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Raheem à la haine

Décisif face à Everton et à Bournemouth, Raheem Sterling purgera lors de la réception de Liverpool samedi le premier de ses trois matchs de suspension. La nouvelle étape d'un été bordélique, où l'international anglais a été transformé en monnaie d'échange, et d'une semaine marquée par un remplacement à la pause en sélection.

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« Il paraît que l’été, les vieux cons sont à Deauville, les putes à Saint-Tropez et les autres, en voiture, un peu partout. » Mais ce que Michel Audiard ignorait, c'est qu'il paraît aussi que l’on peut, lorsqu'on pratique le football de haut niveau, tout gagner comme tout perdre lors de cette parenthèse fragile qui s'étire jusqu'au mois de septembre. Bournemouth, le Vitality Stadium, le 26 août dernier, deuxième déplacement de la saison pour le Manchester City de Pep Guardiola et une seconde victoire en trois matchs (2-1) arrachée sur la dernière secousse de la rencontre. Un parfait condensé de la vie de Raheem Sterling : un but décisif à la dernière minute et une gifle reçue dans la foulée - ici, une expulsion pour avoir célébré son but avec le public. Après la rencontre, Guardiola s’avance et prend la parole : « Croyez-moi, j’apprends tous les jours de Raheem Sterling. Les joueurs améliorent les entraîneurs. Les joueurs ont le talent et la capacité de dribbler en un contre un, en deux contre un. De Sterling, je n’en suis en aucun cas responsable. » Le Catalan en profite également pour répondre aux critiques habituelles qui visent l’international anglais : principalement son efficacité.


« Je ne peux pas lui enseigner la finition, l’instinct de buteur » , reprend-il. Alors, comment Sterling peut-il progresser ? « Je ne sais pas vraiment, peut-être que l’on peut s’améliorer, parfois peut-être qu’il vous faut trouver un autre entraîneur, je ne sais pas... » Il y a quelques jours, nouveau paradoxe : Raheem Sterling a été élu par les supporters de Manchester City meilleur joueur du mois d’août grâce à ses buts décisifs contre Everton (1-1) et Bournemouth (2-1), quelques jours après avoir été transformé en monnaie d’échange avec Arsenal pour essayer d’attirer Alexis Sánchez dans les dernières heures du mercato, avant de reprendre une nouvelle salve de critiques en pleine tronche. Pour une raison simple : à Malte (4-0), Gareth Southgate a décidé de le ranger dans sa poche dès la mi-temps pour lancer Marcus Rashford, ce qui n’est jamais une bonne nouvelle. Et voilà Sterling de retour dans une position qu’il ne connaît que trop bien : celle de piñata.

La prostituée et le boomerang


Triste refrain de la vie d'un joueur qui résumait son cas ainsi dans un entretien donné au Guardian en mars dernier : « J'ai cette gueule que les gens n'aiment pas, mais je ne suis pas un sale gosse. » Depuis le premier jour, Raheem Sterling est un coupable facile, une cible idéale pour expliquer le moindre problème : ici la faible évolution de l'Angleterre depuis le début du mandat de Gareth Southgate, là les galères offensives du City de Guardiola. « Je sais que je dois marquer plus de buts. C'est terrible. Je devrais terminer les saisons à quinze ou seize buts et c'est ce que je dois améliorer pour être le joueur que je souhaite devenir. C'est un détail qui me permettrait de potentiellement devenir l'un des deux ou trois meilleurs joueurs du monde. Je sais que l'heure est venue pour moi de définitivement trouver de la constance » , poursuivait l'international anglais (34 sélections) dans la même interview. Sterling entame sa troisième saison à Manchester City, sa seconde avec Guardiola et il y a ce constat : si l'entraîneur catalan apprend tous les jours au contact de l'ancien joueur de Liverpool, l'inverse n'a rien d'évident. Car Raheem Sterling n'a pas vraiment progressé l'an passé, qu'il continue de centraliser les mêmes critiques malgré les évolutions de son jeu - à Liverpool, il avoue qu'il cherchait avant tout à « être soyeux » là où Pep Guardiola lui impose un style plus direct et lui a permis de retrouver « son identité » - et que sa carrière semble lessivée dans un cycle infernal.


Un détail : en août dernier, celui qui venait d'être baptisé The Hated One après l'Euro 2016 était élu joueur du mois de Premier League par ses pairs avant de s'enfiler une saison mitigée, ponctuée par sept petits buts là où il n'a jamais dépassé la barre des neuf réalisations sur une saison (en 2013-2014 avec Liverpool, ndlr). Dans la tête de nombreux observateurs, Raheem Sterling ne serait qu'un tube d'été à la durée de vie comparable à un son des Magic System qu'on ressort le temps de quelques soirées arrosées au fil de la saison. Pire, cet été, c'est une nouvelle fois à la périphérie des terrains que l'apprenti sorcier de 22 ans a encore fait des vagues en ramenant une prostituée dans un hôtel de Las Vegas lors la pré-saison de Manchester City, tout en ne lui versant que la moitié du billet initialement négocié. En interne, rien de positif non plus, car City a une nouvelle fois déchargé ses liasses - quelque 240 millions d'euros - plutôt qu'exploiter la grosse matière première que Guardiola a entre ses mains. Sterling est un survivant des dernières heures du mercato, un homme qui évoluera cette saison sur un fil malgré de premières sorties décisives en championnat, et dont l'été n'aura été qu'un vilain refrain. Un refrain qui vient de ressortir sur les ondes alors que Raheem Sterling commence à purger samedi sa suspension. Un élan coupé, une nouvelle fois. Triste boomerang.



Par Maxime Brigand
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