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Rabiot, Citizen attitude

Ce mercredi soir, Adrien Rabiot devrait débuter le match dans le onze de départ du PSG face à Manchester City. Sauf que le gaucher de 21 ans aurait très bien pu ne jamais jouer ce match avec la liquette parisienne, mais avec celle des Citizens. Ou l’histoire d’un adolescent de 13 ans qui signe 6 ans à Manchester City en 2008 pour en partir six mois plus tard avant de s’engager au PSG. Le destin d’une vie.

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En 2008, Manchester City et le PSG s’étaient affrontés dans un match sans saveur en Coupe UEFA (0-0). L’histoire ne raconte pas où était Adrien Rabiot ce soir-là. Car, il n’est pas impossible d’imaginer le jeune milieu de terrain sur le bord de la pelouse dans le rôle d’un ramasseur de balle aux couleurs de City. En 2008, Adrien Rabiot a 13 piges, il porte des petites bouclettes sur le sommet d’un crâne avec plus de joues et moins de hauteur. Adrien Rabiot vient de signer à Manchester City pour y faire sa préformation. Il a 13 ans. Sur place, il n’est pas seul. Adrien ne l’est jamais vraiment. Il est accompagné de sa mère Véronique et de l’un de ses frangins, Valentin. Mais comment un môme de 13 ans peut-il se retrouver en Angleterre au nez et à la barbe des clubs français ? On parle d’un garçon qui était aux portes de l’INF Clairefontaine six mois plus tôt. Mais l’Angleterre a des atouts que la France n’a pas. « Lors du dernier stage d'entrée à Clairefontaine, les recruteurs de Manchester City étaient présents. Ils ont dit à ma mère que mon profil les intéressait. On a pris la décision de partir en Angleterre » , rembobinait-il en 2012 dans les colonnes du Parisien au lendemain de son premier contrat professionnel signé avec le PSG. City n’est pas encore le monstre actuel. Robinho vient seulement d’arriver, Kompany joue milieu de terrain, Richard Dunne est titulaire, Stephen Ireland n’est pas encore tombé dans la folie, et les Citizens sont sponsorisés par Thomas Cook. Sur place, le jeune Rabiot enfile ses tenues Le coq sportif et commence sa préformation. « Mon emploi du temps était divisé entre l'académie pour les entraînements et les cours dans une école anglaise. Les jeunes qui étaient avec moi venaient de plusieurs pays : Belgique, Italie ou Serbie, par exemple » , se souvient l'ex-Citizen, toujours dans Le Parisien. L’éloignement lui permet d’oublier, un peu, le drame qui a touché la famille en 2007.

Un bail de six ans… un départ au bout de six mois


À la suite d’un AVC violent, le père est cloué dans un fauteuil, atteint d’un syndrome d’enfermement (état neurologique qui provoque une paralysie complète à l'exception des yeux et des paupières). Sur le papier, Adrien Rabiot a signé jusqu’en 2014. Il doit achever sa formation dans le nord de l’Angleterre et découvrir le monde professionnel avec les Citizens. Ça ne se passera pas comme ça. Au bout de six mois, le clan Rabiot plie bagage. Personne n’en a jamais vraiment connu la raison. Certains évoquent un problème financier, d’autres des engagements non tenus par le club : loyer exorbitant, cours d'anglais non pris en charge, une maison qui n'est jamais arrivée, le téléphone coupé. Peu importe la vérité, les faits sont là : Adrien Rabiot quitte Manchester. Retour à la case départ, en France. Sauf qu’il faut trouver un nouvel écrin pour le gaucher. Pas facile de trouver le point de chute idéal pour Véronique Rabiot, la mère qui gère les intérêts de son fils. « Elle voulait que ce soit Harvard pour la scolarité et le George-V pour le logement » , caricature un dirigeant de première division qui était intéressé par Adrien à son départ de City, dans des propos rapportés par le JDD. Au final, son retour à la vie se fera en deux temps. Les Rabiot atterrissent à Pau, chez des amis, avant d’intégrer le pôle Espoirs de Castelmaurou, à trois jets de pierre de Toulouse. C’est là que le PSG (re)met la main sur lui. Dès ses premières armes à Créteil, le club parisien voulait Rabiot. Mais City avait plus d’arguments. Cette fois, Paris ne se fait pas doubler et signe avec le garçon un accord de non-sollicitation de trois saisons. Après une saison dans le Sud-Ouest, Rabiot débarque enfin au Camp des Loges en 2010. Il y rencontre ses amis Mike Maignan, Hervin Ongenda, Abdallah Yaisien, Antoine Conte ou encore Kingsley Coman. C’est la génération dorée du PSG. Celle qui, sous la houlette de Jean-Luc Vasseur, sera sacrée championne de France U17 en 2011 en battant l’OM en finale. Jean-Luc Vasseur, aujourd’hui sur le banc du Paris FC, se souvient parfaitement de l’arrivée de Rabiot : « Il était surclassé et lors de la finale contre l’OM, on se retrouve à dix rapidement. Adrien passe défenseur central avant de rejouer milieu en fin de match. À chaque fois, il s’adaptait sans problème. C’est un garçon endurant, qui analyse très vite les situations, je n’avais pas besoin de le rappeler à l’ordre. Il sait ce qu’il à faire, c’était déjà une valeur sûre. » Un an plus tard, Adrien Rabiot passera professionnel, à 17 ans, adoubé par Carlo Ancelotti, puis par Laurent Blanc.

Blanc en love


Depuis, le garçon a déjà disputé plus de 100 matchs pros avec son club formateur, c’est gargantuesque. Surtout, il a plusieurs fois dérapé (sorties médiatiques maladroites, retard lors de la finale de la Coupe de France...), mais le club a toujours su garder le cap. On pointe régulièrement du doigt sa mère, mais Véronique Rabiot a souvent eu le nez creux quand il a fallu faire des choix intelligents pour l’avenir de son fils (le prêt à Toulouse, la prolongation de contrat au PSG). Vasseur toujours : « La relation qu’il a avec sa mère, du fait de la maladie de son père, est renforcée. Il est très pudique sur sa vie privée, ce qu’il traverse dans sa vie familiale, il l’extériorise sur le terrain. Ça lui donne une force, ça le guide, lui permet de se surpasser. On ne se rend pas bien compte qu’il n’a que 20 ans, et qu’il joue un football à la fois simple et efficace. Adrien a une grande capacité d’adaptation au haut niveau. À 16 ans, il était déjà en avance sur tous les autres, c’était une force tranquille. » Le PSG a misé sur Rabiot avant même l’arrivée de QSI, ce n’est pas rien. Au club, Rabiot a aussi un allié de poids, c’est Laurent Blanc.


Dernièrement, le Cévenol ne s’est pas privé pour passer la brosse à reluire à son gaucher sur une question à propos de l’Euro 2016. « Je vous laisse ça pour vous. Dès qu’un joueur fait deux ou trois bons matchs, vous vous posez la question de savoir s’il mérite l’équipe de France ou non. Je vous laisse ça, ce n’est pas à moi d’intervenir là-dessus. Ce que je vois, c’est qu’il progresse énormément. Il est dans le bon chemin en ce moment. Vous savez qu’avec cette génération, rien n’est acquis. Il est sur le bon chemin, il a la bonne attitude, la bonne façon de travailler. Il travaille beaucoup. Là, on sent qu’il devient un joueur important. » Tellement important que Thiago Motta en personne n’a pas l’air de trop s’inquiéter de l’absence de Marco Verratti à l’heure de défier Manchester City. « Son absence porte préjudice à toute l'équipe. Tout simplement parce que c'est un grand joueur qui nous fait défaut. Mais, heureusement, Adrien Rabiot est en grande forme et réalise de bonnes performances. C'est un joueur différent de Marco, plus physique et qui marque des buts. Il fallait simplement qu'il comprenne ce dont l'équipe avait besoin. Et de notre côté, il fallait qu'on l'aide à donner le meilleur de lui-même. » Huit ans après son aventure Erasmus outre-Manche, Adrien Rabiot va pouvoir se mesurer à l’un de ses premiers clubs. Les Anglais vont s’apercevoir que le garçon a bien grandi et qu’une facture de téléphone non payée leur a peut-être coûté un sacré talent.

Par Mathieu Faure
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