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Quels scénarios pour PSG/Angers ?

« Je ne sais pas comment ils prennent du plaisir. Ils n’ont fait que courir derrière le ballon. » Ben Arfa a beau rager contre leur tactique, les Angevins sont les seuls, avec Reims et Bordeaux, à avoir pris un point au PSG cette saison. De quoi envisager la première défaite des hommes de Blanc. Ou pas.

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  • La copie conforme du match aller


    On ne change pas une équipe qui gagne. Ou du moins, qui ne perd pas contre le grand Paris. Stéphane Moulin, qui prend au pied de la lettre la maxime : exiger d’aligner le même onze qu’au match aller. Du coup, les dirigeants angevins se font prêter, à la dernière minute et pour 24 heures, Abdoul Camara et Ludovic Butelle, qui viennent respectivement de partir à Derby County et au FC Bruges. Thomas Mangani, blessé, est pourtant aligné au milieu de terrain. Et les choix du coach angevin sont payants : la fameuse dalle angevine toujours présente, le SCO parvient à résister à Ibra et compagnie et obtient un match nul sans but. Malgré 150 passes contre 647, une seule frappe cadrée et une possession défavorable (24%), Angers tient le coup grâce aux arrêts de son ancien futur ex-portier. Sur Twitter, Hatem Ben Arfa, qui a suivi le match, ne change pas de discours : «  C-rieu, AnG C pouri a regardé. Tous derrièr et voilà. #vivelevraifoot » .


  • La grosse branlée


    2-1, 0-1, 2-1, 2-0, 0-1… Voilà les derniers résultats des gars de Lolo Blanc. Le PSG a beau toujours gagner, ça fait longtemps qu’il n’a pas donné une fessée. Et ça lui manque. Le SCO, troisième plus petit budget de Ligue 1, s’avance comme la victime idéale. Surtout que le promu est un peu tétanisé dans ce Parc des Princes trop grand pour lui. Dès la première minute, Romain Thomas est dépassé et déchire le maillot d’Ángel Di María. Carton rouge, penalty transformé par Zlatan. Dix minutes plus tard, bis repetita : Thiago Motta, auteur d’une simulation dégueulasse, s’effondre dans la surface et offre le doublé au Z. À la mi-temps, le score est déjà de 5-0. Un cauchemar. Un triplé de Cavani et quelques caramels plus tard, le compteur monte à dix. Avant la fin du match, les Parisiens, sympas, se croient à un tournoi de poussins et laissent Ketkeophomphone marquer deux buts. Une humiliation en règle. Sur Facebook, Hatem Ben Arfa se marre : « MDR Angers comment y zont pris la misère (sof à la fin). Trop le seum pour eux. Et 10-2 comme le Real l’otre jour, ça veut dire que Blanc va être viré ?????!!!! LOL »

  • La chute


    Ça y est. Verratti, Silva et consorts sont tombés. Il aura fallu un coup franc à la 87e minute lors de cette 22e journée pour surprendre les Parisiens, un peu trop sûr d’eux. Un Kevin Trapp qui se foire dans les airs, un gros cafouillage et une goal-line technology qui valide le but de Cheikh Ndoye : n’en jetez plus, les dés étaient pipés. Surtout que les mecs de la capitale ont tout essayé, se voyant refuser deux pions pour hors-jeu (dont un complètement imaginaire). Avec une compo ultra offensive Verratti-Pastore-Di María-Lucas-Cavani-Ibrahimović, ils se sont pété les dents sur la muraille angevine et les décisions arbitrales. Certes, la bande de Stéphane Moulin n’a pas touché le cuir et s’est contentée de défendre. Et alors ? Interrogé sur RMC, Hatem Ben Arfa répète : « Angers a du mérite d’être là où il en est aujourd’hui. Mais quand même… Jouer comme ça… Je ne sais pas comment ils prennent du plaisir. Ils n’ont fait que courir derrière le ballon. Après, c’est leur philosophie. C’est le maintien. Mais je trouve que c’est dommage quand même de jouer comme ça au football. C’est un jeu de plaisir. Ils ont des bons joueurs, ils peuvent jouer. Mais jouer comme ça, je trouve ça grave quand même. »

  • Le scénario tennistique


    Incroyable. Après un match dantesque devant un adversaire méconnaissable, le SCO pulvérise le leader de Ligue 1 quatre buts à rien. Mais quelque chose cloche. Car le PSG joue à dix, et même pire vu la gueule de la perf d’Edinson Cavani. Un CSC inexplicable, une désinvolture manifeste et quasiment aucun geste réussi : l’attaquant est à la ramasse totale. Son entraîneur le remplace à la pause, mais il est déjà trop tard, puisque sa team en a déjà pris trois dans la musette. Même quand il rentre aux vestiaires, l’Uruguayen, qui salue un anonyme dans le public, ne peut s’empêcher d’avoir un petit sourire en coin. Invité sur Canal Plus et ami avec Thanasi Kokkinakis, Hatem Ben Arfa vend la mèche : «  Cavani s’est fait payer pour perdre le match. C’est certain. Ce n’est pas nouveau dans ce sport. Moi aussi, un jour, on m’a approché. C'étaient des gens venus de nulle part qui disaient : "Je te donnerai telle somme pour balancer un match." J'ai essayé de bloquer ce genre de choses, de m'en débarrasser pour me concentrer sur ce que j'ai à faire : bien jouer au football. Visiblement, certains en sont incapables et préfèrent les dollars au beau jeu. Je trouve ça grave quand même. »

    Par Florian Cadu
  • Un match serré et pourquoi une surprise des angevins

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