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Qui sont les Biris du Sánchez-Pizjuán ?

Plus qu'un duel entre maillots rojiblancos, la réception du Rayo Vallecano par le FC Séville réunit deux des groupes ultras les plus importants d'Espagne. Locataires de la tribune nord du Sánchez-Pizjuán, les Biris forment l'essence de la chaleur de l'antre sevillista. Présentation.

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Les prémices du mois de décembre 2014 sont funestes pour le football espagnol. Suite à l'assassinat de Jimmy, défunt membre du groupe ultra des Riazor Blues de la Corogne, les autorités publiques se lancent dans une chasse aux sorcières. Ministère de l'intérieur, Ligue de football professionnel et forces de police s'accordent pour mettre fin à la présence de « supporters radicaux » dans les enceintes espagnoles. Un fourre-tout qui englobe toute la mouvance ultra, des groupes les plus violents aux sections les plus pacifiques, des rassemblements franquistes aux collectifs d'une gauche républicaine. Le début de la fin pour les Biris du FC Séville ? « Non, car le mouvement est assez mature pour faire face. Et la société sait que le Frente Atlético ne représente pas les Ultras espagnols » , jure Santi, porte-parole des ultras sévillans. La première rencontre de Ligue des champions de la saison en atteste. Contraints à ne déployer aucune banderole, un drap blanc et quelques lettres en rouge pointent pourtant le bout de leur nez : « Refugees Welcome » . Un message sans détour qui rappelle la raison d'être et les convictions des ultras sevillistas.

Alhaji Momodo Nije, politisation et anti-racisme


L'origine des Biris remonte à 1975. Une année tout sauf anonyme pour l'Espagne : elle marque la fin de la dictature franquiste et le début de la transition démocratique. Un environnement qui permet aux aficionados sevillistas les plus calientes de se réunir dans un collectif. Leur nom, les Biris, est alors emprunté à une ancienne gloire, Alhaji Momodo Nije, plus connu sous le nom de Biri Biri. « Il est arrivé chez nous dans les années 70, rembobine Santi. C'est le premier joueur africain à avoir jouer chez nous. C'était un artiste, un type de joueurs que nous n'avions jamais vu ici avant. Surtout qu'il n'y avait aucune immigration africaine à cette époque. Il représentant l'exotisme pour les Sévillans. Il a été de suite adoré par les supporters. Par exemple, un jour, après la fin d'un match, les supporters sont descendus sur la pelouse et l'ont porté jusqu'à chez lui. » La politisation du mouvement n'est alors qu'une chimère. Elle intervient au début des années 80 : « La peña est devenue un groupe ultra suite à un déplacement à Benfica. Les gens ont alors commencé à faire la différence entre les peñas et les Biris. L'identité politique a ensuite été de plus en plus importante. »

Aujourd'hui, les Biris se définissent comme « un mouvement ultra qui, à 90%, vient soutenir le FC Séville » : « Pour ce qui est des 10% restant, ils correspondent au mouvement anti-raciste et anti-fasciste qui fait également partie des Biris. Nous n'avons peut-être pas l'implication politique des Bukaneros, mais nous sommes tout aussi impliqués socialement. » Une obédience politique qui lui vaut la haine de nombreux groupes ultras d'extrême droite du pays. Les Biris le leur rendent bien. Comme lorsqu'après l'assassinat de Jimmy aux alentours du Vicente-Calderón - il était membre des Riazor Blues, un groupe jumelé à ces mêmes aficionados sévillans -, trois d'entre eux sont arrêtés pour avoir dégradé la façade du restaurant où se retrouvent les supporters colchoneros vivant dans la capitale andalouse. Les problèmes internes au groupe ont également existé. Ainsi, au milieu des années 90, « un petit groupe qui ne s'identifiait pas aux idéaux anti-fascistes et anti-racistes a essayé de s'imposer. Il y a eu des rixes, et ils ont finalement été virés de notre tribune » , dixit Santi, membre des Biris depuis 1984.

« Nos dirigeants sont, pour la plupart, des délinquants »


Au sein du club, la présence des Biris est prédominante. Assister à une rencontre au Sánchez-Pizjuán suffit pour comprendre leur protagonisme. Situés dans la grada norte - autrement dit, derrière le but situé à gauche lors des retransmissions télévisées -, ils survoltent un public chauffé à blanc. L'Himno del Centenario, qui précède chaque coup d'envoi s'affirme ainsi comme l'un des grands frissons offerts par un stade de football en Europe. L'impact sur l'équipe est également fort. En 2013, avant un derby sévillan programmé au Benito Villamarin, José María del Nido presse José María Aguilar, alors capo des Biris, de venir motiver ses joueurs dans les vestiaires. Pour autant, ce dernier est, à l'instar des dirigeants du football espagnol, détesté : « Nos dirigeants sont, pour la plupart, des délinquants. Tu n'as qu'à regarder notre ancien président. Il est aujourd'hui en prison… Que la presse ait essayé de manipuler la société par rapport à notre mouvement ? Elle avait déjà fait pire lors de l'affaire Santos Mirasierra. » Un désamour du football-business qui ne les empêche de soutenir chaque week-end leur FC Séville.

Par Robin Delorme, en Espagne
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