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Qui es-tu, le manque de respect ?

Mercredi soir, Marco Verratti était en colère. Selon lui, en venant avec une équipe C au Parc, l'AS Monaco a manqué de respect à la Coupe de France. Mais cela existe-t-il vraiment sur un terrain ?

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Un hibou en colère, et Jacques Attali n'a rien à voir dans cette histoire. Retour au Parc des Princes, mercredi soir. La zone mixte est devenue une tribune où deux camps s'affrontent. D'un côté, Blaise Matuidi, l'un des buteurs de la soirée, a décidé de savourer : « Même si nous sommes le PSG, c'est toujours difficile d'aller en finale. Nous avons faim de titres. Nous sommes ici pour en gagner. (...) Monaco avait aligné des jeunes qui se sont bien battus, mais nous avions un objectif, nous qualifier pour la finale et nous y sommes. » Le voilà prêt à disputer une troisième finale de Coupe de France de suite. Respect. Puis le défilé. Unai Emery affiche en conférence de presse son respect de « l'histoire de la Coupe de France » , Valère Germain, caution expérience de Jardim avec l'ombre de Morgan De Sanctis et d'Andrea Raggi au Parc, ne cache pas sa déception – « Oui, c'est frustrant... C'est une demi-finale de Coupe de France quand même » –, mais Leonardo Jardim ne bouge pas.


Sa ligne ? « Les gens peuvent comprendre le football, ce qui se passe à ce niveau. On avait cinq ou six joueurs avec des pépins physiques plus ou moins importants et on n'a pas un effectif à rallonge, on tire souvent sur les douze, treize mêmes joueurs de champ. Avec encore cinq matchs en Ligue 1 et au moins deux en Ligue des champions, on n'avait pas d'autres choix. Les joueurs ne sont pas des machines, ce sont des hommes. Même moi je suis fatigué alors que je ne joue pas ! » L'AS Monaco a débarqué à Paris mercredi soir avec Safwan Mbaé, Kévin N'Doram, Tristan Muyumba, Yhoan Andzouana, Dylan Beaulieu et Irvin Cardona. Et alors ? Un manque de respect ? Oui, « Monaco n'a pas été très respectueux » selon Marco Verrratti. « Si j'étais un joueur de Monaco, je serais énervé. C'est bien de faire tourner un peu, mais là, c'est exagéré. » Alors, l'Italien a-t-il eu raison de couiner comme ça ?

Saloperies indispensables


Hop, hop, hop. La question n'est pas forcément de savoir si Marco Verratti a eu raison de se plaindre, mais plutôt de tenter de comprendre pourquoi. Leonardo Jardim a-t-il eu tort de balancer son équipe de gosses au Parc ? En aucun cas, ça se comprend et le foot français n'en sera peut-être que mieux servi le 9 mai prochain au moment de faire les comptes des deux manches contre la Juve. Le programme de l'ASM est déjà bordélique, et son effectif n'était pas forcément programmé pour tant de batailles. C'est la rançon du succès. Mais c'est quoi, manquer de respect dans le foot ? On l'entend partout, souvent, et comme dirait un éventuel futur président déguisé en enfant de cinquième à Arras : « On n'en veut pas ! » Qu'on ne se trompe pas, le manque de respect court et il va continuer de le faire longtemps.


Que serait le foot sans ces tacles publics ? Un truc lisse où chacun ne serait plus libre de faire ses choix comme il souhaite. Entraîner, c'est décider, pas tuer ses joueurs. Et manquer de respect, ce n'est pas ça. C'est plus subtil. C'est s'accroupir et pousser le ballon dans le but avec la tête lors d'une dernière journée de Ligue 1. Non, Paul-Georges Ntep n'est pas d'accord : « Ça faisait partie des gestes que j'ai toujours rêvé de faire. Il ne s'agit en aucun cas d'une tentative de manque de respect. » Comme Ross Barkley qui célèbre un but contre Bournemouth avant de voir le ballon dépasser la ligne. Des saloperies indispensables. Oui, le manque de respect n'existe pas vraiment sur un terrain (qu'un stadier balaye un joueur, ça en est en revanche), c'est juste une question de perspective. Qui aime bien châtie bien. Alors, calme-toi Marco.

Par Maxime Brigand
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