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Qui veut jouer en Palestine ?

Coincée au milieu d'un imbroglio politico-économico-sportif, l'équipe nationale palestinienne n'est toujours pas tout à fait certaine des dates et lieux des prochains matchs de poules qualificatifs pour le Mondial 2018. Explications.

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Oubliez la Chine, la Turquie ou l'Arménie. Le vrai pays de la « diplomatie du football » , c'est la Palestine. Le tirage au sort des groupes pour les qualifications au Mondial en Russie le montre une fois encore. Quand le groupe A oppose la Malaisie, les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Timor oriental et la Palestine, le casse-tête commence. Ni l'Arabie saoudite ni les Émirats ne reconnaissent formellement Israël – mais ce même État contrôle les frontières des territoires palestiniens. Donc fatalement, pour les rencontres à domicile, il faudra présenter son passeport aux autorités israéliennes.

Rétropédalages et faux espoirs


La Fédération saoudienne a commencé par demander à inverser l'ordre des matchs. Le 11 juin, les Palestiniens jouent à Djeddah, et perdent in extremis 3-2. Mais le problème du second match reste entier. Il est prévu le 13 octobre. L'Arabie saoudite demande à ce que le match se passe en terrain neutre. La FIFA accepte, mais la Fédération palestinienne refuse. « Les Palestiniens ont suffisamment d'infrastructures pour accueillir ces matchs et c'est très important pour les gens ici qu'on se batte pour que le match ait lieu chez nous » , explique le porte-parole de la Fédération, Tayseer Naserallah, qui rappelle au passage que les joueurs de l'équipe nationale sont surnommés les Rédempteurs. Premier rétropédalage de la FIFA : convaincue par le raisonnement des Palestiniens, l'organisation revient sur sa décision et demande à l'Arabie saoudite de venir jouer au stade Faisal al-Husseini d'al-Ram en banlieue-est de Jérusalem le 5 novembre. Après tout, ce sont les règles...

Même les Émirats arabes unis s'y sont pliés. Le 8 septembre, leur équipe est venue jouer en terre sainte (0-0). Et malgré une tempête de sable, le stade de 12 000 places était plein. Un temps il est question que la Jordanie fasse voyager les joueurs saoudiens en hélicoptère d'Amman à Ramallah d'où ils pourraient rejoindre le stade. La Fédération palestinienne, dans un élan de bonne volonté, promet que les contacts avec les autorités israéliennes seront réduits au minimum. Peine perdue, le 3 novembre l'Arabie saoudite officialise son refus : elle n'ira pas jouer sur la pelouse artificielle du stade d'al-Ram. Alors que les soutiens de l'équipe palestinienne inondent internet de leur déception tout en savourant la perte de 3 points de l'Arabie saoudite dans le processus qualificatif, un retournement de situation vient mettre fin à la fête. Le responsable sécurité de la FIFA, chargé de vérifier le respect des protocoles dans l'organisation des rencontres, s'est entretenu avec l'Autorité palestinienne et a estimé que les conditions sécuritaires n'étaient pas réunies pour accueillir les Faucons saoudiens. Deuxième rétropédalage de la FIFA, qui demande alors à la Fédération palestinienne de choisir un terrain neutre en Asie pour accueillir la rencontre, le jour même où le jeu était prévu. « C'était une surprise totale  » , avoue d'ailleurs Tayseer Naserallah.

Déception pour le peuple et enjeux politiques


L'entretien lui-même n'a rien d'exceptionnel. L'enchaînement des événements l'est davantage, et les problèmes de « sécurité » sont difficiles à identifier. S'il y a bien une flambée de violences entre Palestiniens et Israéliens depuis fin septembre, les altercations ont plutôt tendance à diminuer. Il y a bien une légère tempête de sable depuis plusieurs jours dans la région… Mais c'était pire au moment du match contre les Émirats. Alors quoi ? « Ici, tout est politique, et je crains que le football palestinien n'en pâtisse » , répond, évasive, Susan Shalabi, directrice du département international de la Fédération palestinienne. Côté politique, la majorité du monde arabe se rejoint pour soutenir la « cause palestinienne » et cet engagement n'a pas arrêté les Émirats sur la route des Territoires. Cherchons peut-être du côté économique alors… La monarchie saoudienne est l'un des principaux sponsors de l'Autorité palestinienne. L'agence d'information palestinienne Ma'an rapporte qu'en 2015, le soutien mensuel des Saoudiens aux Palestiniens passe de 14 à 20 millions de dollars. Le pouvoir dépendant largement de l'aide internationale, il est difficilement envisageable de refuser une contribution si généreuse.


« Je ne peux pas dire ce qui s'est passé, mais ce qui est certain, c'est que c'est une question de prestige pour tout le monde » , décrypte Noureddine Ouldali, entraîneur algérien et marseillais d'adoption devenu sélectionneur de la Palestine. « D'un côté, les Saoudiens ont une position diplomatique à maintenir, mais de l'autre, l'équipe palestinienne a ses propres défis. Évidemment, c'est pénible de ne pas avoir de calendrier fixe pour ces rencontres, surtout quand on a cinq joueurs à l'étranger, déjà bien occupés par leur championnat ; mais même si on nous demandait de jouer dans l'espace, on irait. C'est une question morale et nationale. » Dans ce sac de nœuds, la FIFA a bien du mal à temporiser. Tamer Akel, un jeune joueur professionnel de l'Hilal al-Quds, club de Jérusalem assez bien placé dans le championnat de Cisjordanie, est déçu par l'organisation de Zurich : « La FIFA a essayé de satisfaire tout le monde, mais c'est vraiment un échec. Le football, ça ne devrait pas être de la politique, ça devrait être pour le public et les sportifs, pas pour la carrière des dirigeants palestiniens, ni pour faire plaisir au roi Salman ! »

Le match de ce jeudi 5 novembre est donc reporté au lundi 9 « en terrain neutre » . Ça, c'est pour les dates. Reste la question du lieu… La Fédération palestinienne a pensé au Qatar, aux Émirats, ou au Bahreïn avant de se décider pour sa voisine, la Jordanie. Manque de chance, alors que la Jordanie est l'un des pays les plus secs au monde, des pluies torrentielles se sont abattues sur Amman, et le stade Roi Hussein est pour l'instant inondé. Comme si la météo avait besoin de compliquer d'avantage la situation...

Par Chloé Rouveyrolles, à Ramallah
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