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Quels scénarios pour l'OM avec McCourt ?

Frank McCourt n'a pas encore officiellement repris l'OM qu'il affiche déjà des ambitions immenses. Concurrencer le PSG, gagner des titres, quand bien même aux États-Unis, son passage aux Los Angeles Dodgers, en Ligue majeure de baseball, a laissé de très mauvais souvenirs. Mais comment cela va-t-il finir à Marseille ?

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Il refait le coup des LA Dodgers


Selon ESPN, Frank McCourt est le deuxième pire propriétaire d'une franchise de baseball américaine de l'histoire. Un titre peu reluisant trouvant écho peu de temps après sa présentation à Marseille dans le Los Angeles Times, qui commentait avec scepticisme les états de service auto-proclamés de l'homme d'affaires : « Hum. Donc quelque part entre sa conduite du club à la faillite, la contraction de prêts pour rémunérer les joueurs et être contraint par la Ligue majeure de baseball de vendre l’équipe, McCourt aurait réalisé d’excellentes performances économiques ? » Le milliardaire américain s'est offert les Dodgers et leur enceinte en 2004 contre 330 millions de dollars. Plus un supplément d'investissement de 40 millions pour des biens immobiliers aux alentours du stade, dont les parkings.


Huit ans plus tard, il génère une vente de 2 milliards de dollars pour le club – record pour une équipe sportive nord-américaine –, ainsi qu'une cession à 300 millions pour la moitié des biens immobiliers complémentaires. De quoi se mettre 860 millions de dollars sur son compte bancaire personnel, tout en étant, selon Forbes, rémunéré à hauteur de 4 millions annuels pour la gestion des dits biens immobiliers, désormais co-détenus par Guggenheim Baseball Management. Sauf que le coup de maître cache quelques casseroles : à LA, les supporters lui reprochent d'avoir placé des gens de sa famille à des postes clés payés au-dessus de la moyenne – dont sa femme Jamie comme présidente –, d'avoir détourné des fonds propres du club sur ses finances personnelles, tout en ayant essuyé des résultats sportifs poussifs – seulement quatre play-offs en huit ans.


Délesté de 130 millions de dollars lors de son divorce en 2011 (la divorcée doit également quitter la présidence des Dodgers, ndlr), Frank McCourt est contraint par la Ligue américaine de céder son club en 2012, car celui-ci est en faillite. Coup de génie concernant la plus value ? Surtout un grand coup de chance dû à la hausse faramineuse des droits télé pour le baseball US. Qu'attend-il de son investissement à Marseille ? Peut-être tout bêtement de revendre le club quand les droits télé français auront explosé grâce aux bons résultats du PSG, de Lyon ou de Monaco sur la scène européenne ou aux coups d'éclat de Pascal Dupraz pour égailler les vendredis et samedis soir... Au moins, il croit en un avenir radieux pour la Ligue 1, c'est déjà ça.


Tout change, rien ne change


Une famille Glazer à lui tout seul ? Pas forcément, car s'il n'est pas sans le sou, Frank McCourt ne fait pas partie des 400 Américains les plus riches de la liste Forbes. Mais émarge quand même à un honorable 1,2 milliard de dollars de fortune estimée. Soit à peu près un tiers des propriétaires de Manchester United. De quoi faire des choses pas mal à Marseille. Sauf que le businessman n'est pas là pour claquer des thunes, mais pour en faire. Alors, s'il songe un temps à placer un entraîneur renommé à la tête de son nouveau jouet, il comprend vite que Franck Passi est à lui seul une belle source d'économie.


Et quand Marseille se prend un méchant 4-1 à Lorient au mois de mars 2017 et reste cloué à la 16e place, le proprio préfère taper sur l'arbitrage. Même si le technicien s'est illustré avec un pari raté sur Rémi Cabella replacé arrière droit et Abou Diaby dans les buts. Après avoir été totalement inactif au mercato d'hiver, Frank McCourt tient ses promesses à sa manière. Les joueurs « très compétitifs, qui ont de l’expérience et l’habitude de gagner des titres » qui débarquent s'appellent Nicolas Douchez et Stefano Bensi. « Inutile de rappeler le palmarès de Nico, quant à Stefano, il a remporté quatre fois le championnat du Luxembourg, il a l'habitude de gagner. » Pas certain qu'il la garde.


Il tient ses (belles) promesses


« Pour les transferts, le moment clé sera juin 2017. » Frank McCourt est un maître du teasing, il a promis de concurrencer le PSG, de gagner des titres. Alors il commence par installer un entraîneur haut de gamme à la tête de son club : Laurent Blanc, sans emploi depuis qu'il a été grassement indemnisé par Paris. Coup médiatique tout autant que provocation à l'intention de son « rival » parisien, l'arrivée du Président donne un coup de fouet aux Olympiens. Meilleure équipe de la seconde partie de championnat, l'OM arrache in extremis la quatrième place et un ticket en Ligue Europa. Sans avoir recruté, ce qui pousse Nasser Al-Khelaïfi à licencier Unai Emery à la fin de saison, vu qu'il n'a pas franchi les huitièmes en Ligue des champions, pas gagné la Coupe de la Ligue, et remporté la Ligue 1 avec seulement 15 points d'avance sur Monaco et 18 sur Lyon. L'ancien sélectionneur a de son côté bâti un 4-3-3 copié-collé de son PSG, avec l'éclosion des minots Gaël Andonian et Maxime Lopez pour donner raison au grand patron dans sa volonté d'utiliser le centre de formation. Point d'orgue du spectaculaire redressement, le 5-2 infligé au PSG fin février.


Redevenu attractif, le club décide de passer la vitesse supérieure au mercato d'été, comme annoncé. Hugo Lloris, Raphaël Varane et Laurent Koscielny débarquent dès juillet « parce que je crois que bon, Dória et Hubočan ont besoin de souffler parfois, tout comme Yohan Pelé » , explique Laurent Blanc. Qui valide aussi le retour de prêt de Sparagna pour ajouter une touche formation à l'effectif. En août, alors que l'OM commence par une série de victoires, arrivent Javier Mascherano, Bernardo Silva et Benoît Trémoulinas. « Pour faire plaisir à Laurent » , dixit McCourt. Juste avant minuit le 31 août, Alexandre Lacazette signe contre 70 millions d'euros, Héctor Bellerín pour 45. « Je crois que bon, on était un peu juste à droite » , se félicite le président. Sur Twitter, Jean-Michel Aulas fulmine et dénonce « 1 politk d'investissement ki va ruiné notre Ligue 1 #dumping #remembersthedodgers » . Un qui ne sait pas se réjouir du bonheur des autres.

Par Nicolas Jucha
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