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Ramires, le Matuidi amélioré des Blues

Le « Kenyan Bleu » . C’est le petit sobriquet de Ramires Santos do Nascimento. Cela aurait également pu être le surnom de Blaise Matuidi. Élement important de la Seleção et de Chelsea, l’ancien joueur du Benfica est le Matuidi amélioré des Blues. Comparaison tout en course de fond.

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1987 n’est pas uniquement une année de talents purs, de diamants bruts et d’espoirs plus ou moins déchus. C’est aussi un printemps de besogneux. L’un est né le 24 mars, à Barra do Piraí. L’autre le 9 avril, à Toulouse do Haute-Garonne. 8 684 kilomètres entre les deux berceaux, mais deux faux jumeaux footballistiques à l’ADN similaire et très reconnaissable. Brésilien, l’aîné de la fratrie est baptisé Ramires. Franco-angolais, le second s’appelle Blaise. Élevés dans la culture de l’effort, dotés de capacités physiques nettement au-dessus de la moyenne et milieux de terrain de formation, Ramires et Matuidi font partie de ces joueurs qui se ressemblent. À tel point que comme dans beaucoup de familles, le plus jeune admire le plus grand. « En ce moment, je regarde beaucoup Ramires » , avouait Matuidi dans une interview accordée à L’Équipe en 2012. Deux ans plus tard, l’international français a parcouru un bon bout de chemin et a rattrapé une bonne partie des 8 684 km de classe qui séparent Toulouse de la région de Rio. Positionné sur la file de gauche de la même autoroute du succès, Ramires, lui, est devenu un taulier de la Seleção. Ses années à batailler à Joinville semblent bien loin.

Fuir les fessés

Joinville, Santa Catarina, évidemment, pas do Val-de-Marne, où va grandir Blaise Matuidi, licencié à Fontenay, Vincennes, puis Créteil. Transféré chez les Bleus de Cruzeiro à l’âge de 20 ans, Ramires hérite rapidement d’un sobriquet qui lui sied encore à merveille du côté de Chelsea : « Queniano Azul » (le Kenyan Bleu, en VOSTFR). Nous sommes en 2007, l’apogée de l’étoile filante Amy Winehouse avec l’album Back to Black, la sortie du délicieux No Country for old man et une période où l’on aime se délecter du football joga bonito sur YouTube. À cette époque, Philippe Coutinho, 15 piges, régale en futsal, Neymar, 15 printemps également, brise déjà des reins avec Santos, mais Ramires, 20 piges, ne fait rêver personne. Au vrai, les seuls souvenirs laissés par le joueur de Chelsea à ses supporters de l’époque sont estampillés France Télévision, Patrick Montel et Stéphane Diagana. Là-bas, on dit de lui que son souffle est inépuisable et que sa foulée est reconnaissable parmi mille. Une caractéristique que le sale môme bosse depuis qu’il est petit : « Quand j’étais mioche, je fuyais toujours ma grand-mère. Si je ne cavalais pas, je prenais une fessée.  » Bosseur, endurant et malin tactiquement, Ramires n’a pas le profil du Brésilien qui fait rêver, mais celui du Brésilien qui réussit en Europe. C’est ce qu’il fait du côté de Lisbonne, où il porte brillamment les couleurs du Benfica lors de la saison 2009/2010. Celle où Blaise Matuidi commence à se renseigner sérieusement sur celui qu’il aimerait être. Lui aussi gros râtisseur de ballon, monstre d’endurance et de plus en plus fort pour se projeter vers l’avant, le Français a énormément progressé lors de ses saisons parisiennes, mais sait que quelque chose le sépare encore de son homologue. Car qui dit registre similaire ne dit pas forcément mimétisme et qualités intrinsèques égales. En somme, chacun pratique sa religion comme il l’entend. Pour Marvin Gaye et Al Green, c’était le Rhythm and Blues en 60-70. Pour Ramires et Matuidi, le box-to-boxisme des années 2000.

Une différence technique


« Je ne crois pas que couvrir plus de terrain fasse perdre de la lucidité. C’est un domaine dans lequel je dois travailler si je dois me rapprocher des grands joueurs qui évoluent à ce poste. Ramires, à Chelsea, il bosse beaucoup tout en étant parfois décisif. C’est un exemple, il court beaucoup, mais a toujours la lucidité dans le dernier geste.  » Lorsqu’il donne cette interview à L’Équipe en 2012, Blaise Matuidi a son compteur but en carrière bloqué à 9. Lors des deux saisons suivantes, le milieu de terrain des Bleus en a inscrit 12. C’est trois de plus que le Brésilien au cours de la même période. Une évolution qui se ressent dans le jeu du Français, qu’on a vu prendre la profondeur et se projeter vers l’avant à d’innombrables reprises cette saison, mais qui ne signifie pas pour autant que Matuidi a comblé le gouffre offensif qui le sépare de Ramires. Si le Parisien a planté plus de but, c’est également parce que son équipe dompte son championnat avec plus de facilité que les Blues. Car à mieux y regarder, le joueur de Chelsea demeure beaucoup plus sûr techniquement que son homologue français, notamment dans le dernier geste. Pour rappel, Ramires, c’est un joueur capable de dégainer un piqué somptueux en bout de course pour lober Víctor Valdés en Ligue des champions. Et si, à ce niveau-là, la lucidité est importante, c’est bel et bien la différence technique entre les deux joueurs qui compte, non pas l’endurance, domaine dans lequel Matuidi et Ramires semblent au même niveau. À moins que ce soit une histoire de patronyme. Oui, Ramires s’appelle Do Nascimento. Comme un certain Pelé. Comme quoi, les grands-parents, ça ne sert pas qu’à mettre des fessées.

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Par Swann Borsellino
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