Qui dans le carré VIP ?

Ce mercredi, vers 23 heures, on quittera la L1 pour revenir dans la C1. Ben, ouais : à 19 heures, y'a OM-Sochaux, puis à 20 h 45, Bordeaux-Lyon. Qui va se qualifier pour les demies ? On ne sait pas. Mais Lyon part avec un avantage certain...

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Pourquoi cet humour à deux balles sur la confusion L1 et C1 ? Parce que quel que soit le qualifié de ce soir? on ne pourra pas parler d'exploit... Un “exploit”, ça se traduit pas une qualif contre un club étranger et si possible prestigieux. Genre, le Real éliminé par les Lyons Indomptables en 8ème. Même une qualif contre le CSKA Moscou aurait tenu lieu de super performance, puisque c'est l'aboutissement qui compte : le dernier carré européen. Reparler du Real n'est pas anodin. Ici réside, outre le score à l'aller (3-1 pour l'OL), un indice fort qui peut peser pour évaluer les chances des Aquitains et des Rhodaniens. L'OL sort d'une grosse perf contre le Real, à la différence de Bordeaux qui n'a sorti “que” l'Olympiakos. On a dit ici qu'il ne fallait surtout pas considérer la qualif contre le club athénien comme “facile”. Bordeaux a dû batailler contre une très bonne équipe. Reste que l'Olympiakos, sur le papier, ce n'est pas le Real. Donc, petit avantage pour Lyon. D'ailleurs, comme uns sorte de lapsus involontaire, Laurent Blanc parlait dans le Canal Football Club d'un parcours européen de Bordeaux « imprévu à ce niveau » , preuve du manque de certitudes et de confiance basique de sa part ? En tous cas, un Puel ou un Aulas n'aurait jamais tenu ce discours : à Lyon, un quart de finale, c'est juste un minimum...



Lyon vorace

Un autre indice qui plaide en faveur de Lyon, c'est le score de l'aller. Outre le bilan comptable, c'est à dire “trois unités contre une”, c'est la manière presque implacable de vaincre qui a fait mal aux Bordelais. Cette impression de parfois avoir le match à sa main contre une équipe qui semble subir mais qui fait parler la foudre aux moments clefs. On avait bien vu dans les regards des Girondins, cette même déception, proche de l'abattement (même passager), déjà observée par les joueurs de Liverpool (battus 2-1 à Anfield), du Real, voire de Rennes, samedi dernier (2-1 pour Lyon en Bretagne). Tout ça, c'est la griffe puélienne. On le redit : le Lyon de Claude Puel n'est pas génial, pas très fluide, il subit parfois de longs temps faibles, il se rend coupable de fautes défensives qui ne doivent l'absolution que par la grâce d'un Hugo Lloris souvent extra-terrestre. Mais ce Lyon tient bon. Ce Lyon tient fort et ne s'avoue jamais vaincu. A ce propos, qui a remarqué que l'OL de ce début 2010 a renoué avec le Grand Lyon “d'avant” qui mettait le turbo après la trêve, boosté par les stages hivernaux de Robert Duverne ? Or, c'est le contraire à Bordeaux : par rapport à l'an passé où les Marine et Blanc avaient attaqué la deuxième partie de saison par une montée en puissance irrésistible, là c'est patinage général avec une série de trois défaites d'affilée. Tout ça pour dire que Lyon va être difficile à bouger sur ses bases, même si on le répète, des temps faibles prolongés peuvent le mettre en difficultés.


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Et là on en arrive à un autre petit avantage psychologique qui devrait ressouder le Gang des Lyonnais : ça fait 22 ans que Jean-Michel Aulas court après une demie en Ligue des Champions. La prime exceptionnelle de 100 000 Euros promise aux joueurs n'est qu'un indice de sa volonté de rejoindre l'Inter et le Barça, car l'exigence de se motiver pour ce rendez-vous semble aller de soi. Dans un groupe qui comporte des vieux briscards qui n'auront peut-être plus jamais l'occasion d'atteindre ce niveau de compétition, laisser passer cette opportunité n'est pas à l'ordre du jour : on pourra compter sur les Boumsong, Cris et Réveillère. Y compris Govou et Lisandro, suspendus, mais bel et bien là à Chaban Delmas pour encourager les potes. Notamment Gomis, chargé de remplacer le goleador argentin. On devine aussi que ce bon vieux Juninho a déjà appelé ses anciens partenaires et qu'il les rappellera après le match, quelle que soit l'issue finale de l'affrontement. C'est ça “l'expérience européenne” de Lyon : plus que des matchs, une longue histoire d'hommes, tout simplement, et un flambeau qu'on se transmet d'année en année. Hugo Lloris (capitaine à Rennes) est l'avenir de Cris, le leader d'aujourd'hui...



Bordeaux l'outsider

Alors Bordeaux est foutu ? Pas du tout. On se souvient qu'à l'aller, les Hommes du Président avaient été un poil au-dessus des Lyonnais dans la construction du jeu. C'est d'ailleurs un fait positif déterminant que l'on oublie avec Bordeaux : cette équipe pratique encore du bon jeu. La défaite à dom face à Nancy (1-2) n'a eu rien d'inquiétant sur le fond : Bordeaux a dominé, s'est procuré des bonnes occases et s'est fait planter en contre deux fois. On en arrive donc aux deux problèmes majeurs des Bordelais actuellement : le manque d'efficacité offensive et les carences défensives essentiellement dues aux blessures et suspensions diverses (Diarra et Planus) au pire moment de la saison. Au-delà de la force intrinsèque de ces deux joueurs, c'est tout l'équilibre de Bordeaux qui a vacillé. On comprend donc que Lolo Blanc mise énormément sur le retour de Planus. S'il joue, il ne sera pas à 100 %, mais l'essentiel est ailleurs : c'est lui qui fixe la ligne défensive par son commandement et qui rassure son bloc défensif. Reste qu'on n'imagine pas Planus trop monter pour apporter le surnombre. En cas d'absence du taulier bordelais, on reviendrait donc à la charnière Sané-Ciani, brrrrr... Enfin, Fernando est forfait pour blessure. Gros coup dur... Sané ou Plasil devraient pallier son absence. Laurent Blanc y croit : il l'a dit et répété. Il redoute pourtant un match fermé. Alors que les siens auront deux buts à rattraper. Les Bordelais peuvent le faire. A eux de rééditer la performance de début de Ligue des Champions contre le Bayern à Chaban Delmas. Menés 1-0, ils avaient patiemment construit leur victoire (2-1) en jouant leur jeu, en pressant l'adversaire dans le calme et avec méthode, sans jamais paniquer face à un bloc très rugueux. Il est là leur match référence qui peut les aider à passer. Pas de précipitation, même avec 0-0 à la mi-temps, tout sera encore jouable...

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Sauf que ni liverpool ni la fio ni le real n'ont reussi à mettre plus d'un but à ce Lyon puelien,
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