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Quels pouvoirs ont vraiment les socios du Barça ?

Sandro Rosell est tombé. La faute à la plainte d’un socio. En soi David contre Goliath. Mais finalement pas tant que ça, dans un système espagnol bâti autour du principe des « socios » et qui rappelle que le football appartient avant tout à ses supporters. D’où cette question : quels sont les vrais pouvoirs du socio barcelonais ?

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Ils sont 170 000. Mais un seul aura suffi. Jordi Cases, son avocat, ses soutiens et une bonne dose de volonté auront été les ingrédients provoquant la chute de Sandro Rosell. Comment ? En enquêtant, montant un dossier, portant plainte, et s’affirmant comme une barrière contre l’opacité promue par les dirigeants. Cette « affaire Neymar » , aussi abjecte soit-elle, rappelle surtout l’importance du système des socios en Espagne. Poumons démocratiques du FC Barcelone, mais aussi du Real Madrid, de l’Athletic Bilbao et de l’Osasuna Pampelune, les socios peuvent faire et défaire les carrières de présidents. Réunis tous les six ans en Catalogne – tous les quatre ans pour les trois autres entités - ils sont chargés d'élire le big boss de leur club. Pour autant, affirmer qu’ils en sont des « supporters-actionnaires » serait une fausse vérité. Les droits des socios n’ont désormais plus grand impact sur la politique économique des clubs. À l’instar de Jordi Cases, ils peuvent se muer en « Yes Man » , des lanceurs d’alerte.

177 euros, 15 000 signatures et 66 %

Tout d’abord, un socio n’assiste pas forcément à tous les matchs. « Chaque année, au mois de janvier, les socios paient 177 euros » , explique Sergi Solé, journaliste au Mundo Deportivo et référent du journal pour les questions relatives aux socios. Au nombre de 170 000 dans le monde, ils achètent une part du club. Surtout, ils disposent du droit de vote. « Tous les six ans, il y a des élections pour la présidence du club. Tous les socios qui ont plus de 18 ans et plus d’un an d’existence en tant que socio peuvent voter, souligne ce même journaliste. Ça ne sert à rien de se faire socio deux ou trois jours avant les élections, tu ne pourras pas voter. » En plus de ce droit d’élire « le chef » , ils peuvent se rendre gratuitement aux matchs du Barça B, de l’équipe de futsal, de handball et profitent de réductions pour les matchs de basket. En soi, voici les droits basiques d’un socio du FC Barcelone. « Les socios sont les propriétaires du club, mais n’ont pas accès à toutes les informations. Certains informations sont confidentielles » , relève Sergi.

Dans le cas du « NeymarGate » , et en ne s’attachant qu’aux simples faits, la direction barcelonaise aurait été dans son bon droit : « Le socio a demandé au Barça de lui montrer les termes du contrat. Pour des raisons de confidentialité, le Barça a dit non. C’est un club qui appartient à ses socios, soit. Mais, par exemple, je ne vais pas demander à mon collègue qui est à côté de moi combien il gagne par mois, non ? » La suite, vous la connaissez : un juge a été saisi de l’affaire, a ouvert une enquête qui a mené à la destitution du président Rosell. Le président, selon la constitution du club, ne peut être démis de ses fonctions que dans un cas. Pour ce faire, il faut qu’un socio du club récolte 15 000 signatures (de socios) pour créer une motion de censure. S’ensuit un vote de tous les socios du club. Une situation qui s’est produite deux fois dans l’histoire du club : en 1998 et en 2008. La motion de censure contre Laporta n’a pas abouti car « les statuts du club expliquent que pour provoquer un départ du président, l’élection doit recueillir 66 % des suffrages contre le président. Laporta a eu la chance de n’avoir "que" 60 % des votes contre lui. »

Une assemblée annuelle peu représentative


Dans un mandat sans embuche, le président du Barça peut donc ne pas avoir affaire au vote de l’intégralité de socios. En revanche, chaque année au mois de septembre, il préside une assemblée un iota particulière : l’assemblée des socios « compromisarios » (littéralement socios partenaires, ou socios arbitres). « Font partie de cette assemblée les 1 000 socios les plus anciens du Barça, pas en terme d’âge, mais d’années d’ancienneté. S’ajoute 5 % de la masse des socios, environ 2000-3000 socios, qui sont renouvelés tous les trois ans. Dans cette assemblée, on y discute des budgets, de réformes des statuts, du sponsoring maillot…  » Problème, avec 3 à 4000 participants, cette assemblée n’a rien de représentative. D’autant plus que « la plupart du temps, il n’y en a que mille socios, ou un peu moins, qui s’y rendent… » Ainsi, la Qatar Foundation puis la compagnie Qatar Airways ont pu faire leur apparition sur le maillot blaugrana sans référendum. Moche mais légal. La direction emmenée par Sandro Rosell n’a donc en rien bafoué les statuts du club. Pour ses principes, c’est autre chose.

Ne représentant plus qu’une partie mineure des revenus du club, les socios perdent donc en influence économique, et politique. D’autant plus après le départ de l’indépendantiste Laporta. Cet aspect politique mérite un détour historique. Retour en 1925 : sous le régime de Primo de Rivera, le club est suspendu six mois de toute activité. En cause, une attitude des supporters jugée « anti-espagnole » . En 1936, la guerre civile éclate et scissionne l’Espagne. Barcelone, en zone républicaine, devient symbole de résistance. Le Barça, son étendard et sa sélection. La ville, l’une des dernières à tomber sous le joug de Franco, était le refuge de l’anarchisme (CNT) et du trotskisme (POUM). Une rebelle. Une fois la capitale catalane tombée, le FC Barcelone devient un refuge du catalanisme. Mieux, « sous la férule des phalangistes détestés par une grande partie des socios, les deux clubs (avec l’Athletic, ndlr) dominèrent les heures les plus noires du régime franquiste jusqu’en 1951 » (Histoire du football de Paul Dietschy). De quoi le couronner Mes que un club. Mais aujourd’hui, fini ces considérations. « Être socio du Barça, c’est plus un prestige personnel. C’est moins un acte politique qu’avant, plus quelque chose de traditionnel » , ponctue Sergi Solé. En soi, un pouvoir démocratique, mais de plus en plus symbolique.

Par Robin Delorme, en Espagne
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