Qui sont les derniers accusés de la CONMEBOL ?

Le FIFAGate continue de faire tomber des têtes. Particulièrement en Amérique du Sud, où des dirigeants de la CONMEBOL ont été inculpés par la justice américaine. Les trois derniers présidents de l’instance sud-américaine ont été démis de leurs fonctions.

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Marco Polo Del Nero (Brésil)


La chambre d'instruction du comité d'éthique de la FIFA avait ouvert une enquête concernant Del Nero le 23 novembre dernier. À 74 ans, il a annoncé sa démission du Comité exécutif de la FIFA, et a interrompu provisoirement ses fonctions pour « se consacrer à sa défense » devant la justice américaine, a annoncé la Fédération brésilienne dans un communiqué jeudi. Selon ESPN, Del Nero ainsi que ses prédécesseurs, Marin et Teixeira, sont soupçonnés de s'être répartis des pots-de-vin versés par le président de l'entreprise Traffic, en échange de contrats de droits de retransmission de la Coupe du Brésil entre 2013 et 2022.

Juan Ángel Napout (Paraguay)


Il était le dirigeant le plus influent de la région. À 54 ans, il présidait la CONMEBOL depuis août 2014. Il avait échappé à l’arrestation lors du premier coup de filet lié au scandale de corruption au sein de la FIFA. Mais cette fois-ci, le Paraguayen a été arrêté à l’hôtel Baur, au lac de Zürich. Fils d’un richissime entrepreneur spécialisé dans la vente de cigares, Juan Ángel Napout avait pris la suite de l’Uruguayen Eugenio Figueredo (à la tête de la Confédération sud-américaine de football), extradé en Uruguay après avoir accepté de collaborer à l’enquête menée par la justice américaine. L’ancien président du club de Cerro Porteño a intégré la CONMEBOL en 1993, dans le département des relations publiques. Lorsque Figueredo fut démis de ses fonctions de vice-président de la FIFA, il prit aussi sa place. Lors des premières arrestations menées par le FBI, il était soupçonné d’avoir reçu des pots-de-vin provenant de l’entreprise Datisa (qui commercialisait les droits télévisés). La presse paraguayenne l’accuse aussi d’avoir reçu plus de 7,5 millions de dollars lorsqu’il présidait la Fédération paraguayenne. Il est désormais accusé d’extorsion de fonds, de fraude et de blanchiment d’argent. Il fait l'objet d'une demande d'extradition aux États-Unis.

Manuel Burga (Pérou)


Celui qui dirigeait la Fédération péruvienne de 2002 à 2014 a été arrêté dans le luxueux hôtel zurichois, cher aux dirigeants de la FIFA. Il est désormais emprisonné au Pérou. Lorsque Lorreta Lynch, ministre américaine de la justice, affirmait en conférence de presse : « Ils ne pourront plus se cacher, ils ne vont pas y échapper » , ce dernier se pavanait encore dans les couloirs de son hôtel. Burga a été arrêté, grâce aux informations dévoilées par Alejandro Burzaco (qui s’est rendu à la justice américaine), qui dirigeait l’entreprise Torneos y Competencias qui s’occupait des droits des compétitions internationales du continent (Copa América, Libertadores et Sudamericana). Comme à son habitude, Burga a squatté les ondes des radios péruviennes, pour proclamer son innocence. Il a pourtant été arrêté, et la justice américaine a demandé son extradition vers les États-Unis. Il est accusé d’avoir perçu des pots-de-vin pour les droits de diffusion des tournois sud-américains.

Carlos Chávez et Rómer Osuna (Bolivie)


Déjà emprisonné à Palmasola depuis juillet et le premier coup de filet de la justice américaine, l’ancien président de la Fédération bolivienne a été formellement inculpé dans le cadre du scandale de la FIFA. Il était précédemment accusé – en Bolivie – de trafic d’influence, blanchiment d’argent et racket. Il a dernièrement affirmé qu’il était « à disposition des autorités américaines » . Romer Osuna est l’ancien trésorier de la CONMEBOL. Membre du comité d’audit de la FIFA, il clame son innocence, affirmant « qu’en temps que trésorier de l’instance sud-américaine, il a signé quelques contrats en condition de témoin, et jamais de négociateur » .


Luis Chiriboga (Équateur)


Président de la Fédération équatorienne depuis 17 ans, Luis Chiriboga, 69 ans, devait poursuivre son mandat jusqu’en 2019. Il est accusé de blanchiment d’argent et assigné à résidence pendant l’enquête. Il a affirmé qu’il ne renoncerait pas à son poste.

Eduardo Deluca et José Luis Meiszner (Argentine)


Ancien secrétaire général de la CONMEBOL entre 1986 et 2011, Deluca est inculpé pour blanchiment d’argent. Sous le coup d’une demande d’extradition de la justice américaine, il plaide une santé fragile pour obtenir la prison à domicile. José Luis Meiszner, ancien président de Quilmes pendant 29 ans et secrétaire général de la CONMEBOL depuis 2011, avait renoncé à son poste le 1er décembre dernier. Outre le scandale de la FIFA, il est soupçonné d’avoir deux comptes en Suisse et dans les îles Caïman.

Par Ruben Curiel
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