Qui es-tu, le Paganelli des amateurs ?

Si TF1 ou Canal Plus dégainent volontiers les trognes de Fred Calenge ou de Paga pour couvrir le bord de touche des terrains professionnels, les amateurs ont aussi leurs hommes de terrain, ces plumes relatant leurs exploits dans les pages du canard local. Alors qui sont ces journalistes ou ces correspondants de presse qui parcourent, ou pas d'ailleurs, les mains courantes chaque dimanche ? Revue d'effectif.

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  • L'invisible


    Lundi, 8 heures, tu n'as pas encore pris ton poste, mais avant d'attaquer la semaine, tu t'es volontiers plongé dans les pages de ton journal pour relire tes exploits de la veille dans les pages sports ou le cahier local. Et comme à chaque fois, tu te dis que tu as de la chance. Après chaque lecture de résumé de ton match, tu ne peux t'empêcher de te dire que tout y est : le contexte sportif, le score, la physionomie du match, le déroulé des principaux faits de jeu, avec buteurs et minutes en prime, le mot de ton coach, les prochains rendez-vous au calendrier... Il y a même une petite dédicace pour le petit U18 qui a fait une bonne première pour sa découverte des tacles appuyés des seniors. Pourtant, autant que tu t'en souviennes, tu n'as jamais vu le moindre gratte-papier sur le bord de touche depuis le début de saison. Pas un objectif à l'horizon, pas un stylo la mine surplombant le carnet à spirale et le gazon. La raison ? C'est ton coach ou ton président qui fait l'article et l'envoie derrière. Le correspondant a trouvé le filon pour se faire du blé en restant dans son canapé. « La charte de déontologie des journalistes ? C'est quoi ça ? » , ironise-t-il quand on l'interroge sur ses méthodes. Et tant pis si sur les photos, vous êtes tous en manches courtes et suez à grosses gouttes sous un cagnard monstre alors que dimanche, il faisait -5°C. Tu ne comprenais pas pourquoi ton meilleur buteur, clairement au-dessus, avait son blase parfois remplacé dans la colonne « buts » par celui de ton latéral droit au niveau vraiment limite ? Ne te pose plus de questions...

  • Le roi du texte à trous


    Il n'est pas rare de voir en PQR des correspondants de presse qui s'arrogent un domaine particulier. De vrais partisans du « travailler plus pour gagner plus » , capables d'enchaîner les manifestations et d'être au même moment à trois commémorations d'une armistice par exemple. Si certains le font et même bien, d'autres ont compris qu'à leur - grand - âge, mieux valait adopter la philosophie des Barons, du nom de ce film franco-belge, et de limiter ses pas. Vous vous demandiez pourquoi le papier que vous lisiez sur votre club était peu ou prou le même que celui de la page d'à-côté ? C'est très simple. Le roi du texte à trou a sur son ordinateur tout un tas d'articles types, qu'il soit question d'annonce ou de compte-rendu, d'un match de mal classés, d'un choc de haut de tableau ou d'un derby. Derrière, après un coup de fil à ton coach, il n'a plus qu'à remplacer les blancs de son texte à trou et à appuyer sur publier. En somme, le taylorisme appliqué au journalisme. Exemple : « La trêve des confiseurs aura été de courte durée pour les seniors de XX, qui ont repris l'entraînement XX et recevront dimanche, à XX heures, au stade XX, la formation de XX pour le compte de la XX journée du championnat de XX. Les hommes du président XX doivent impérativement prendre les quatre points pour prendre une bouffée d'oxygène au classement et ainsi retrouver la confiance, eux qui occupent une peu reluisante XXe place. L'entraîneur XX confie : "XXXXXXX" Pour arriver à ses fins, l'équipe ne pourra compter sur XX, mais bien sur XX, qui fera son retour. De son côté, XX est très incertain. »

  • Le spécialiste


    En CFA comme dans la France du foot d'en bas, le syndrome « 60 millions de sélectionneurs » fait parfois des dégâts. Tes coéquipiers et toi, vous en savez quelque chose, et chaque semaine, c'est la même rengaine. Que tu gagnes ou perdes, les lignes revenant sur les 90 minutes où ton onze s'est dépouillé font toujours état d'un « mais » , d'un truc qui cloche. Abreuvé aux Spécialistes et à la revue Vestiaires ou tout simplement amoureux du Barça et du tiki taka, celui qui s'occupe de suivre les performances des tiens ne peut s'empêcher de se livrer à l'exercice du « Faut qu'on, y a qu'à... » Oui oui, même ce jour où tu as remporté un derby 5-0, il a trouvé à redire sur la façon de posséder le ballon et de se projeter trop vite vers l'avant « digne du kick'n'rush de la plus british des équipes » , et ce, alors que tu as le meilleur point d'appui de la poule devant. Son goût et sa conception du ballon valent plus que n'importe quel bagage de footballeur ayant permis à ton entraîneur d'être assis dans sa cabane. Tel un Finkielkraut du ballon rond, il ne peut s'empêcher d'apposer de grands concepts pour indiquer la marche à suivre. Un mec qui pose la plume chaque dimanche soir sur le coup des 19h20 pour se poser devant la chaîne cryptée et s'inspirer de ses maîtres à penser.

  • Le pique-assiette


    « Ah, v'la la presse... Qu'est-ce qu'il lui faut ? Un p'tit blanc ? Allez, c'est parti... » Pour certains correspondants ou journalistes, suivre un club sportif, c'est se délecter quelque peu de la culture de l'effort et de la compétition, mais surtout apprécier ces douces atmosphères humant le houblon. Bouffer à tous les râteliers gratis au nom du statut de personnalité locale que confère la fonction de mini-vedette locale est un objectif affiché pour certains. Il n'est dès lors pas rare de les voir traîner à la buvette comme le petit vieux du village, plus à même de lâcher le ballon des yeux que son verre à ballon. Des mecs qui ne débourseraient pas un kopeck pour s'hydrater et crierait au scandale si on leur demandait de payer leur consommation, « Quoi ? Ça fait 29 ans que je bosse pour le journal et c'est la première fois qu'on me demande ça ! » s'écrie-t-il avant d'aller pigner auprès du président. Du coup, leur production écrite est inversement proportionnelle à leur consommation de rouge, et à ton grand dam, le lundi matin, dans les pages, c'est peau de chagrin. Boire ou écrire, il faut choisir.

  • Le redondant


    Écrire, c'est délivrer une information, mais aussi offrir un instant de lecture aussi appréciable que possible. Aussi, gommer des travers de langage, des fautes de français et faire en sorte de rendre un contenu un tantinet funky, c'est préférable. Y compris bannir les répétitions et les redites. Or, votre loustic, qui mitraille comme un as avec son reflex, est beaucoup moins ami avec Maître Capello et Bernard Pivot. Il se limite à un verbe ou une tournure de phrase pour décrire une action, à un terme pour qualifier les joueurs : « Dimanche, sur la pelouse du stade Istik, les locaux ont attaqué le match pied au plancher, faisant reculer le bloc adverse par son jeu rapide. Dans le premier quart d'heure, Keyser Söze frappe de loin et marque (1-0). Les visiteurs sont en fâcheuse posture. Mais les visiteurs ne se laissent pas abattre et reprennent le match en main, les locaux reculant indéniablement. De loin, sur une belle frappe, le capitaine visiteur égalise logiquement... » On vous laisse imaginer la suite, « après les citrons » , avec une deuxième mi-temps reprise pied au plancher par l'un ou l'autre... Dans un autre style, il y a aussi les répétitions tout en passant sans trembler du futur au passé, pour bifurquer par le présent avant de finir par du conditionnel en conclusion. Bescherelle likes this.

  • Le cousin de Lapalisse


    Tout club de football amateur a son apôtre de la logique, son revendeur à gogo d'expression du type « Mieux vaut gagner neuf fois 1-0 qu'une fois 9-0 » ou « Si on ne prend pas de but, on ne perd pas ! » Imparables et surtout inénarrables, ils forment une espèce que l'on retrouve aussi du côté des plumes de monde amateur, qui ne se rendent pas toujours compte des énormités écrites. Énormités qu'ils n'assumeront pas, prétextant la nécessité de contextualiser. Celui-là même qui écrit par exemple que « le dernier de la poule, qui n'a toujours pas signé de victoire cette saison et se rendra sur le terrain du leader incontesté et invaincu, pourrait bien souffrir » . Vous ne voyez toujours pas ? Mais si, c'est le mec qui va réussir à souligner que « suite à la défaite des siens sur le score peu flatteur de 6-0, l'entraîneur des locaux était passablement remonté » . Ou qui va conclure son papier d'un petit : « Si les hommes de Georges Abitbol ne lâchent pas cette maudite lanterne rouge, ils seront derniers et seront relégués pour se retrouver à l'étage inférieur. Tout va se jouer dans la dernière ligne droite. » Appuyer le message, oui, mais pas trop quand même.

  • La mauvaise foi


    Cette année, ton squad vient de monter en division supérieure, emmenant dans son élan une flopée de marques de soutien, y compris de la part du scribe local, qui s'est gargarisé de marquer au moment de votre promotion qu'un « groupe est né et n'est pas prêt de s'arrêter » . Durant le mercato, il se fend d'un article à chaque signature pour préciser bien entendu que les recrues ont « un passé au niveau régional et constitueront un vrai plus dans l'optique du maintien, voire plus » . Sauf que le mec en question a surtout un niveau régional en consommation de kebab ou de Kronenbourg et a perdu de sa superbe. Résultat, alors que la saison démarre et que tu prends défaite sur défaite, le rapporteur de faits ne veut pas perdre la face et se perd dans des excuses à faire sourire le moindre lecteur venu. « L'arbitre était incontestablement trop jeune pour tenir un match d'une telle intensité » commence-t-il de façon classique, en plus de voir des penalties partout à la Denis Balbir. Puis à mesure que ton groupe s'enfonce au classement, celui-ci monte en puissance. D'abord : « Un vent trop fort, empêchant les défenseurs de communiquer entre eux, a amené le premier but sur une récupération opportuniste du numéro 9 des visiteurs. » Une passe mal appuyée au gardien en fait. Ensuite, c'est au tour du terrain d'en prendre pour son grade, « pourri par les vers de terre et empêchant les garçons de mettre en valeur leur jeu léché, faisant les affaires d'une équipe de contre » . Pas mal le score de 4-0 pour une équipe qui plante le bus... Enfin, son chef-d'œuvre : « Que serait-il advenu sans ces maillots arrivés à cinq minutes du coup d'envoi, perturbant indubitablement la préparation mentale des garçons, dans un match capital pour le maintien ? » Sors de ce corps Jean-Michel Aulas !

    Et aussi : l'ancien qui massacre les noms propres, le pointilleux qui pond un pavé pour le plus plat des matchs, celui pour qui tout est « merveilleux » ou « extraordinaire » , le comparateur dont les mots amis sont « tel » ou « comme » , l'historien qui part de la bataille d'Azincourt pour en arriver au match du jour... Et vous, il est comment le vôtre ?


    Par Arnaud Clement
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    Paganelli n'écrit pas d'articles dans la presse
    je crois même qu'il n'écrit pas tout court

    ce sont plutôt les Degorre, Duluc, Praud, Balbir, ou l'autre du Parisien qui sont concernés
    Edsonarantesdonascimento Niveau : Loisir
    Il n'y a que moi que ça gêne que Paganelli soit encore là à des heures de grandes audiences ?

    La seule justification à sa présence est qu'il a été un bon attaquant de L1, qu'il a l'air sympa avec sa bonne bouille et son accent chantant, parce qu'à part ça il a pas l'air de comprendre grand-chose à ce qu'il se passe sur et en dehors des terrains.

    Le pire étant la façon dont il choisit et mène ses "interviews" pendant les matchs : il choisit d'office un joueur de l'équipe outsider, si possible le plus franchouillard et le plus insignifiant voire même un membre du staff inconnu au bataillon et dont tout le monde se tape, et leur pose des questions plus vides de sens les unes que les autres, tout ça pour finir par un "Bonne chance, j'espère que ça va le faire, c'est tout ce que je te souhaite"...

    Il est pour moi l'exemple-type du "journaliste" (faute d'autre mot) qui est là parce qu'il est le "pote de" ou un ancien joueur pas trop mauvais de notre bonne vieille D1.

    C'est quand même scandaleux qu'il n'y ait ni sur C+ ni sur BeIn un vrai consultant, journaliste DIPLOME et maître tacticien qui comprenne réellement quelque chose au foot. Je n'ai jamais entendu Dugarry, Ménès, Bravo, Papin et toute la clique des entraîneurs pique-assiettes au chômage (Baup, Antonetti etc.) expliquer ou contredire CLAIREMENT ou PRECISEMMENT un choix tactique d'un entraîneur, et pas seulement marmonner un vague "j'aurais mis Martin plutôt que Rodelin". Seul Carrière s'en sort à peu près à ce niveau-là.

    C'est à mon avis encore un signe du marasme minable du football français dont on gâche le potentiel depuis 20 ans à cause d'une bande de grosses merdes cooptées dont on ne peut pas se débarrasser : toute la clique RMC avec en tête de gondole Fernandez l'analphabète incohérent imbu de sa minuscule personne. Peut-être que la Serie A a un coup de moins bien en ce moment, mais au moins ils ont toujours des analystes et des commentateurs de qualité, qui sont de vrais journalistes et de vrais "experts" (coucou JPP) et qui produisent de vraies émissions de qualité.
    Gros Noblois Niveau : CFA2
    Je suis à la fois d'accord et pas d'accord (oui je suis un peu schizo):
    - concernant tous les planqués aigris sans talents que tu cites (Duga, Ménès, Papin, Baup et consorts), c'est clairement scandaleux, ils passent leur temps à chier sur les joueurs/arbitres/entraîneurs alors que leur apport à eux est totalement nul
    - concernant Paga, c'est vrai qu'il n'apporte pas grand chose non plus MAIS malgré son côté branleur il apporte aussi un ton un peu décalé et il a une relation privilégiée avec les joueurs/staff qui permet PARFOIS d'avoir des réponses un peu spontanées.
    Si demain on le vire, ce sera pour mettre à la place un jeune premier de la classe ou une nana physiquement intelligente qui certes parlera couramment 3 langues mais ne sortira que des itw standardisées "les 3 points/ les matchs les uns après les autres".
    1 réponse à ce commentaire.
    ramirez le roi des merguez Niveau : District
    J'avais un pote qui s'appelle De Saint Quentin.
    Le correspondant local l'écorche en Descanciro après son but.
    Quel bonheur à l'apéro suivant et au suivant du suivant. Aujourd'hui, 20 après on l'appelle encore descanciro voire descan et son fils qui rentre au collège aussi.
    Comme quoi un destin....
    Johnny Equerre Niveau : District
    Message posté par Edsonarantesdonascimento
    Il n'y a que moi que ça gêne que Paganelli soit encore là à des heures de grandes audiences ?

    La seule justification à sa présence est qu'il a été un bon attaquant de L1, qu'il a l'air sympa avec sa bonne bouille et son accent chantant, parce qu'à part ça il a pas l'air de comprendre grand-chose à ce qu'il se passe sur et en dehors des terrains.

    Le pire étant la façon dont il choisit et mène ses "interviews" pendant les matchs : il choisit d'office un joueur de l'équipe outsider, si possible le plus franchouillard et le plus insignifiant voire même un membre du staff inconnu au bataillon et dont tout le monde se tape, et leur pose des questions plus vides de sens les unes que les autres, tout ça pour finir par un "Bonne chance, j'espère que ça va le faire, c'est tout ce que je te souhaite"...

    Il est pour moi l'exemple-type du "journaliste" (faute d'autre mot) qui est là parce qu'il est le "pote de" ou un ancien joueur pas trop mauvais de notre bonne vieille D1.

    C'est quand même scandaleux qu'il n'y ait ni sur C+ ni sur BeIn un vrai consultant, journaliste DIPLOME et maître tacticien qui comprenne réellement quelque chose au foot. Je n'ai jamais entendu Dugarry, Ménès, Bravo, Papin et toute la clique des entraîneurs pique-assiettes au chômage (Baup, Antonetti etc.) expliquer ou contredire CLAIREMENT ou PRECISEMMENT un choix tactique d'un entraîneur, et pas seulement marmonner un vague "j'aurais mis Martin plutôt que Rodelin". Seul Carrière s'en sort à peu près à ce niveau-là.

    C'est à mon avis encore un signe du marasme minable du football français dont on gâche le potentiel depuis 20 ans à cause d'une bande de grosses merdes cooptées dont on ne peut pas se débarrasser : toute la clique RMC avec en tête de gondole Fernandez l'analphabète incohérent imbu de sa minuscule personne. Peut-être que la Serie A a un coup de moins bien en ce moment, mais au moins ils ont toujours des analystes et des commentateurs de qualité, qui sont de vrais journalistes et de vrais "experts" (coucou JPP) et qui produisent de vraies émissions de qualité.



    Jugement largement partagé, avec un petit bémol quand même : parmi les anciens joueurs qui officient en tant que consultants, je trouve sur BeIn que Di Meco, Cheyrou et Da Fonseca (dans des styles différents, évidemment) s'en sortent plus que bien. Sur Canal, Carrière est en effet le meilleur, et de très loin. Sinon parmi ta liste de débiles incompétents, on devrait pouvoir ajouter l'ami Olivier Tallaron sans créer trop de polémique...
    Le scribouillard Niveau : Loisir
    Et ben moi, je suis allé dans mon canard local (Le Télgramme) parce que j'étais trop fan de sofoot pour me contenter de ce que vous décrivez (et qui est un peu vrai). Alors chaque dimanche, j'y étais moi, avec le plume et le cahier à spirales, sous la guérite entre les deux bancs de touche, coincés entre le président du club recevant et un adjoint volubile et aviné, un peu trop prompt à insulter l'arbitre.
    Et j'essayais de donner vie au match, avec le respect du lignage comme seule contrainte.
    Je dis pas que j'ai le niveau d'un Markus Kaufmann ou d'un Swann Borsellino, mais j'ai essayé :)

    Bon là, je vis au Caire donc niveau foot, je vais être sevré quelque temps :)
    Le scribouillard Niveau : Loisir
    Oups, j'ai fait une faute : le journal c'est Le Télégramme, pardon pour la coquille.
    Edsonarantesdonascimento Niveau : Loisir
    Message posté par Johnny Equerre


    Jugement largement partagé, avec un petit bémol quand même : parmi les anciens joueurs qui officient en tant que consultants, je trouve sur BeIn que Di Meco, Cheyrou et Da Fonseca (dans des styles différents, évidemment) s'en sortent plus que bien. Sur Canal, Carrière est en effet le meilleur, et de très loin. Sinon parmi ta liste de débiles incompétents, on devrait pouvoir ajouter l'ami Olivier Tallaron sans créer trop de polémique...


    Di Meco ça va mais il est un peu énervant à minimiser la violence de certains contacts, histoire de rappeler que lui, en son temps, lâchait des gros taquets aux défenses adverses. Cheyrou c'est pas le Pérou mais a le mérite d'exister au milieu des tocards.

    En revanche pour Da Fonseca j'ai vraiment du mal : je trouve qu'il la joue vraiment facile, avec son accent hispanique et ses confusions marrantes de mots, il a juste à s'autoproclamer "apôtre du beau jeu ibérique" alors que le mec n'a jamais joué en Espagne de sa vie...Moi ce que je retiens surtout de lui, en dehors du fait que c'est un horrible profiteur (cf Chilavert), c'est qu'il a tiré à boulets rouges sur Mourinho parce que c'était de bon ton, et que maintenant il suce à nouveau abondamment les c******* du Real parce que ça gagne.

    Le vrai problème, c'est que j'ai l'impression que n'importe quel joueur aguerri de Football Manager en connaît plus que nos "spécialistes" français et ça c'est assez grave...

    La même situation est impensable en Italie et encore plus dans d'autres sports comme au Foot U.S. ...
    Message posté par Edsonarantesdonascimento
    pas seulement marmonner un vague "j'aurais mis Martin plutôt que Rodelin".



    C'est quand même plutôt couillu de dire qu'il aurait fallu mettre Martin
    Message posté par tuzinho
    Paganelli n'écrit pas d'articles dans la presse
    je crois même qu'il n'écrit pas tout court

    ce sont plutôt les Degorre, Duluc, Praud, Balbir, ou l'autre du Parisien qui sont concernés


    Non Praud écrit ?
    J'ai rarement (jamais) vu une émission aussi nulle que la sienne, par contre ça donne des grands moment il faut l'avouer https://www.youtube.com/watch?v=z6UDyBKM6Ts
    Insupportable son émission, on ne comprend rien à ce qu'il se dit parce que personne ne peut se blairer et tout le monde se coupe la parole. Sans compter l'égo de Praud qui a quand même un sacré boulard.
    1 réponse à ce commentaire.
    j'y suis giresse Niveau : Ligue 1
    Message posté par Le scribouillard


    Bon là, je vis au Caire donc niveau foot, je vais être sevré quelque temps :)


    Ton pseudo? L'Egypte ?

    C'est une bonne situation ça, scribe ?
    Gros Noblois Niveau : CFA2
    Putain mec je comprends pourquoi t'es en Ligue 1.
    1 réponse à ce commentaire.
    Message posté par Edsonarantesdonascimento
    Il n'y a que moi que ça gêne que Paganelli soit encore là à des heures de grandes audiences ?

    La seule justification à sa présence est qu'il a été un bon attaquant de L1, qu'il a l'air sympa avec sa bonne bouille et son accent chantant, parce qu'à part ça il a pas l'air de comprendre grand-chose à ce qu'il se passe sur et en dehors des terrains.

    Le pire étant la façon dont il choisit et mène ses "interviews" pendant les matchs : il choisit d'office un joueur de l'équipe outsider, si possible le plus franchouillard et le plus insignifiant voire même un membre du staff inconnu au bataillon et dont tout le monde se tape, et leur pose des questions plus vides de sens les unes que les autres, tout ça pour finir par un "Bonne chance, j'espère que ça va le faire, c'est tout ce que je te souhaite"...

    Il est pour moi l'exemple-type du "journaliste" (faute d'autre mot) qui est là parce qu'il est le "pote de" ou un ancien joueur pas trop mauvais de notre bonne vieille D1.

    C'est quand même scandaleux qu'il n'y ait ni sur C+ ni sur BeIn un vrai consultant, journaliste DIPLOME et maître tacticien qui comprenne réellement quelque chose au foot. Je n'ai jamais entendu Dugarry, Ménès, Bravo, Papin et toute la clique des entraîneurs pique-assiettes au chômage (Baup, Antonetti etc.) expliquer ou contredire CLAIREMENT ou PRECISEMMENT un choix tactique d'un entraîneur, et pas seulement marmonner un vague "j'aurais mis Martin plutôt que Rodelin". Seul Carrière s'en sort à peu près à ce niveau-là.

    C'est à mon avis encore un signe du marasme minable du football français dont on gâche le potentiel depuis 20 ans à cause d'une bande de grosses merdes cooptées dont on ne peut pas se débarrasser : toute la clique RMC avec en tête de gondole Fernandez l'analphabète incohérent imbu de sa minuscule personne. Peut-être que la Serie A a un coup de moins bien en ce moment, mais au moins ils ont toujours des analystes et des commentateurs de qualité, qui sont de vrais journalistes et de vrais "experts" (coucou JPP) et qui produisent de vraies émissions de qualité.





    tout à fait d'accord avec toi (sur Menes, Fernandez et Carrière). Quant à Paga, un joueur lui annoncerait en direct qu'il a un cancer, Paga lui répondrait "Bonne chance, j'espère que ça va le faire, c'est tout ce que je te souhaite"
    RobertoBaggio Niveau : DHR
    L'équipe de George Abitbol relégable ? J'préfère m'en aller plutôt que d'entendre ça plutôt que d'être sourd.
    1 réponse à ce commentaire.
    Le scribouillard Niveau : Loisir
    Message posté par j'y suis giresse


    Ton pseudo? L'Egypte ?

    C'est une bonne situation ça, scribe ?


    Je dirais que j'ai eu la chance de rencontres, de personnes qui m'ont tendu la main à un moment où j'en avais besoin. Et c'est marrant le hasard, qui forge la destinée, parce quand on a le goût de la chose, le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois l'on ne trouve pas l'interlocuteur en face pour vous tendre cette main. Bon, ce n'est pas mon cas.

    Ouais, sinon, comme on dit ici, "abdulillah ça va".

    Joli pseudo que le tien par ailleurs.
    Gros Noblois Niveau : CFA2
    Et n'oublie de dire "merci la vie, je chante la vie, je danse la vie"
    1 réponse à ce commentaire.
    Message posté par Le scribouillard
    Et ben moi, je suis allé dans mon canard local (Le Télgramme) parce que j'étais trop fan de sofoot pour me contenter de ce que vous décrivez (et qui est un peu vrai). Alors chaque dimanche, j'y étais moi, avec le plume et le cahier à spirales, sous la guérite entre les deux bancs de touche, coincés entre le président du club recevant et un adjoint volubile et aviné, un peu trop prompt à insulter l'arbitre.
    Et j'essayais de donner vie au match, avec le respect du lignage comme seule contrainte.
    Je dis pas que j'ai le niveau d'un Markus Kaufmann ou d'un Swann Borsellino, mais j'ai essayé :)

    Bon là, je vis au Caire donc niveau foot, je vais être sevré quelque temps :)


    C'est sur, Princesse Sissi et le foot, c'est pas l'amour fou.
    lemacaque Niveau : DHR
    Message posté par Edsonarantesdonascimento
    Il n'y a que moi que ça gêne que Paganelli soit encore là à des heures de grandes audiences ?

    La seule justification à sa présence est qu'il a été un bon attaquant de L1, qu'il a l'air sympa avec sa bonne bouille et son accent chantant, parce qu'à part ça il a pas l'air de comprendre grand-chose à ce qu'il se passe sur et en dehors des terrains.



    Il est aussi le plus jeune joueur à avoir évolué en Ligue1. Il était un grand espoir à ses débuts,

    Bel article, Merci... Très importantes, ces personnes, pour le sport régional... Certaines vedettes au niveau régional leurs doivent beaucoup...
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