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Rafael, de Red Devil à lion rugissant

Huit années après avoir arpenté son couloir droit non sans difficultés, Rafael da Silva a été prié de quitter Manchester United. Flairant le bon coup, l'OL a signé le latéral brésilien pour trois millions d'euros avec un contrat de quatre ans à la clé. Un pari mesuré où les deux parties ont tout à gagner.

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À Manchester United, on obtient les hommages qu'on mérite. Si les fans anglais ne cessent d'abreuver Ángel Di María de « coward » pour avoir pris la poudre d'escampette en direction du Paris Saint-Germain après seulement une saison, les mots sont d'une toute autre tonalité pour Rafael. Au terme d'une romance de huit années avec les Red Devils, le Brésilien a quitté son cocon par la grande porte. « Je veux remercier les fans de Manchester United pour tout leur amour durant ces huit années, a-t-il lâché, non sans émotion, dans un message d'adieu. Depuis que j'ai signé au club, j'ai vécu d'incroyables moments et après tout, ça a été huit années où j'ai revêtu le maillot d'un des plus grands club au monde. Merci Manchester United. Je veux également remercier tous les employés qui m'ont toujours donné de l'affection et de l'attention » . Pour cette sortie pleine de classe, l'homme aux cheveux bouclés a reçu des louanges plus qu'appuyées, doublées de mots significatifs tel que « hero » ou « True Man United man » . Parce qu'avant d'embrasser une nouvelle aventure chez l'Olympique Lyonnais, le joueur auriverde a été un serviteur loyal et aimé de tous jusqu'au bout à United. Et cela, malgré des soubresauts fréquents venus agiter son histoire d'amour.

You are one of the best guys that I know. I am sure that you will succeed in your new adventure, you' ;re 🔝 @orafa2 pic.twitter.com/bROjk54rbb

&mdash ; David De Gea (@D_DeGea) 3 Août 2015

8 yrs ? Took me 4 to tell the difference between you n Fab 😂
;Good luck Raf, will miss you mate. It' ;s been a pleasure
; https ://t.co/BsVMk4zjvB

&mdash ; Michael Carrick (@carras16) 3 Août 2015

Loyauté et passion


Pour prendre la mesure de la place qu'occupait Rafael au sein du club mancunien, il suffit aussi de voir les nombreux désormais ex-coéquipiers qui l'ont remercié. Il y avait dans ces adieux répétés comme le sentiment de perdre un membre de sa famille. Car, à vrai dire, le latéral droit ne s'imaginait pas partir de Manchester. Jamais, même. « Je veux continuer et rester ici pour toujours, si c'est possible, assurait-il en septembre dernier au site officiel du club. Je suis arrivé ici à quinze ans, donc je m'y sens comme chez moi. J'ai une bonne relation avec les supporters car ils sont tellement passionnés » . Aux yeux des fans, le Brésilien bénéficiait du même statut que les homegrown players, ces joueurs formés au club. Avec son frère jumeau, repérés tous les deux lors d'un tournoi pour jeunes avec Fluminense à Hong Kong en 2005, le bonhomme débarque dans l'un des plus grands clubs européens alors qu'il n'est encore qu'un adolescent. Jugé a priori moins talentueux que Fábio (qui évolue en tant que latéral gauche), c'est pourtant lui qui va s'installer durablement dans l'équipe première.

Choisi pour succéder à Gary Neville à l'été 2008, l'enfant de Rio de Janeiro a rapidement fait succomber Old Trafford. De sa première apparition en Premier League (1-1 contre Newcastle, le 17 août 2008) à sa dernière (3-0 contre Tottenham, le 15 mars 2015), il a étalé toutes ses qualités : vivacité, vélocité, explosivité et volonté sans discontinuer d'aller vers l'avant comme ses aînés Dani Alves et Maicon. « Rafael est l'un des plus brillants jeunes talents du club, martelait à son sujet Alex Ferguson, il y a trois ans. Il n'a pas peur de jouer et affiche une grande confiance. Il a tous les atouts pour devenir l'un des meilleurs latéraux droits au monde. Il s'entraîne comme une bête, il ne rate jamais un entraînement car c'est un fanatique de football » . Mais quand il s'agit d'évoquer Rafael, c'est avant tout les termes dévouement, passion et respect qui reviennent. Dès son premier jour à United, le Brésilien a pris à bras-le-corps l'entité du club et son histoire. Ainsi, sa confrontation frontale avec Tévez en novembre 2010, qui venait alors de quitter les Red Devils pour Manchester City, ou ses nombreuses escarmouches lors des derbies face à Liverpool sont notamment restées en mémoire.

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Quatorzième Brésilien dans l'histoire de l'OL


Sauf qu'avec le désormais ex-Mancunien, la passion a souvent rimé avec impulsivité. Un trait de caractère qui l'a d'ailleurs desservi tout au long de son séjour à Manchester. Comme ce soir de Champions League, le 7 avril 2010, où son expulsion a précipité l'élimination des siens face au Bayern Munich. « Peut-être qu'il a la témérité et l'impétuosité d'un jeune garçon, mais un jour arrive la maturité et tout cela disparaît » , se voulait, optimiste, Fergie à l'époque. Ce n'est finalement jamais arrivé. Tout comme la régularité dans les performances et un corps préservé des blessures. En huit années passées outre-Manche, Rafael n'a bouclé qu'un seul exercice à plus de vingt matches en championnat (28 en 2012/2013, soit sa meilleure saison au club). Et la venue de Louis van Gaal l'été dernier, qui souhaitait s'en séparer d'entrée, a causé sa chute. Pas franchement rassuré par son laxisme défensif et son bagage tactique limité, le boss néerlandais lui a préféré toute la saison Antonio Valencia, ailier de formation mais davantage discipliné. Sa non-sélection lors de la tournée américaine de United cet été et le transfert de Matteo Darmian ont sonné le glas de son aventure. « Un latéral droit doit d'abord savoir défendre » , a lâché en conférence de presse de manière cinglante Van Gaal en guise d'adieu. L'OL a alors saisi l'opportunité et lâchait les trois millions d'euros nécessaires. Un pari mesuré – ou le futur meilleur transfert rapport qualité-prix de L1 ? – pour un joueur qui, mine de rien, n'a seulement que vingt-cinq piges. Et donc encore de belles années devant lui.

« Avec les échéances qui vont arriver, il est important d'avoir un groupe étoffé et de qualité. C'est un joueur que l'on suivait depuis quelques temps, s'est réjoui Hubert Fournier au micro de l'OL TV. Rafael a la particularité de pouvoir jouer aussi à gauche et même un cran au dessus. C'est à la fois un joueur de grand talent et quelqu'un qui a de grandes qualités humaines » . À peine débarqué, Rafael a déjà fait bonne impression et ne sera pas dépaysé dans un club rhodanien habitué à faire marcher sa filière brésilienne. Dans l'histoire des Gones, le défenseur devient ainsi le quatorzième joueur auriverde. Reste à savoir désormais s'il épousera la trajectoire des Juninho, Caçapa, Anderson ou celle des Fábio Santos, Anderson Cléber et Ederson. En attendant le verdict, Rafael n'a pas caché sa joie à l'aube d'ouvrir un nouveau chapitre de sa vie : « Je suis resté dix ans à Manchester, et j'y ai joué huit ans. Donc c'est bien de changer, de découvrir un nouveau pays et une nouvelle culture » . Fidèle jusqu'au bout, il a choisi le numéro 20 à Lyon, clin d'œil aux vingt championnats remportés par Manchester United. Coïncidence, c'est aussi le nombre total de titres de sa nouvelle équipe sur la scène nationale (Ligue 1, Coupe de France, Coupe de la Ligue et Trophée des Champions compris). Un signe du destin qui montre, sans doute, que Rafael Pereira da Silva est déjà tourné vers d'autres horizons.


Par Romain Duchâteau
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