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  2. // 13e journée
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Rafael Benítez vient de prendre la place de Roberto Di Matteo sur le banc de Chelsea, voici sans aucun doute la meilleure nouvelle de l'année pour Fernando Torres. Très souvent moqué et critiqué depuis son arrivée chez les Blues, l'attaquant espagnol retrouve l'homme qui l'a mené au sommet du temps de leur collaboration à Liverpool. Rebelote ?

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Oui, parce l'Espagnol n'a jamais été aussi fort que sous les ordres de Benítez

Les chiffres : 65 buts en 102 apparitions sous la liquette de Liverpool en championnat, voilà le bilan d'extra-terrestre de Torres dans le Nord de l'Angleterre. Sur votre calculette TI82, ça donne une moyenne de 0,63 but/match. Costaud. Durant trois ans (2007/2010), Torres est drivé par Rafael Benítez. Le coach l'emmène deux fois dans l’équipe type de Premier League et ne cache pas son attirance pour son numéro 9. « Quand vous parlez du championnat d'Angleterre, vous parlez d'un paquet de bons joueurs et il n'est pas facile d'en sortir un du lot, mais Fernando fait partie des tous meilleurs  » , lâchait le coach des Reds en 2009. Un concours de courbettes dans lequel le joueur s'est reconnu quand il reconnaissait que « Rafa a été le coach le plus important de ma carrière. Il est le seul qui a su comment me faire progresser. » Et force est de constater que le blondinet n'a jamais été aussi doué que lors de ses premières saisons à Liverpool. On était face à un avant-centre spontané, technique, bon des deux pieds, intouchable en un-contre-un et prolifique. Quasiment le numéro neuf parfait. On ne devient pas aussi bidon en l'espace de deux piges. Le malaise est avant tout mental.


En l'absence de véritable concurrence au poste d'avant-centre - Daniel Sturridge ne sera jamais un grand footballeur - Benítez ne voit pas d'un mauvais œil l'opportunité de rebosser avec son ancien poulain. « C'est un joueur qui connaît très bien la Premier League. Son mauvais passage est avant tout psychologique, il a besoin de confiance et je pense sincèrement qu'il va retrouver son meilleur niveau. Il fait partie de l'équipe et je vais l'aider afin qu'il puisse aider les autres.  » Avant l'arrivée de Benítez, Torres était surtout perçu comme le cadeau empoisonné d'Abramovitch à Ancelotti puis à Villas-Boas et Di Matteo. Personne n'en voulait à l'exception du big boss. Benítez, lui, avait tout fait pour arracher l'Espagnol à l'Atlético. Ça change considérablement la donne. Avec le sosie de Julien Dray, Torres va redevenir cette machine à enfiler les caramels car le mec marche à l'affect et à la confiance. Comme Lorie, il a besoin d'amour, de bisous et de câlins tous les jours.

Non, parce qu'il est déjà perdu pour le football anglais

Fernando Torres n'est plus un homme depuis janvier 2011, date à laquelle Roman Abramovitch a décidé d'en faire son jouet et/ou son martyr. En (se) payant l'Ibère pour 58 millions d'euros, le patron russe a placé la barre haut. À ce tarif, difficile de le laisser moisir sur le banc, surtout avec ce statut et ce CV (plus de 100 sélections, deux Euros, une Coupe du monde, une C1). Forcément aligné à chaque rencontre dès son arrivée, le buteur n'a jamais retrouvé le rendement qu'il avait aux Reds. En un an et demi, sa production est digne d'un Andy Carroll. Avec les Blues, il affiche pour le moment 11 petits buts en 58 matchs de championnat (4 depuis le début de saison). Fernando Torres ne fait plus peur. Il n'affole plus aucune défense du Royaume. Pis, il fait marrer. On se fout de sa gueule. On compte les minutes entre ses buts. On coche le nombre de matchs où il ne score pas. On passe ses simulations au ralenti. On zoome sur sa gueule d'ancien accroc au Biactol lorsqu'il se cache dans sa doudoune sur le banc. Parce que oui, Torres était tellement mal qu'il a fini sur le banc. Une hérésie.

Bref, on a détruit le joueur. Moralement. L'an dernier, Didier Drogba aimantait toute la lumière et a quasiment offert la C1 à Chelsea. L'Ivoirien parti, on se disait qu'El Nino allait être tranquille. Mauvaise idée. Les médias balancent chaque semaine les avancées dans les négociations qui existent entre le Colombien Falcao et le staff de Chelsea. Torres crucifié par un mec qui vient des Colchoneros. Le coup de pute par excellence. Pour le moment, le Fernando Torres de Chelsea s'inscrit comme le plus grand fiasco de Premier League compte tenu de son prix et de son rendement sur le pré. On ne serait pas étonné de voir l'Espagnol retourner au pays et enfiler des buts en Liga. Loin de Londres. Loin de Chelsea. Loin des moqueries. Benítez arrive trop tard. Le mal est déjà fait. Par Mathieu Faure
Justifier sa présence sur le terrain à Chelsea par ses titres internationaux c'est un peu abusé pcq il n'a pas souvent été un joueur majeur dans la conquête de ces titres, c'est plutôt que c'était un sacré attaquant avant d'arriver.
Faut le laisser tranquille, ne pas lui mettre la pression et si Chelsea se met à être une équipe joueuse, il recommencera à faire mal !
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