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Rabah Madjer : « Ce geste, c’est une fierté pour tous les Algériens »

Il y a trente ans, Rabah Madjer entrait dans l’histoire grâce à une inspiration de génie en finale de Coupe d’Europe des clubs champions. Ce coup de maître lui permettait ainsi d'entrer dans le cercle plus que fermé – ils ne sont que deux, lui et Antonin Panenka – des joueurs ayant donné leur nom à un geste technique. L’occasion de revenir avec l’artiste sur son œuvre, ses débuts, ses souvenirs en sélection et le football algérien en général.

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Il y a trente ans, vous entriez dans la légende en inscrivant votre fameux but en finale de Coupe d’Europe des clubs champions. Que ressentez-vous quand vous y repensez ?
Je ressens la même sensation qu’il y a trente ans, c’était un plaisir. Je n’avais jamais pensé gagner un jour cette Coupe d’Europe et, finalement, c’est arrivé. Ça n’était que du bonheur. On a fait une grande finale contre une grande équipe qu’était le Bayern Munich. En plus, d’un point de vue personnel, j’ai eu le bonheur de marquer un but d’une talonnade et d’offrir un deuxième but à Juary après une action individuelle. C’est bien sûr une fierté pour moi d’avoir gagné cette finale et d’avoir fait ce match-là. En plus, la talonnade que j’ai réalisée est restée dans l’histoire du football mondial, c’est une marque déposée maintenant.

Sur le coup, quand vous avez marqué le but, vous êtes-vous rendu compte de ce que vous aviez réalisé ?
Vous savez, quand on est sur le terrain, on ne réfléchit pas. Je pense, en toute modestie, que ça fait partie de mes qualités techniques : lorsque le ballon est venu vers moi, je n’avais pas le temps de réfléchir, j’étais un petit peu déséquilibré et j’ai eu l’audace de prendre le ballon du talon et de marquer. C’était une surprise, pour la première fois on voyait un but marqué de cette façon, d’autant plus en Ligue des champions et en finale ! J’ai eu le courage et l’audace de le faire, et le Bon Dieu m’a récompensé.

Vous parlez de Bon Dieu, justement, Michel Platini a dit il y a quelques années que votre talonnade, c'était un « don du ciel de pouvoir la faire à ce moment-là » .
C’est vrai, c’était une opportunité, c’était vraiment le moment adéquat pour faire ce geste. Cette talonnade a marqué mon histoire personnelle et l’histoire du football, elle m’a beaucoup donné et m’a fait connaître dans le monde entier. Le fait qu’aujourd’hui encore ce geste porte mon nom et qu’il soit resté dans les mémoires me fait énormément plaisir. À chaque fois que j’entends qu’un joueur a marqué d’une Madjer, j’ai un peu la chair de poule. Je suis fier qu’après trente années, on n'ait pas oublié Rabah Madjer et sa talonnade. C’est une fierté pour mon pays, pour mes enfants, pour moi et pour tous les Algériens bien sûr.

Porto est le club qui a le plus compté dans votre carrière. Pourtant, vous avez expliqué avoir dû faire des sacrifices pour vous y imposer. De quels sacrifices parliez-vous ?
À l’époque, quand je suis venu à Porto en 1985 du Racing club de Paris, je suis arrivé dans un grand club. Dans un très, très grand club où il y avait de très grands joueurs. Il fallait d’abord gagner sa place de titulaire, et pour ça, il fallait que je travaille beaucoup et que je fasse beaucoup de sacrifices. Je n’étais pas le genre de garçon qui fréquente les discothèques, ou qui boit de l’alcool, je voulais réussir ma carrière, je voulais prouver de quoi j’étais capable, je faisais beaucoup d’efforts à l’entraînement, pendant les matchs. J’ai sacrifié beaucoup de choses, mais le Bon Dieu m’a encore une fois récompensé.

« Je cherchais toujours ce geste supplémentaire, ce dribble supplémentaire. Comme j’étais plus technique que certains, j’essayais de satisfaire le public, de faire des choses que les autres ne faisaient pas. »

Il vous a aussi récompensé en 1987, année où vous gagnez la Coupe d’Europe des clubs champions et le Ballon d’or africain. Une bien belle année, non ?
C’était une année extraordinaire pour moi. Je gagne non seulement le Ballon d’or africain et la Ligue des champions, mais aussi la Coupe intercontinentale. Trois grands titres en une saison, c’était formidable. On parle souvent de la talonnade face au Bayern, mais j’ai aussi marqué d’une autre talonnade deux mois après en championnat contre Belenenses. Un but encore plus beau que celui de la finale de la Ligue des champions. Je fais une talonnade qui fait petit pont sur le gardien de but, c’était vraiment quelque chose d’extraordinaire.

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Comment définir le joueur que vous étiez ?
Quand j’étais sur le terrain, j’aimais bien m’amuser, je n’aimais pas être un joueur quelconque qui joue juste pour jouer. Je cherchais toujours ce geste supplémentaire, ce dribble supplémentaire. Comme j’étais plus technique que certains, j’essayais de satisfaire le public, de faire des choses que les autres ne faisaient pas.

Après Porto, vous rejoignez Valence, mais vous n’y restez qu’une saison avant de retourner chez les Dragões. Pourquoi ?
Les débuts à Valence se sont très bien passés, même si, à cette époque, ça n’était pas une grande équipe capable de rivaliser avec Barcelone ou le Real Madrid. Malheureusement, je me suis blessé pendant un match de championnat, j’ai eu une déchirure musculaire à la cuisse, je suis resté quatre mois sans jouer. Entre-temps, j’avais signé un contrat avec l’Inter, mais cette blessure m’a empêché d’aller y jouer. J’avais aussi un contrat avec le Bayern Munich à l’époque, et je devais choisir de résilier l’un des deux contrats. Soit le Bayern, soit l’Inter... C’est très compliqué et très long à expliquer, mais finalement, cette blessure ne m’a pas permis de jouer ni pour l’un ni pour l’autre. J’ai joué de malchance.

Faute d’aller au Bayern ou à l’Inter, vous retournez à Porto, avant de terminer votre carrière au Qatar.
Je suis resté encore deux années à Porto avant de partir. Trois clubs me voulaient au Portugal à cette époque-là, mais j’ai refusé parce que je ne voulais pas jouer contre le club qui m’avait tout donné. D’autres clubs en dehors du Portugal me voulaient aussi, mais je n’étais pas intéressé. Je suis donc parti une année au Qatar avant d’arrêter.

« J’étais fan de Johan Cruyff quand il jouait à l’Ajax. D’ailleurs, j’ai toujours essayé de jouer comme lui, c’était un grand monsieur. »

Parlons de vos débuts dans les rues d’Hussein Dey, la banlieue d’Alger.
Quand on est jeune en Algérie, la première chose qu’on fait, c’est jouer au ballon. Je suis issu d’une famille nombreuse, très modeste – mon père était fleuriste –, j’ai donc commencé dans la rue comme tous les autres garçons, mais j’ai vite senti que j’étais né pour jouer au football. J’adorais ça, je regardais beaucoup les grands joueurs à la télé, j’étais fan de Johan Cruyff quand il jouait à l’Ajax. D’ailleurs, j’ai toujours essayé de jouer comme lui, c’était un grand monsieur.

Vous avez déclaré dans le film Madjer, la légende que lorsque vous étiez petit, votre frère Mohamed était meilleur que vous. Qu’est-ce qui a fait que vous avez percé dans le football et pas lui ?
Mohamed était très élégant, c’était un gaucher. Il était d’une élégance extraordinaire. Mais le destin m’a choisi moi au lieu de le choisir lui. Il aurait pu faire une grande carrière, mais il n’était peut-être finalement pas intéressé. J’ai pris la suite, j’étais ambitieux, je voulais réussir.

Vous aussi, vous étiez un joueur élégant. Enfant, vous preniez exemple sur votre frère ?
On avait un peu le même physique, mais lui était gaucher. Et moi, je jouais du pied droit et du pied gauche...

Oui, d’ailleurs, on n’a jamais su si vous étiez droitier ou gaucher.
Je me souviens qu’à l’époque, on avait un match avec Porto à Amsterdam contre l’Ajax, Jorge Valdano, l’entraîneur du Real Madrid qui était présent pour la radio espagnole était venu me voir et m’avait dit : « Est-ce que tu es gaucher ou droitier ?  » Je lui ai répondu : « Je ne vous dirai pas, c’est confidentiel. » (Rires)

Votre famille vous protégeait, notamment votre frère qui vous faisait jouer gardien de but pour ne pas vous blesser. À quel moment vous avez quitté les cages pour l’attaque ?
Mon frère jouait attaquant, et moi, j’étais gardien quand on jouait dans le quartier. J’étais vraiment un très bon gardien, mais j’ai préféré quitter les cages par la suite. Personne n’est venu me chercher, j’ai pris mon destin en main tout seul. J’avais douze ans, j’ai entendu qu’un club à Hussein Dey cherchait de nouveaux jeunes. J’ai pris mes baskets, un short, un tee-shirt, je me suis dit : « Je vais tenter ma chance » , et j’y suis allé. On a joué un match, les entraîneurs présents m’ont choisi parmi les meilleurs, et après j’ai quitté la rue pour commencer à jouer dans des stades. J’y ai fait une année avant le NAHD, le centre de formation d’Hussein Dey, qui m’a pris et où j’ai fait toutes mes classes. C’est d’ailleurs la seule équipe en Algérie pour laquelle j’ai joué.

« L’Algérie est une usine de footballeurs, il en sort quotidiennement et c’est là notre plus grande chance. »

Justement, en parlant de l’Algérie, l’équipe nationale a beaucoup compté dans votre carrière. Vous avez marqué le football algérien en 86 sélections et 28 buts. Quel est votre plus beau souvenir avec la sélection ?
Il y a eu beaucoup, beaucoup de bons souvenirs. La première convocation que j’ai reçue à l’âge de 18 ans, c’était un réel bonheur pour moi. Ensuite, il y a le match contre le Nigeria à Constantine pour la qualification au Mondial 82, où j’inscris un but extraordinaire qui restera pour moi le plus beau de ma carrière.

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Puis il y a eu la Coupe du monde 82 et la victoire sur l’Allemagne au cours de laquelle je marque aussi. C’était une grande équipe d’Allemagne, la meilleure de tous les temps.

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Et bien sûr, en 1990, on gagne la Coupe d'Afrique des nations à la maison, pour la première et seule fois de l’histoire du foot algérien. Je n’ai vraiment connu que du bonheur avec la sélection.

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Le but face au Nigeria en éliminatoires est pour vous plus beau que celui de la finale de Coupe d’Europe ?
Ma talonnade face au Bayern était un très, très beau but qui est resté dans l’histoire du football, mais le but contre le Nigeria, c’était un travail individuel extraordinaire. J’ai touché trois fois le ballon du pied gauche et j’ai marqué ensuite du même pied. C’était extraordinaire.

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Votre victoire face au Bayern Munich en 1987 avait-elle un petit parfum de revanche sur l’élimination à la Coupe du monde 1982 après le match de la honte entre la RFA et l’Autriche ?
Ce match de la honte est resté dans l’histoire, c’est grâce à ça que la FIFA a changé le règlement. On ne peut pas oublier ce qu'il s’est passé, mais ce qui reste vraiment pour moi, c’est notre victoire contre l’Allemagne.


Vous êtes, avec Belloumi notamment, le symbole de la grande époque de l’équipe d’Algérie. Qu’est-ce que vous aviez de plus que la génération actuelle ?
Vous savez, chacun marque son époque. Avant nous, il y a eu de très grands joueurs dans les années 1960 avec Mekhloufi, Zitouni, et dans les années 1970 avec Keddou, Draoui... On ne peut pas dire que telle génération ou telle génération a donné plus. Je pense que l’Algérie est une usine de footballeurs, il en sort quotidiennement et c’est là notre plus grande chance. Après, chaque joueur qui porte le maillot de l’équipe nationale laisse son empreinte à lui.

« Quand quelqu’un a un nom et un prénom et qu’il réussit, on essaye par tous les moyens de l’abattre pour mieux gérer la situation. On vous limoge pour que les gens se disent : "Ces gars de la fédé ont de la personnalité, ils n’ont pas peur, ils ont viré Madjer." »

Certes, mais votre généation a remporté le seul sacre de son histoire en 1990.
C’est vrai qu’en 1990, on avait une équipe très, très forte. Sur le plan physique, c’était très difficile de tenir le coup à cause des conditions de jeu, mais on a su gagner cette Coupe d'Afrique des nations avec l’art et la manière.

Vous n’avez malheureusement pas connu le même succès quand vous avez dirigé la sélection. Par trois fois, entre 1994 et 2002. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné selon vous ?
Le problème quand j’ai pris la tête de la sélection pour la première fois en 1994 – j’étais à l’époque le plus jeune sélectionneur au monde –, c'est que j’ai travaillé avec l’expérience du joueur et non avec l’expérience de l’entraîneur. J’ai fait quelques gaffes, mais j’ai quand même laissé l’équipe à seulement un point d’une qualification à la CAN. Mais à l’époque, certains responsables de la Fédération m’ont causé des problèmes. Quand je suis revenu en 2000, j’étais vraiment bien préparé avec plus d’expérience, beaucoup de rigueur, j’étais prêt pour aller très loin. Nous avons travaillé avec l’équipe et nous avons fait un travail formidable... Mais les gens ne connaissent pas la vérité. La vérité, c’est que nous avons joué un match amical en Belgique où nous avons fait un résultat nul. Cette même sélection belge est allée gagner en France dix jours après. Alors que je m’attendais à une récompense après ce résultat – parce qu’on allait décoller avec cette équipe, on pouvait aller très loin –, des gars de la Fédération ont tout fait pour me virer parce que je les dérangeais.


En quoi vous les dérangiez ?
Je ne veux pas rentrer dans les détails, c’est vraiment long à expliquer, mais, malheureusement, ça se passe comme ça. Quand quelqu’un a un nom et un prénom et qu’il réussit, on essaye par tous les moyens de l’abattre pour mieux gérer la situation. On vous limoge pour que les gens se disent : « Ces gars de la fédé ont de la personnalité, ils n’ont pas peur, ils ont viré Madjer. » Et ces mêmes personnes qui vous ont viré font des déclarations pour expliquer que Madjer n’était pas l’entraîneur adéquat pour l’équipe nationale. Mais c’est seulement pour se mettre, eux, en valeur. C’est pour ça que les anciens de la Fédération ne s’appuient pas sur les grands noms du foot algérien. Ils ont marginalisé tout le monde, les ex-joueurs, les joueurs qui jouent en Algérie actuellement et les entraîneurs algériens. Ils sont restés trop longtemps au pouvoir. Heureusement, ceux qui les ont remplacés veulent aujourd’hui faire les choses correctement.

À ce propos, mi-mai dernier, vous avez été nommé ambassadeur du football algérien et conseiller technique auprès des instances internationales. Pourquoi avoir accepté ce rôle ?
Les nouvelles personnes nommées à la tête de la Fédération veulent donner leur chance à tout le monde, ils veulent donner de l’importance au football algérien, aux joueurs algériens. Je connais très bien le nouveau président, Khereddine Zetchi, qui est quelqu’un d’honnête. Nous allons travailler main dans la main pour sauver notre football, pour former une équipe composée de joueurs qui évoluent dans notre championnat et de joueurs qui évoluent en Europe.

« Le but aujourd’hui est de mixer des joueurs qui évoluent dans le championnat national et des joueurs qui évoluent en Europe. Il faut être patient et opérer un changement en douceur, la sélection appartient à tout le monde. »

Si on prend le onze vainqueur de l’Allemagne de l’Ouest en 1982, seuls deux joueurs (Kourichi et Mansouri) n’avaient jamais porté le maillot d’un club algérien. En 2014, face à l’Allemagne au Brésil, seuls trois joueurs (Belkalem, Slimani et Soudani) avaient déjà joué dans un club algérien. Que pensez-vous de cette tendance qui s’est totalement inversée en trente-deux ans ?
C’était la politique de l’ancienne équipe dirigeante. Pour ces gens, l’Algérie ne forme plus de grands joueurs, ils ont donc appelé des joueurs qui sont dans de grands clubs en Europe. Mais avec cette politique, on n’a gagné aucune Coupe d’Afrique, la preuve qu’elle a ses limites. Le but aujourd’hui est de mixer des joueurs qui évoluent dans le championnat national et des joueurs qui évoluent en Europe. Il faut être patient et opérer un changement en douceur, la sélection appartient à tout le monde.

Votre nom a circulé cet hiver pour remplacer Mohamed Raouraoua à la présidence de la FAF, pourquoi ne pas vous être présenté finalement ?
L’ex-Fédération a mis en place un règlement spécial anti-Rabah Madjer, pour que je ne me présente pas à la présidence de la FAF. J’étais trop menaçant pour les anciens dirigeants. Je pourrais être aujourd’hui le président de la Fédération et tout le monde le sait, mais, malheureusement, les clauses instaurées (faire partie du bureau fédéral, ndlr) ne me permettaient pas d’être candidat. Alors que s’il y a bien quelqu’un qui aurait dû être autorisé à être candidat, c’est moi. Mais il y a la justice divine... Maintenant, je suis très heureux de travailler avec la nouvelle équipe dirigeante et le nouveau bureau fédéral. Je suis là pour servir l’Algérie, modestement, avec ma présence au sein de la FAF.

Après deux participations consécutives à une phase finale de Coupe du monde, l’Algérie ne sera pas, sauf surprise, au Mondial russe et a été éliminée dès le premier tour de la dernière CAN alors qu'elle semblait pourtant être sur la bonne voie après deux participations consécutives à des phases finales de Coupe du monde.
Cette période a été très mal gérée. Il y a eu le changement des entraîneurs, Christian Gourcuff est parti parce qu’il en avait marre, il ne pouvait pas travailler. Ensuite, ils ont ramené le Serbe Rajevac, on lui a créé des problèmes et il est parti aussi. Après, Leekens nous a promis monts et merveilles et il est passé à côté. Je pense que l’instabilité en matière d’entraîneurs a coûté trop cher à notre équipe nationale, on a payé la note cash. Il faut qu’on soit tous derrière le nouveau sélectionneur parce que sa réussite sera la réussite de l'Algérie. Il faut redonner le prestige du passé à cette sélection.



Propos recueillis par Maeva Alliche
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