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Raggi, le triomphe du quelconque

Il n'est pas le plus beau, il n'est pas le meilleur, il n'est pas le plus rassurant, mais il incarne terriblement bien le projet bancal de l'AS Monaco. Ignoré par l'Italie du football, Raggi le quelconque sera encore titulaire en C1 ce soir. Au grand dam de certains.

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Si sa dégaine de tenancier de camion à pizza dans les Alpes de Haute-Provence peut prêter à confusion, Andrea Raggi n'est pas du genre à faire mentir les apparences. Le natif de La Spezia a la gueule du footballeur besogneux et il le sait. « Un défenseur, c'est là pour faire la guerre et pour défendre son but. J'ai toujours aimé ça » , confiait-il à L'Équipe récemment, avant de confirmer qu'il ne se prenait pas pour un autre : « Après, si tu es Thiago Silva, c'est autre chose, tant mieux. » La vérité, c'est qu'avec Thiago Silva, Andrea Raggi ne partage presque rien. Juste une profession, un poste et un pays, l'Italie, que le Monégasque tient moins à garder dans son cœur que Claude Barzotti. « Aujourd'hui, les journalistes italiens m'appellent pour des interviews, mais je refuse. C'est trop facile. Avant, je ne les intéressais pas, et maintenant que je joue la Ligue des champions, ça y est. Je suis le même joueur ! » Un joueur moqué par l'Italie du football et qui ne devait être qu'un intérimaire dans le chantier de reconstruction de l'AS Monaco. Un homme aussi solide dans sa tête que sur le terrain, en somme.

« Il a été médiocre chez nous, je ne suis pas prêt de l'oublier  »


On ne dirait pas, comme ça, mais à une époque, comme Thiago Silva, Andrea Raggi a coûté une certaine somme d'argent. Et pas à n'importe qui. Nous sommes en 2007 et l'homme de La Spezia, sorti de la pépinière de l'Empoli, participe à l'Euro Espoirs. À cette occasion, il côtoie Chiellini, Rossi, Criscito ou encore Montolivo. Des gens qui semblent d'un autre monde. Un gratin mondain aujourd'hui à des années-lumière de cet ouvrier du football, mais pas à cette époque. Auteur de trois bonnes saisons en Serie A sous les couleurs de son club formateur, Raggi a sa petite cote de popularité. Au crépuscule de la saison 2007-2008, il intéresse Walter Sabatini, aujourd'hui salué pour son travail à l'AS Roma et alors en poste du côté de Palerme. Le club sicilien s'attache les services du chauve pour 7 millions d'euros. C'est le début de la fin. Interviewé par le Corriere di Romagna, l'hyperprésident palermitain, Maurizio Zamparini, ne s'en remet toujours pas : « Il a été médiocre chez nous, je ne suis pas près d'oublier cet investissement. Et le pire, c'est que je l'ai prêté pendant deux ans en payant son salaire. Maintenant, v'là qu'il joue avec Falcao. Le football est étrange. » Sur l'île, Raggi ne jouera que deux rencontres. Balourdé à la Sampdoria ou encore à Bari, c'est à Bologne qu'il tire véritablement son épingle du jeu avec 31 parties disputées en 2009/2010. Un exercice pas assez solide pour un rachat immédiat, mais suffisamment convaincant pour qu'il quitte la Sicile pour l'Émilie-Romagne en 2011 pour un montant de 200 000€. Une moins-value qui frise l'insolence et qui file au cardiologue de Zamparini un problème en plus. Le défenseur, lui, souffre. Malgré une nouvelle saison à plus de trente matchs, ses prestations, sans histoire, ne lui offrent aucune perspective. À défaut d'être prophète, Andrea l'ouvrier se dit alors qu'il se verrait bien faire ses trois 8 ailleurs. En l'occurrence à Monaco, pour 1,2 million d'euros annuel (contre 230 000 euros précédemment), ce qui ne gâche rien.

Le symbole du projet avorté de l'ASM


« Quand j'ai signé ici, en Ligue 2, c'était avec l'ambition d'en arriver là. » Interviewé par L'Équipe en marge du « choc » face à Paris pour le compte de la neuvième journée de Ligue 1, Raggi se la joue Mme Irma. Arrivé sur le Rocher en 2012, en Ligue 2, il fait partie de ces joueurs « en mission » . Oui, malgré ses dons de divination confiés au quotidien sportif, l'Italien fait partie de ces joueurs censés aider l'AS Monaco dans cette période de transition. Concrètement, avec son projet de l'époque, Rybolovlev se voyait bien monter en Ligue 1 avec Raggi, mais il ne s'imaginait certainement pas disputer la Ligue des champions avec un Andrea titulaire en défense centrale. La vérité, c'est que pour la première fois de sa carrière, l'ancien de l'Empoli est au bon endroit au bon moment. Au moins sur le plan personnel. Abdennour en difficulté, Monaco loin de la constellation d'étoiles qu'il devait être, Raggi le besogneux se retrouve à enchaîner les matchs depuis trois saisons. D'abord au poste de latéral droit sous Ranieri, puis en défense centrale avec Leonardo Jardim. Irréprochable dans l'engagement depuis la saison de l'ASM dans l'antichambre de l'élite, Andrea incarne la tournure prise par le projet monégasque. Il n'est pas sexy, ne donne pas toujours satisfaction, n'est pas très reconnu à l'étranger, mais il se démerde. Dur sur l'homme, ce guerrier dans l'âme, fan de Giorgio Chiellini, «  pas beau à voir, mais terriblement efficace » , est plutôt du genre franc. « En Italie, si tu ne lèches pas les pieds des journalistes, tu n'es pas bien vu. Je ne veux pas de ça. » En Italie, longtemps, on n'a pas voulu de lui. Gageons qu'à défaut de faire l'unanimité en France, Andrea le besogneux saura savourer le goût au feu de bois d'une partie de Ligue des champions. Avant de remonter dans le camion de l'anonymat et de la banalité.

Par Valentin Pauluzzi et Swann Borsellino
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