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Ramé : « Je débute avec le même 11 »

Hier, mi-temps de la rencontre Italie-Croatie. Ulrich Ramé, 39 ans et qui vient de prolonger d’un an son contrat en L2 avec Sedan, décroche. « Les grandes nations sont au rendez-vous cette année » , glisse l’ancienne gloire bordelaise, en oubliant visiblement les egos hollandais. Mais ses douze sélections lui donnent le droit de juger les Bleus avant leur match contre l’Ukraine à 18h.

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Voir les Bleus s’entraîner avec des « cryo-vestes » , ça vous fait rire ?
Non, c’est dans l’ère du temps, on est de plus en plus dans la recherche de performance. Alors, pourquoi ne pas essayer ce genre de choses ? C’est une situation expérimentale qui servira peut-être pour le futur… Et puis j’ai l’impression qu’il fait sacrément chaud, là-bas !

Est-ce que vous pensez que France-Angleterre est, pour l’instant, le match le plus ennuyeux du tournoi ?
Je ne suis pas d’accord. La France a quand même montré de bonnes séquences et les deux équipes ne voulaient pas perdre. Moi, je pense que l’équipe de France a un des groupes les plus difficiles. Et contre l’Angleterre, les Français ont tout fait pour ne pas se griller sur leur premier match de l’Euro.

On tient un expert, on en profite. La presse a chargé Alou Diarra sur le but anglais de Lescott, mais Hugo Lloris n’a-t-il pas aussi sa part de responsabilité ?
Je ne pense pas, le ballon a une trajectoire sortante et les Bleus étaient en supériorité numérique dans la surface sur cette action. Pour Alou, c’est une question d’appréciation. Les petites erreurs ont parfois de grosses conséquences…

À votre époque, on sentait une équipe de France habitée d’une confiance inébranlable quand elle entrait sur une pelouse. Maintenant, on a plutôt l’impression que les joueurs serrent les fesses…
Les deux époques ne sont pas comparables. En 1998, l’euphorie extraordinaire a permis aux Bleus de dégager une force palpable à la fois sur le terrain et en dehors. Là, après l’échec de la Coupe du monde 2010, ça a été compliqué. Mais l’équipe de France n’a plus perdu depuis 20 matches (ndrl : 22 en fait). Blanc a aussi beaucoup modifié le groupe, qui gagne petit à petit en capital confiance. Il leur manque des références en compétitions internationales et c’est ce qu’ils sont venus chercher à l’Euro. Donc arriver en quart de finale serait positif, car n’oublions pas que la France ne fait plus partie du gotha européen.

Le débat de la semaine tourne autour du onze titulaire de Laurent Blanc, ce soir, contre l’Ukraine. Pour vous, il faut des changements ?
La rencontre contre l’Ukraine sera essentielle, mais c’est le dernier match contre la Suède qui sera décisif ! Il y a deux matches à gérer et prendre 3 points ce soir serait un grand pas vers la qualification. Si je suis Laurent, je choisis de débuter avec le même 11.

Récemment, Fabien Barthez affirmait que les trois gardiens français n’avaient pas encore le niveau international. Il provoque ou il a raison ?
Disons qu’au niveau des gardiens, on est dans une phase de progression. Fabien parlait de l’expérience engrangée dans ces grandes compétitions. Et puis les trois évoluent encore dans notre championnat national qui n’est pas le plus fort… Mais pas non plus le pire !


Cédric Carrasso, troisième gardien dans la hiérarchie, gère notamment le montant des primes. C’est un rôle que vous avez tenu à l’Euro 2000 ?
Pas du tout ! Vous savez, les primes, ce sont souvent les anciens qui gèrent. Les petits nouveaux qui sont titulaires, on les protège pour les laisser se concentrer sur leur compétition. Ce sont les plus aguerris qui le font, comme Ribéry. Et Cédric est là pour aider à l’épanouissement de ses collègues.

Justement, comment traverse-t-on une grande compétition quand on sert essentiellement à se faire mitrailler à l’entraînement par des attaquants en quête de confiance ?
Je l’ai vécu comme va le vivre Steve et Cédric. Il faut que tu t’intègres, que tu respectes la hiérarchie fixée et que tu ne mettes des bâtons dans les roues à personne. Tu es motivé par les objectifs, mais tu sais aussi que tu ne vas pas entrer sur la pelouse. Alors, il faut jouer le jeu à fond, aider à l’entraînement l’attaquant numéro 2 s’il en a besoin, par exemple. C’est à eux d’être performants. Mais, objectivement, je n’ai jamais ressenti de rejet du troisième gardien.

Ulrich, il y a désormais prescription. Que s’est-il vraiment passé au Mondial 2002 pour que la France se fasse autant humilier ?
(Énigmatique) Certainement la notion de groupe qui n’était pas respectée… C’était déjà compliqué, car on jouait à l’autre bout du monde. Notre préparation avait été bizarre, avec, en plus, la blessure de Zidane. Et puis, je vous parlais de l’importance du premier match : notre défaite contre le Sénégal a été dur à encaisser alors qu’on était ultra favori et qu’on sortait d’un Championnat d’Europe vainqueurs. Avant cet Euro, Blanc disait que tous les voyants étaient au vert… Nous, il nous en manquait quelques-uns ! (Éclats de rire)

Propos recueillis par Pierre Mounier
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