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Sterling, le nouveau coup de crosse

Alors que l'Angleterre reçoit samedi le Nigeria à Wembley, le pays a surtout vu Raheem Sterling être de nouveau pris au milieu d'une polémique inutile. Mais pourquoi tant de haine ?

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La Coupe du monde russe de Raheem Sterling a commencé cette semaine et ça s’est joué sur quelques coups d’aiguilles. En Une du Sun, évidemment, avec un crochet déguisé sous la forme d’un titre bien racoleur : « Raheem shoots himself in foot. » À comprendre : puisque les Three Lions, c’est à souligner, semblent voguer sur des flots trop calmes à quelques jours de s’envoler pour la Russie, il fallait que ça pète un peu. La polémique en question : Sterling s’est fait tatouer un fusil d’assault M16 sur le mollet droit et il n’en fallait pas plus pour allumer la mèche. Les anti-armes du pays ont alors sorti les grandes expressions, évoquant le tatouage du joueur de Manchester City comme une chose « totalement inacceptable » et « écœurante » . La brèche ouverte, la fondatrice de l’association Mothers Against Guns, Lucy Cope, a piqué une tête et en a remis une couche : « Ce tatouage est dégoûtant. Raheem devrait avoir honte. » Que faut-il de plus ? Exclure le bonhomme du groupe ? Oui, c’est ce qui est demandé, au moins tant qu’il n’aura pas caché le flingue. Drôle d’histoire.

« J'ai cette gueule que les gens n'aiment pas »


La parole à la défense : « Je suis droitier, ce tatouage a une signification profonde. À mes deux ans, mon père a été abattu d’une balle dans la tête. Je me suis fait la promesse de ne jamais toucher une arme de ma vie. » Passons l’allure du tatouage, passons le fait que Sterling regrettera probablement un jour le fait de vivre avec un M16 géant sur le mollet, cette histoire est plus profonde que ça et touche à la bien-pensance d’un pays qui n’aime rien tant que se fabriquer des embrouilles. Ainsi, le Sun a été accusé de racisme, Sterling de défendre la guerre des gangs et l’ancien patron de la PFA (Professional Footballer’s Association), Clark Carlisle, s’est senti obligé de s’élever dans les colonnes du Guardian en posant notamment une question simple : « Qui sommes-nous pour dicter à quoi devrait ressembler le chagrin ? »



Le jeu est connu depuis maintenant plusieurs mois : tout le monde aime tirer sur Sterling, sobrement baptisé après l’Euro 2016 The Hated One. Son crime ? Un championnat d’Europe en France raté – comme celui de ses coéquipiers – à 21 ans et de multiples étiquettes collées aux pompes. Interrogé l’été dernier, le joueur avait alors balancé son spleen : « J’ai cette gueule que les gens n’aiment pas, mais je ne suis pas un sale gosse. »

Le mauvais ring


Au fond, cette histoire de tatouage ramène surtout Raheem Sterling sur le mauvais ring : celui où il dispute un combat perdu d’avance, où les tabloïds, des journaux qui par essence ont décidé de se placer face aux intellos et où l’éthique n’a jamais vraiment existé, lui ont déjà reproché de se fringuer chez Primark, de s’enfiler des pasties, d’être fatigué à une soirée, de s’acheter des voitures de luxe... et aussi d’être parti s’acheter un petit-déjeuner après avoir perdu la course au titre de meilleur jeune de l’année au profit de son coéquipier Leroy Sané ! Sterling ne sera jamais tranquille, cette histoire le rappelle, et ce, alors que l’international anglais sort d’une saison plus que satisfaisante avec Manchester City (18 buts en 33 matchs de Premier League, un titre de champion d’Angleterre dans la poche). Samedi, il revient au foot avec le premier match de préparation de sa sélection face au Nigeria, à Wembley, et c’est surtout là qu’il est attendu : il n’a pas marqué lors d’une rencontre internationale depuis 2015 et c’est autre chose qu’un tatouage. C’est un retour au jeu, enfin.



Par Maxime Brigand
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