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Qui es-tu, la culture européenne ?

Chaque année, les clubs français qui se font sortir prématurément sur la scène européenne invoquent le manque d'expérience, le besoin d'apprendre et de se forger une « culture européenne » . Quelle est cette notion qui fait défaut à de nombreux clubs français, mais permet à certains clubs portugais ou russes de remporter des trophées ?

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« Si un club comme Rennes a connu des désillusions quand un autre comme le Bate Borisov a su faire mal à des équipes plus riches, c'est grâce à une certaine habitude des matchs internationaux. » La comparaison ne va pas faire plaisir en Ille-et-Vilaine - en même temps, qui a réussi à attirer Hleb ? -, mais Luc Sonor, taulier du Monaco du début des années 90, rompu aux belles épopées européennes avec l'ASM, connaît la musique. Sur le Rocher, il l'a toujours jouée à fond, encouragé aussi en haut lieu : « Jouer la Coupe d'Europe, c'est se créer une identité, cela permet d'exporter le nom de sa ville, et le prince Albert en a toujours eu conscience. » On ne sait pas si l'enjeu touristique a aussi compté au Portugal, du côté du FC Porto ou de Benfica, mais l'expérience du terrain est un véritable plus. Comme le résume Daniel Bravo, « en Coupe d'Europe, ce n'est pas toujours le meilleur club qui gagne, mais celui qui connaît le mieux l'épreuve. » Sinon, un club comme Manchester City aurait déjà atteint au moins une fois le dernier carré en Ligue des champions.

« À Lyon, beaucoup étaient surpris de ne plus nous voir fêter les victoires en L1 »


Les Citizens ont cela dit déjà balisé leur futur européen. Comment ? En se forgeant un effectif profond, variable indispensable pour aller loin. « À mon époque, j'avais parlé de turn over, on m'avait rit au nez au nom des automatismes, se souvient Luis Fernandez, vainqueur de la Coupe des coupes 1996 à la tête du PSG. Avoir un effectif fourni, cela permet de décharger certains joueurs, de faire face aux blessures. Une Coupe d'Europe, cela se gagne à 20-25, pas à 11. » S'il est question de moyens financiers, cela n'est pas encore suffisant. Car le groupe doit avoir l'état d'esprit conforme à la pratique du turn over. « Il faut être prêt à la concurrence, à ne pas jouer tous les matchs de la saison, car pour briller sur deux ou trois tableaux, il faut du monde, confirme Grégory Coupet. On a su le faire à Lyon, on n'avait pas beaucoup de titulaires indiscutables, mais un vrai groupe. » Mais pour que ce groupe soit compétitif à l'échelle européenne, il faut du temps, comme dans le cas de l'OL, victime de plusieurs désillusions avant de taper le Bayern Munich ou le Real Madrid. Et développer une habitude de la victoire. « À Lyon, beaucoup de nouveaux joueurs étaient surpris de ne plus nous voir fêter les victoires en matchs de Ligue 1, avoue l'ancien portier lyonnais. Nous, on ne les considérait plus que comme une étape pour atteindre nos objectifs européens. » Une stratégie de hiérarchisation des matchs qui présente naturellement un risque, notamment sur le plan mental. « Il faut être perpétuellement sur le qui-vive, car une élimination européenne peut transformer la saison en échec » , termine Coupet.

Savoir se transcender


Pour qu'au contraire, le parcours européen se transforme en épopée, une qualité prévaut parmi sur les autres : la motivation. « Les matchs européens, c'est totalement différent, il y a d'autres exigences » , assure Fernandez. Parmi elles, la capacité à se transcender, « ce qu'a fait le PSG contre Chelsea à 10 contre 11 » . Et il en faut de la motivation pour un exploit européen. Pour Daniel Bravo, il s'agit d'une « capacité à élever son niveau de jeu, mentalement et physiquement, à imprimer une haute intensité » , ce que le PSG des années 90, fort de joueurs confirmés, avait su faire contre le Real Madrid, le FC Barcelone ou encore le Bayern Munich. Pour arriver à ce niveau d'excellence, il faut surtout éviter de se poser les mauvaises questions ou de trop craindre son adversaire. Quand le Marseille de Bernard Tapie aimait frotter les crampons jusqu'à l'étincelle dans le tunnel, le Paris de Canal Plus partait avec une grosse confiance. « On n'avait aucune peur et beaucoup de motivation, pas besoin de nous regarder pour nous comprendre, et on savait que si on n'était pas sûr de gagner, on serait forcément durs à battre » , se souvient Bravo.

Quand les paysans auxerrois se rebiffent


Milieu de terrain d'Auxerre lors de la campagne en Coupe UEFA de 1993, Daniel Dutuel avait su puiser dans le trop plein de confiance de l'adversaire pour renverser une montagne : la référence européenne et tenante du titre, l'Ajax Amsterdam. Un pays qui n'a rien contre le melon. « Quelque chose nous avait marqués contre eux en 1993, une certaine arrogance des joueurs de l'Ajax, se rappelle le milieu de l'AJA. Ils jouaient contre une petite équipe, des paysans, c'est ce que l'on avait ressenti. Frank Verlaat nous avait fait part de certains commentaires des journaux locaux, qui ne connaissaient aucun joueur et pour qui on n'était rien de plus qu'une formalité. » Au final, les Bourguignons avaient battu les Bataves 4-2 à la maison avant d'assurer la qualification au retour pour vivre une demi-finale d'anthologie contre le Borussia Dortmund, malgré l'élimination aux tirs au but. Un cran plus haut dans l'émotion encore. « C'était plus fort que contre l'Ajax, en termes d'intensité, rembobine Dutuel. On avait tout mis, on était chacun arrivé à un niveau d'excellence incroyable. » Il n'aura finalement manqué qu'un peu de réalisme pour atteindre la finale. Aujourd'hui, l'ancien Auxerrois regrette surtout que cette capacité à se transcender, avant même de penser au réalisme, ait disparu du paysage français. « Beaucoup trop de joueurs sont dans la gestion, pensent au prochain match de championnat, alors que nous, on donnait tout, quitte à ne pas être bien au match d'après. »

La force du 12e homme


Ce sacrifice est sans doute plus facile à consentir dans certains stades, où le public privilégie les affiches européennes, comme à Saint-Étienne. « Si on joue un match de Coupe d'Europe en semaine, le stade est plein » , rappelait Loïc Perrin, dans nos colonnes en juillet. Ce qui n'est plus forcément le cas partout en France, et représente un manque, car en Coupe d'Europe, « le public, toute la ville participe » souligne Luc Sonor. Même à Monaco, selon l'ancien défenseur, où « les matchs européens nous prouvaient qu'on avait un public derrière nous » . Notamment parce que sur la scène continentale, l'ASM représentait l'ensemble du football français. Un bémol cependant : si la ferveur était réelle à Louis-II, le stade manquait de sueur, « un peu trop accueillant comparé aux coupe-gorge en Grèce ou à Rotterdam » , sourit Sonor. Daniel Bravo, qui a écumé plus d'un stade hostile, confirme : « Dans les grosses enceintes, avec une grosse ambiance, il fallait être costaud, et surtout être unis, faire les efforts ensemble pour ne pas sombrer. » Parce qu'en face, la ferveur du public ajoute un supplément d'âme, permet « de ne pas trop sentir la fatigue, de se remobiliser après un but… » , énumère Bravo, qui avoue que le Parc des Princes « a quand même sublimé » ce PSG, « même si des gros clubs comme le Real n'étaient pas perturbés par l'ambiance » .

Par Nicolas Jucha
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