles d'un ancien ailier reconverti latéral, pas embêté avec le ballon, mais catalogué comme fragile dans le duel. Le Lorientais compense son physique de poids plume par son intelligence de jeu et sa capacité à lire les trajectoires. Un profil à la Coentrão qui lui permet de combiner techniquement avec ses attaquants ; comme face à l'Arménie avec Cristiano Ronaldo, son capitaine et idole. Selon Guerreiro, CR7 s'est même chargé du comité d'accueil. « À un moment, on était ensemble à une sorte de mini-réunion entre joueurs. Il n'y avait pas beaucoup de "jeunes" à être là et il m'a regardé et m'a lancé en plaisantant : "Tu vois, on est les seuls jeunes de l'équipe !" Ça m'a fait drôle, quand même. Il m'a aussi demandé où se trouvait Lorient.  » S'il continue sur sa lancée, Cristiano et ses compatriotes devraient très vite savoir placer la sous-préfecture du Morbihan sur une carte.

Par Alexandre Pedro
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