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Qui sera le nouveau coach du Brésil ?

Depuis que Mano Menezes a été viré du poste d’entraîneur de la Seleção, tout le Brésil est en haleine, en attendant l’annonce de son successeur, qui ne sera connu qu’en janvier. Voici quelques pistes pour analyser les chances des candidats les plus crédibles.

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Luiz Felipe Scolari : le héros de 2002

Points forts :

Il semble taillé pour le job. En 2001, Felipão s’est retrouvé pratiquement dans la même situation. Un peu plus d’un an avant la Coupe du monde, il a pris en main une Seleção en plein marasme après les fiascos de Vanderlei Luxemburgo et Emerson Leão. Résultat : Ronaldo renaît de ses cendres en Corée et au Japon, et le Brésil remporte son cinquième titre de champion du monde. Pourquoi ne pas remettre ça avec Kaká dans le rôle du phénix ? Le milieu du Real, qui a plutôt pas mal joué lors des derniers matchs amicaux, ne serait sûrement pas contre un retour de celui qui l’a lancé dans le grand bain en 2002, alors qu’il avait tout juste vingt ans. Il compte aussi sur le soutien non négligeable de Marco Del Nero, influent vice-président de la fédé brésilienne (CBF).

Points faibles :

Depuis qu’il a quitté l’équipe nationale portugaise en 2008, Scolari accumule les échecs et le grand n’importe quoi. À Chelsea, il a tenu six mois, miné par les tensions internes avec les cadres du club londonien, notamment un certain Didier Drogba. En juillet 2009, il part prendre la maille à l’obscur Bundyodkor, en Ouzbékistan, emmenant dans ses valises Rivaldo, l’un des hommes de base du titre de 2002. En juin 2010, il juge que la plaisanterie a assez duré et retourne au Palmeiras, le club avec qui il a tout gagné de 1997 à 2001 avant de prendre les rênes de la Seleção. Manque de bol, cette fois, la mayonnaise ne prend pas et le bilan est catastrophique. Tout juste une petite Coupe du Brésil à se mettre sous la dent et une lamentable relégation au terme de cette saison. Cela dit, son échec avec le Verdão est aussi un de ses points forts dans la course au poste de sélectionneur : contrairement à certains de ses concurrents, il est libre comme l’air depuis qu’il s’est fait virer en septembre dernier.


Josep Guardiola : la touche sexy

Points forts :

Le style de jeu chatoyant du Barça fait rêver dans le monde entier et le Brésil ne fait pas exception à la règle. Tous les sites qui ont fait des sondages sur le net pour savoir qui serait le successeur idéal de Mano Menezes ont obtenu le même résultat : Pep arrive largement en tête. Pour Sportv et Lancenet, il remporte même plus de 60 % des suffrages, alors que Scolari, considéré comme le grand favori, peine à dépasser les 15 %. En plus, il vient de faire une déclaration d’amour à la Seleção qui n’a pas laissé les Brésiliens indifférents. Walter de Mattos Junior, patron du canard sportif Lance, affirme dans ses colonnes qu’une source proche de Guardiola lui a rapporté par téléphone la réaction du coach catalan quand ce dernier a appris que le poste était vacant : « La seule équipe au monde que j’accepterais d’entraîner dès demain serait la Seleção. Et je serai champion du monde avec le Brésil (le verbe est bien conjugué au futur, pas au conditionnel). »

Points faibles :

Pep risque de se heurter aux réticences de certains qui verraient d’un mauvais œil le fait de nommer pour la première fois un sélectionneur étranger à la tête de l’équipe nationale justement pour le Mondial que le Brésil s’apprête à jouer à domicile. Le premier d’entre eux : José Maria Marin, président de la fédé, qui a affirmé publiquement après la défaite en finale des JO de Londres que tant que durerait son mandat, il serait « pratiquement impossible » qu’un non-Brésilien occupe le poste. « Nous avons gagné cinq titres avec les nôtres et je leur fais totalement confiance » , avait-il martelé avant d’avouer que Guardiola était « un très bon entraîneur » . En plus de faire face à cette adversité, Pep va devoir convaincre qu’il est capable de révolutionner le jeu de la Seleção en moins d’un an et demi alors qu’au Barça, il s’est appuyé sur des années de culture du tiki-taka inculquée dès le biberon aux gamins de la Masia.


Muricy Ramalho : le mentor de Neymar

Points forts :

En 2011, il a eu la bonne idée de signer au Santos, le club de Neymar, la jeune pépite de 20 ans sur qui reposent déjà tous les espoirs de la Seleção. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce coach bourru a fait du bon boulot au sein de l’ancienne équipe de Pelé. Il a remporté deux championnats paulistes, une Copa Libertadores et une Supercoupe d’Amérique du Sud. Et surtout, depuis l’arrivée de Muricy, le minot à la crête est moins fou-fou, a moins tendance à se jeter pour obtenir des coups francs et n’en est que plus redoutable pour les défenses adverses. Avant même de prendre les rênes de Santos, l’ancien attaquant qui s’est illustré au Mexique au début des années 80 alignait déjà un CV long comme le bras au Brésil. De 2006 à 2010, il s’est adjugé quatre titres de champion national sur cinq possibles, trois avec le São Paulo FC et un avec Fluminense. Il a aussi un autre atout non négligeable : c’est le favori de José Maria Marin, le nouveau grand manitou de la CBF.

Points faibles :

En 2010, il était l’un des premiers choix pour succéder à Dunga après le fiasco du Mondial en AfSud, mais avait poliment décliné l’offre, soi-disant pour honorer ses engagements envers Fluminense. Aujourd’hui, il est toujours sous contrat avec Santos et ses dirigeants n’ont absolument pas l’intention de le laisser filer. Cela dit, début 2011, il ne s’était pas gêné pour claquer la porte du Flu sous prétexte que le club carioca avait des installations pourries (c’est vrai que des rats ont été retrouvés dans les vestiaires). Quelques semaines plus tard, il signait à Santos histoire de faire ami-ami avec Neymar et Ganso, étoiles montantes de la Seleção. Et s'il avait tout simplement flairé le traquenard en 2010 et laissé Mano Menezes aller au casse-pipe pour revenir sur le marché juste au bon moment pour mener le Brésil à la Coupe du monde ?


Tite : la filière Corinthians

Points forts :

Comme Mano Menezes avant lui, il a obtenu d’excellents résultats avec Corinthians, l’un des clubs les plus populaires du pays. Mieux encore, en juin dernier, il a remporté la Copa Libertadores, que le Timão attendait depuis toujours, six mois après le titre de champion du Brésil. Sans avoir de grandes stars sous la main, Tite a formé un groupe compact, vrai rouleau compresseur, qui est venu à bout du Santos de Neymar en demi-finale du tournoi continental. Il a aussi lancé la doublette Paulinho-Ralf, la plus belle paire de milieux défensifs du pays, sachant que le premier a toutes les chances d’être titulaire lors du Mondial de 2014. Tite a le soutien précieux d’Andrés Sánchez, directeur des équipes nationales et ancien président de Corinthians.

Points faibles :

Tite est loin d’avoir le même vécu que ses concurrents au plus haut niveau. En plus, certains médias brésiliens ont laissé entendre qu’il serait considéré comme un candidat crédible uniquement s’il devenait champion du monde des clubs avec le Corinthians en décembre. OK, Chelsea n’est pas au top en ce moment, mais quoi qu’il arrive, c’est un peu bizarre de mettre cette compétition bidon en balance pour l’attribution d’un poste aussi important que celui de coach de la Seleção.


Luis Inacio Lula da Silva : le président

Points forts :

Leader hors pair, il a un charisme et une cote de popularité à faire pâlir d’envie les plus grands cracks du foot. Président de la sixième puissance mondiale pendant huit ans alors qu’il n’a en poche qu’un CAP de tourneur-fraiseur, il vendait du tapioca dans les rues au fin fond du Pernambouc pour survivre alors qu’il était tout juste âgé de cinq ans. Rien de tel qu’un bel exemple d’ascension sociale pour motiver les joueurs. En plus, il a montré que, quand il se mêlait de foot, il obtenait pratiquement tout ce qu’il voulait. Après tout, il a bien réussi à faire financer près des deux tiers du coût de construction du nouveau stade de son Corinthians chéri par des fond publics. Comment ? En l’imposant comme enceinte officielle de la Coupe du monde, au détriment du Morumbi, qui appartient au rival São Paulo FC.

Points faibles :

Depuis son cancer du poumon, il a perdu ses cheveux et sa barbe mythique et ressemble à Jean-Pierre Coffe. En plus, sa voix ne porte plus comme avant. Et surtout, comme la présidente actuelle Dilma Roussef, il ne peut pas piffrer José Maria Marin, à qui on attribue un passé sulfureux au temps de la dictature militaire. Quoi, il n’a aucune expérience dans le foot ? Et alors, c’est bien connu, le Brésil compte plus de 190 millions de sélectionneurs.

Par Louis Génot, à Rio de Janeiro
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