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Rafa Benítez, cœur de meringue

Nouvel homme fort du Real Madrid, Rafa Benítez en connaît tous les recoins ou presque. Une connaissance pointue d'un club qui l'a vu naître en tant que joueur et, surtout, entraîneur. Retour sur une vie blanche entrecoupée d'un exil d'une vingtaine d'années.

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Les yeux bouffis par l'émotion, Rafa Benítez se transforme en madeleine le temps d'une conférence de presse. Main dans la main avec sa dulcinée, il se lève fébrilement de sa chaise, se dirige vers le pupitre et prend une grande inspiration. « C'est un jour spécial, lâche-t-il la gorge nouée suite au discours de Florentino Pérez. Je suis très ému. Je me rappelle quand nous nous entraînions au Bernabéu : il y avait un petit terrain de terre où il y a aujourd'hui la boutique Adidas. » Ce souvenir date de son expérience de deux ans à la tête du Castilla. Car de 1993 à 1995, Rafa Benítez officie déjà au Real Madrid. Bien avant cela, il évolue même au sein des catégories inférieures du club madridista. Sa nomination à la tête de l'équipe première sonne comme l'apothéose de sa carrière d'entraîneur. Lui qui a quitté son Madrid natal et son Real de cœur à l'âge de 35 ans revient « chez lui » , dixit Florentino Pérez, après deux décennies d'exil. Désormais, le défi le plus important et le plus difficile de sa carrière débute. Un défi qu'il envisage avec sérénité même si les embuches ne manquent pas.

« Sans ma blessure, j'aurais atteint la Première Division »


« Je suis du Real, entame Rafa Benítez dans sa première interview concédée au Pais. Je me suis formé ici. J'allais au Bernabéu deux heures avant le début des rencontres avec mes coéquipiers pour trouver une place dans le troisième amphithéâtre, là ou tout le monde était debout. Mon enfance et ma jeunesse, je les ai passées dans ce club. » Ce Real, il l'intègre à l'âge de 12 ans. De libéro à milieu relayeur, de meneur de jeu à milieu défensif, il grimpe les échelons de la cantera madridista un à un. Au sein du club, il détonne de par son caractère et ses centres d'intérêts. Ses coéquipiers le surnomment ainsi affectueusement Trina, un sobriquet qui rappelle son hygiène de vie irréprochable, lui qui ne prend jamais de cervezas avec ses comparses. « Rafa était un super coéquipier, se remémore son ami de vestiaire Lopez Miro. Il sentait le ballon. Il était très studieux, il arrivait à mêler ses études et le football. » Pour sa part, l'intéressé jure qu'il ne serait « jamais arrivé au très haut niveau » : « Je n'avais pas les conditions physiques pour être dans l'élite. Mais sans ma blessure, j'aurais atteint la Première Division. »

Cette blessure remonte à un déplacement transatlantique à l'été 1979. Alors licencié de l'INEF - université des sciences du sport -, il est sélectionné pour disputer un tournoi au Mexique. « Lors du second match contre le Canada, un adversaire me tacle par derrière et me défonce le genou, raconte-t-il dans Marca. J'ai continué à jouer, je ne savais pas que j'avais le ligament interne de la jambe droite de touché. » En soi, le coup de massue d'une carrière qui commence pourtant à décoller. La médecine de l'époque ne lui offrant qu'une convalescence longue, il n'intègre finalement pas le Castilla, lui qui évolue alors avec le Real Madrid Aficionados - l'équipe C du club blanc. Une expérience de cinq ans à Parla plus tard, il raccroche les crampons et entame son cursus d'entraîneur. En 1990, il revient dans son club de toujours et prend les commandes des moins de 19 ans. Trois ans plus tard, c'est sur le banc du Castilla qu'il n'a jamais intégré en tant que joueur qu'il s'assoit. Un poste dont il ne jouit pas même durant une saison complète, puisqu'il est promu entraîneur adjoint de Vicente del Bosque.

Arrigo c'est beau la vie


« Il a été le meilleur entraîneur que j'ai eu, affirme Morales, l'un des poulains de Benítez avec le Castilla. Il a été un précurseur. Par exemple, tous les mardis, il nous expliquait pendant des heures la zone que nous devions occuper. Quelques jours plus tard, il nous réunissait et il nous commentait tous les aspects tactiques que nous devions répéter pour le match du week-end. C'était un entraîneur qui voulait tout contrôler. » Un brin tatillon, il va même jusqu'à gagner le surnom de Arrigo Benítez. « Nous étions très jeunes et il nous apportait des milliers de données de système, de placement, de tactique… » , confirme le même Morales. En 1995, le Madrilène de naissance fait le grand saut et entame son exil en prenant les commandes du Real Valladolid. Vingt ans, huit clubs entraînés et douze titres gagnés plus tard, il revient avec le costume de patron du Real Madrid. Un club dont il connaît les arcanes et les secrets, la schizophrénie du Santiago Bernabéu et l'importance de la Junta Directiva. De fait, il ne cesse de répéter depuis son arrivée « qu'ici, être second ne compte pas » . Personne ne pourra le contredire.

Par Robin Delorme
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LapinCrétin Niveau : CFA
En fait le mec a rien à perdre: ça fait des années qu'il n'a rien gagné et beaucoup ne comprennent pas l'éviction de Ancelotti. Si il réussi ça sera une surprise sinon tout le monde dira que c'était couru d'avance...

En tout cas, je pige pas son recrutement de Kovacic. Avec le retour de Casemiro, je vois pas trop pourquoi il manquait quelqu'un dans ce secteur?
"En fait le mec a rien à perdre: ça fait des années qu'il n'a rien gagné"
Une Ligue Europa en 2013, une Coupe d'Italie et une Supercoupe d'Italie en 2014. E plus il a une moyenne de plus de 55% de victoire dans chacun des clubs qu'il a coché, ce qui vraiment pas mal.

Le recrutement de Kovacic fait suite au départ de Khedira, le retour de Casemiro servira a doublé le poste.
Je voulais lire l'article ,mais je le laisse pour plus tard
Il y'a Mimi Thorisson Sur C+ , et elle prépare des tartes avec du lait concentré ,et elle aime ça....aaaaaaaaaah, toute Robin
MindTheGap Niveau : CFA
Message posté par LapinCrétin
En fait le mec a rien à perdre: ça fait des années qu'il n'a rien gagné et beaucoup ne comprennent pas l'éviction de Ancelotti. Si il réussi ça sera une surprise sinon tout le monde dira que c'était couru d'avance...

En tout cas, je pige pas son recrutement de Kovacic. Avec le retour de Casemiro, je vois pas trop pourquoi il manquait quelqu'un dans ce secteur?


Kovacic n'a pas du tout le même registre que Casemiro.

Ce dernier, même s'il a intégré le jeu long et la relance propre en première intention à ses compétences, a plus un rôle aggressif de contention et de destruction.

Kovacic, lui, est plus créateur, technique pure, plus un profil Modric/Kroos et pourra donc p-ê les remplacer de manière plus efficace que la déception Illarramendi. Ensuite, plus enclin aux taches de pressions défensives il a bien plus de coffre qu'Isco et James.

Sachant que, et c'est mon opinion hein, l'absence pour blessure de Modric ainsi que la fatigue de Kroos ont été des paramètres totalement décisifs en deuxième partie de la saison passée, la présence de Casemiro et Kovacic est complémentaire et nécessaire.
Message posté par AbouG

il a une moyenne de plus de 55% de victoire dans chacun des clubs qu'il a coché, ce qui vraiment pas mal.


S'il ne fait que 55 % de victoire avec le real, il sera viré avant noel.
DoutorSocrates Niveau : CFA
Ouais, 55% de victoires c'est un bilan exceptionnel si tu coaches Eibar... Je peux pas juger avant parce que je suivais pas assez ses clubs, si tu regardes néanmoins son passage au Napoli, on peut pas parler de franc succès. Mazarri lui lègue le principal challenger pour le titre. Lui en fait un simple prétendant à une qualification en League Europa. La coupe d'Italie et une bien maigre consolation.
Message posté par MindTheGap


Kovacic n'a pas du tout le même registre que Casemiro.



Je ne compare pas Casemiro et Kovacic...

Et 55% de victoire, c'est pas beaucoup moins qu'un Van Gaal et c'est quasiment les mêmes stats qu'Ancelotti !
La hyène Niveau : DHR
Marrant, j'ai vu un article sur Benitez je me suis dit "bofbof va poster, c'est sûr".

Je sais pas vous, mais je fais partie de ces gens qui sont intiment convaincu que Benitez est un entraîneur surcôté qui a toujours récolté des lauriers pour le travail mis en place par ses prédécesseurs, quant il a pas juste tout foutu en l'air. Après il a pour lui d'avoir gagné des titres, là où des "losers" magnifiques comme Raul Cuper n'ont eux que des lots de consolation.
Message posté par La hyène
Marrant, j'ai vu un article sur Benitez je me suis dit "bofbof va poster, c'est sûr".

Je sais pas vous, mais je fais partie de ces gens qui sont intiment convaincu que Benitez est un entraîneur surcôté qui a toujours récolté des lauriers pour le travail mis en place par ses prédécesseurs, quant il a pas juste tout foutu en l'air. Après il a pour lui d'avoir gagné des titres, là où des "losers" magnifiques comme Raul Cuper n'ont eux que des lots de consolation.


Quand il gagne il a profité du travail de ses prédécesseurs, et quand il perd, il a foutu en l'air leur travail... Tu te sentirais pas un peu incohérent?
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